‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 536 sur 539 · Delattre, /. c. p · texte numérisé non relu

Delattre, /. c. p

Page 35, ligne 25, au Heu de Roummel^ lire Rummel,

P. 39, note 5, au lieu de nouvelle^ lire novelle.

P. 71, note 1, au lieu de Parstch^ lire Partsch.

P. 146, note?, et 148, 1. 1518. On trouve en Afrique quelques exemples d'une disposition un peu différente. A Fedj-Souioud (Vatari), dans le Djebel-Terraguelt, et à Gaga, à l'ouest de Youks, les murailles sont construites de la façon suivante : derrière un mur extérieur en pierres de taille, doublé d'une rangée de moellons, s'élève, à une distance variant de 3"%60 à 2",60, un second mur beaucoup moins épais (0",50 à 0",60), et simplement construit en moellons : l'intervalle des deux remparts était rempli par une terrasse en terre appliquée contre le mur extérieur et soutenue par le mur intérieur. (Communication de M. Gsell.)

P. 171, 1. 13; p. 261, 1. 8 9; p 267, 1. 2 et 19, au MewdeSepium, lire Septem,

P. 178, 1. 2-5. Comme exemple de ces constructions hâtives, on peut signaler en particulier la façon dont sont bâtis les remparts de Gadiaufala. e: Les assises, m'écrit M. Gsell, forment en général des lignes irrégulières ; les vides ont été grossièrement bouchés avec de petites pierres. A certains endroits môme, les murs ne consistent guère qu'en un entassement de pierres de taille superposées sans aucun ordre. » Pourtant il s'agit ici d*une forteresse élevée par les soins du patriceSolomon.

P. 180, 1. 6-8, et p. 205, I. 11-12. M. Gsell, qui a étudié après moi

le plan de la citadelle de Madaure, ne pense point que la partie en forme d'hémicycle représente les fondations ou les ruines d'un édifice antérieur : il estime au contraire que cette portion de l'enceinte, disposée d'une façon très irrégulière, appartient à une reconstruction hâtive, faîte avec des matériaux provenant du fort byzantin. Il croit aussi que ce fort primitif s'étendait plus loin dans la direction du nord-ouest, et avait une forme plus régulière que le tracé actuel.

P. 184,1. 1. M. Gsell me signale pourtant quelques exemples d'enceintes fortifiées enveloppant à une distance plus ou moins grande une citadelle, et délimitant un quartier ainsi placé sous la protection immédiate de la forteresse. Des dispositions de ce genre se rencontrent à Gadiaufala, à Madaure, à Mons : mais elles semblent en général d'une époque plus récente que la construction même de la citadelle qu'elles entourent.

P. 185, 1. 6. La même réduction du périmètre de la ville s'observe à Tigzirt et à Choba (Djiama).

P. 193, 1. 1-6. Ajouter Mila, avec ses quatorze toars et les dispositions si intéressantes de son enceinte.

P. 211, note 4, 1. 3, au lieu de II se peut qu'i, lire II se peut qu'il ,

P. 212*213. Dans les refuges ainsi construits par l'initiative des habitants, on a utilisé en général les dispositions naturelles du terrain, et on s'est borné à fortifier les parties plus aisément accessibles. On en trouvera la preuve dans les plans de Ksar-Àtman, de Kef-Kherraz, de Kef-Bezioun.

P. 221, 1. 14-16. On trouve de même plusieurs citernes au centre de la forteresse de Guelaa-Sidi-Yahia.

P. 221^ 1. 27. La même remarque s'applique à Gadiaufala.

P. 230, 1. 6, au lieu de Tillibari, lire Tillibaris.

P. 238, 1. 21. Je dois à Tobligeance de M. Gsell les renseignements suivants sur la citadelle byzantine de Gastal. « Le fort, construit sur un plan très régulier, mesure 54 mètres sur 47",50. Chacun des angles est occupé par une grosse tour ronde, et le milieu de la face nord-est par une tour carrée. C'était peut-être dans cetle dernière tour^ ou tout auprès, que s'ouvrait la porte. Les murs, assez médiocrement construits, avec un bon nombre de matériaux plus anciens, ont été faits d'après le système byzantin ; ils mesurent 2%25 aux courtines, un peu moins aux tours. » Située à Textrémité septentrionale du Djebel-Dyr, et à proximité d'une source très abondante, cette

ADDITIONS ET CORRECTIONS 60;i

forteresse commandait une route venant d'Ammaedera, et qui se

Fig. 72. — Citadelle byzantine de Gastal (d'après le plan de M. Gsell).

poursuivait peut-être dans la direction du nord-ouest, vers Morsot. Non loin de là débouchait une autre voie venant de Théveste.

