Joh., VII, 143-146; Bell. Vand., p
avait fait reconstruire puissammeQt les murailles et y avait établi une forte garnison : et il semble que, dès avant la fin de son règne, elle était devenue, par un dédoublement administratif, la résidence d'un duc^
Au delà d'Hadrumète, la grande route du littoral ne tardait pas à passer dans la Proconsulaire : nous croyons utile pourtant, quoique quelques-unes des forteresses qui nous restent à mentionner, soient sans doute d'une date postérieure au règne de Justinien, d'en suivre dès maintenant le tracé jusqu'à Carthage. Tout d'abord, et encore en Byzacène, on signale à Hergla (Horrea Caelia) des restes de fortifications*; puis à Uppenna (Henchir-Fragha) s'élève « un fort byzantin, flanqué de quatre bastions aux angles^ de belles dimensions et assez bien conservé '. » A Aphrodisium (Henchir-Sidi-Khalifa) une enceinte rectangulaire occupant une colline semble un temple antique transformé en citadelle*; mais c'est surtout dans la portion de route comprise entre Hammamet et Hammamlif et oîi la voie coupe à sa base la presqu'île du cap Bon, que les constructions militaires apparaissent assez nombreuses. C'est qu'en effet, au vi* siècle encore, la région qui se trouve à Test de la route était occupée par des populations berbères remuantes et souvent insoumises : on conçoit que contre leurs attaques quelques précautions aient semblé nécessaires. Dans la contrée voisine de la route, on signale plusieurs redoutes byzantines; il y en a une à Hammamet, une à Kasr-EUous*, une autre à Aîn-Tebernouk (Tubernuc)* ; un peu plus au nord, à HenchirKelbia (Cilibia) on voit un château carré flanqué de quatre tours d'angle''; un autre fortin du même type, et mesurant cent pas sur cinquante, s'élève à Kasr-Medjer, au nord-