‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 408 sur 539 · iéoT) Ttva, dit à deux reprises Tbéophane, /. c · texte numérisé non relu

iéoT) Ttva, dit à deux reprises Tbéophane, /. c

cas il fallut envoyerlout exprès d'Orient une armée en Afrique*, et le commandement en fut confié au propre neveu de l'empereur, Marcîen'. Ce grand effort ne demeura pas inutile : le nouveau général réussit à obtenir — nous ne savons si ce fut par la diplomatie ou les armes — la soumission des Maures, et de nouveau la paix fut rétablie dans la province^ : mais pendant les quelques mois qu'avaient exigés les préparatifs de rexpédition,lepays en proie aux ravages avait cruellement souffert. Alafin durëgne de Justinien, la misère était grande en Afrique*, et d'autre part, cette reprise des hostilités, quel qu'en eût été le résultat, était pour l'avenir le présage de graves complications.

Pourtant on put croire un moment que Tévénement serait sans conséquences. La mort de Justinien (nov. 565) avait amené au trftne l'actif et énergique Justin II, et le nouvel empereur semblait disposé à rompre à la fois avec toutes les traditions politiques du précédent règne* : en même temps qu'il reprenait au dehors une attitnde plus fiëre à Tégard des barbares, quïl tentait un vigoureux effort pour restaurer les finances et rétablir Tarmée *, qu*il s'appliquait à effacer les dernières traces des luttes religieuses \ sa généreuse sollicitude était émue par les misères des sujets. L'Afrique en particulier parait avoir été l'objet de son attention ; à ce moment, en effet, la province avait à Constantinople un protecteur puissant dans la personne d'un des ministres du prince, le questeur du palais Anastase *; grâce à l'influence de ce personnage, Justin II s'occupa active-

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