P. 258^ 1. SS3. M. Gsell me communique les indications suivantes : € Au point de vue de Têtu de des fortiûcations byzantines, Mila est un des lieux les plus intéressants de l'Algérie. L'enceinte de la ville arabe n'est en effet que l'enceinte byzantine remaniée, sur bien des points, mais parfaitement reconnaissable dans toutes ses parties. Le développement total de cette enceinte est d'environ 1,200 mètres. La construction est faite d*après le système byzantin ordinaire, avec emploi de matériaux d'époque antérieure. Elle est soignée ; les assises sont régulières. Les courtines mesurent en moyenne 2^,50 d'épaisseur, les tours 1"*,50; les tours en saillie ont7™,50 à 9™,60 de front. En B, au sud-ouest, entre les tours K et L, il y avait une porte large de 1™,55, surmontée d'un arc de décharge dont le vide a été rempli ensuite. La porte principale A s'ouvrait au nord entre deux tours rec-

langulaires de 7",10 de front, de 5",60 de saillie. Elle est large de

Fig. 73. — EDceinte byzantine de Mila (d'après le plan de Deiamare).

3°*,90^ profonde de 2",50et Tarcade qui la surmontait est encore bien conservée.

« La ville de Mila occupaitune position stratégique importante. Située sur la route de Cirta à Sétif dans un pays montagneux, elle surveillait au nord la région très accidentée et couverte de forêts qui s'étend dans la direction de Djidjelli et de CoUo, au sud les massifs montagneux qui la séparent du cours supérieur de rOued-Rummel. » Un passage inédit de Procope atteste que cette citadelle était une création officielle du pouvoir impérial et qu'elle remonte au r^gne de Justinien.

P. 258, 1. 23. Il faut ajouter à ces places la citadelle de Mons, au débouché oriental d'un long défilé par lequel passait la route venant de Sétif et se dirigeant sur Djemila, Mila et Constantine. Sur un escarpement rocheux, que horde le lit profond de TOued-Safsaf, était bâtie la ville romaine : à une basse époque, un fort fut construit au

poiat le plus élevé de la cité. Il est aujourd'hui en fort mauvais état; mais il était beaucoup mieux conservé au temps où Delamare Ta éludié (pi. 92, ùg. 1). Il mesure 46n>,40 de long sur 34 de large, les murs ont de 1™,60 à 1",90 aux courtines, l^^SO environ aux tours. La porte, large de 2*0,70, était à l'ouest. Du côté opposé s'élevait une sorte de donjon dont les murs atteignent encore une hauteur de plusieurs mètres.

Ce fort était jÊkcé au milieu d'une enceinte distante de 50 à 60 mètres, et qui limitait un quartier placé sous la protection du fort. (Communication de M. Gsell)

P. 259, 1.5. Choba est situé sur un plateau qui s'abaisse vers la mer et que flanquent deux petites baies. A l'époque byzantine, on réduisit ici, comme à Tigzirt, l'enceinte romaine jugée trop vaste, et on en construisit une autre beaucoup plus rapprochée du rivage. Il en reste quelques vestiges : le mur, épais de 2<^,80, est construit avec des matériaux plus anciens; il était flanqué de tours qui avaient 1"* ,50 de saillie et 4 mètres de front. (Communication de M. Gsell.)

P. 281, 1. 14, au lieu de Djalouta, lire Djeloula.

P. 286, l. 17. M. Gsell me communique sur Tagoura les informations suivantes : ^ La forteresse construite par Justinien est de forme presque trapézoïdale, longue de 100 mètres en moyenne, large de 70. Elle était placée sur la partie occidentale d'une colline isolée. A Test, les pentes de cette colline sont assez douces; elles sont très raides au sud et à louest, enûn le nord-ouest et le nord sont presque à pic. C'était donc le front oriental de la citadelle qui se trouvait le plus exposé. Aus.si présente- t-el le de ce côté deux grandes tours A et B; il y en avait sans doute une troisième C à l'extrémité nord-est. Ailleurs, on ne trouve qu'un simple rempart, qui s'interrompait peut-être même au nord-ouest, où il n'était pas nécessaire. La face orientale est encore assez bien conservée; près de la tour A, le mur s'élève à une hauteur de 6 mètres. Des autres faces, il ne reste au contraire que quelques vestiges. La construction est bonne ; les assises sont régulières. Les courtines ont une épaisseur de 2"',20. Selon l'usage, des matériaux d'époque antérieure ont été employés, en particulier des fragments d'architecture. A Tintérieur, le terrain s'élève dans la direction du nord, et au point culminant, en D, on distingue les traces d'une construction rectangulaire qui a peut-être été un donjon.

c L'emplacement de cette citadelle, facile à défendre, était bien choisi. Elle occupait en outre une position stratégique importante. Au sud-

ouest^ la vue s'étendait sur une plaine fertile que parcourait la route conduisant à Tipasa; au nord, au sud et à Test s'élevaient des montagnes boisées, mais entre, ces montagnes s'ouvrent deux vallées,

Fig. 74. — Citadelle byzantine de Tagoura (d'dprès le plan de M. Gsell).

l'une menant vers Thagaste, l'autre servant de passage à la route de Carthage, qui prenait ensuite la direction du nord-est pour se rendre à Naraggara. >

P. 287, 1. 4. La forteresse de Guelaa-Sidi-Yahia est située, m'écrit M. Gsell^ c dans un pays très accidenté et fertile, sur un mamelon isolé que bordent au nord et au sud deux branches de TOued- Aar. Ces deux côtés sont à pic et s'élèvent de 60 à 70 mètres environ.

ADDITIONS ET GORRECnONS 607

A Touest, la pente est très rapide; elle est forte, mais accessible, du côté de Test. » C'est une position stratégique fort importante, dominant les routes qui viennent à TOued-Cherf et traversent Je massif , du Nador : elle gardait en particulier la voie de Thibilis à Tipasa. « La citadelle était établie sur le sommet renflé du mamelon. Elle mesurait environ 150 mètres de long (de Test à Touest) sur 70 de large. Elle est relativement bien conservée. Les murs, assez bien construits, ont In^jTO à l'^^SO d'épaisseur; les assises sont toutes de 0°*,35 à 0",50. A Test, on compte quatre tours en saillie de 8",80; trois d'entre elles présentent un front de près de 10 mètres; la quatrième, au nord-est, a un front d'une longueur triple. Cette face a une longueur totale de 90 mètres environ. La face occidentale moins étendue (environ 55 mètres) ne présente que deux tours de largeur inégale. La face nord oifre une série de cinq fronts droits parallèles, en retrait les uns sur les autres et reliés deux à deux par des murs perpendiculaires. La face méridionale est en très mauvais état. L'entrée de la place parait avoir été au sud-est. A l'intérieur^ on distingue très nettement, au point Culminant, le plan d'une sorte de vaste donjon, distinct de la face occidentale de 50 mètres; ce bâtiment mesure 22 mètres sur 19. Le sous-sol de la partie méridionale est occupé par des citernes parallèles, au nombre de dix au moins : elles communiquent entre elles.

cLa disposition très régulière de cette place forte et l'importance de la position stratégique qu'elle occupe nous amènent à la regarder comme une œuvre de l'autorité impériale plutôt que comme un vaste refuge construit par l'initiative de^ habitants de la contrée, j»

Un plan détaillé de cette citadelle se trouve dans le t. XXX (1895) du Recueil de Constantine.

P. 287, l. 6. M. Gsell me communique sur Gadiaufala les informations suivantes : m Ksar-Sbéhi se trouve à l'extrémité méridionale d'un petit plateau de 900 mètres d'altitude, dans une très belle position stratégique. Dominant au sud l'immense plaine des Haracta, fermant au nord le passage qui mène vers la vallée de l'Oued-Cherf, elle est à la limite de deux régions nettement distinctes. Abondamment fournie d'eau, environnée de terres fertiles, placée au croisement de plusieurs routes importantes, Gadiaufala était dès l'époque romaine une ville étendue; une grande forteresse s'y élevait, sur la croupe étroite qui domine le col à l'est. Les Byzantins à leur tour occupèrent cette position : toutefois ils préférèrent s'établir dans le col

même, où la vue était moins dégagée; mais le passage était ainsi tout à fait barré. En outre, il y avait là une source. La route venant delà

Fig. 75. — Citadelle byzantine de Gadiaufala (d'après le plan de M. GselJ).

plaine et se dirigeant vers le nord devait passer contre le fort byzantin, à l'ouest.

c Le plan de cette forteresse est parfaitement reconnaissable, et en certains endroits les murs s'élèvent encore à une bauteur de plusieurs mètres. La citadelle est à peu près carrée (47<° X^^); ^l^^ ^^ flanquée aux angles de tours rectangulaires. Une grande tour cens-

titue un réduit sur le milieu de la face orientale. Les murs sont construits selon la méthode ordinaire, avec des matériaux provenant de monuments antérieurs; ils mesurent 2"^, 60 aux courtines et 2 mètres seulement aux tours, sauf cependant à la grande tour, dont les murs ont aussi 2'^,60. Je n*ai distingué qu'une seule porte assez étroite (largeur 1°>,45) sur le côté sud. Au sud-ouest^ presque contre la tour d'angle, naît une source.

dL La construction de ce fort est mauvaise. Les tours seules sont un peu plus soignées. On peut admettre quelques restaurations barbares faites çà et là, mais il est bien certain que, dès l'origine, le travail a été exécuté avec beaucoup de négligence et de précipitation.

« Tout autour de la forteresse, à une dislance de 20 ou 30 mètres, s'élevait une enceinte qui suit les irrégularités du terrain : le mur, qui mesure 1™,50 de large, est fort médiocrement construit. Cette fortification limitait un quartier placé sous la protection de la citadelle. i>

P. 288, 1. 21-23, et p. 295, 1. 22-23. A ces redoutes détachées il faut ajouter, d'après les indications que me communique M. Gsell, une grande forteresse byzantine, dont la longueur maxima est de 85 mètres, la largeur maxima de 66. L'enceinte, assez régulièrement construite, consiste en un mur double d'un mètre d'épaisseur ; on y a fait entrer un arc de triomphe antique à trois portes, dont on a muré les baies latérales, la baie centrale servant de porte à la citadelle. A rintérieur de l'enceinte, sur un petit ftiamelon, se trouve un réduit rectangulaire de 31 mètres sur 17; les murs ont 1™,60; la porte était protégée par deux tours de 2 mètres de front.

c Cette citadelle ne semble pas avoir été élevée par les soins du gouvernement impérial : elle se distingue des ouvrages officiels par l'absence de tours et le peu d'épaisseur du rempart. C'était sans doute un vaste refuge pour les habitants de Khamissa. :»

P. 288, 1. 24-25, et p. 289, 1. 1. « La place forte byzantine de Kef- Bezioun était construite sur un escarpement rocheux, à pic à l'est et au sud-est, et avec des pentes raides au nord. Le coté ouest seul est facilement accessible : c'était naturellement ce côté qui avait été le plus fortifié. Le rempart, large de 1°,80 à 2 mètres, présentait des tours carrées de 5 mètres de front (épaisseur du mur, 1 mètre). Le rempart se continuait sur les faces septentrionale et méridionale; à l'est il était inutile. La construction est mauvaise. A 200 mètres au sud -ouest de renc<;inte coule une source assez abondante.

a Celle place forte a dû surtout être élevée pour les besoins de la I. 39

défense locale; cependant elle occupait une position stratégique importante. De là, des routes conduisaient d'une part à Tipasa, par la

Fig. 76. — Citadelle byzantine de Kef-Bezioun (d*aprè8 le plan de M. GseU).

Guelaa-Sidi-Yahia, de l'autre à Thagaste, à Hippone, à Galama. t (Communication de M. GseU.)

P. 295, 1. 14. Ajouter à ces ouvrages destinés à la défense locale la redoute de Henchir-Kissa, à 10 kilomètres au nord de Tébessa, sur les dernières pentes du Dyr. Près d'un gros boui^ antique, sur une butte dominant toute la plaine de Tébessa, s'élève un fortin carré, de 18 mètres de côté, auquel se soude une enceinte plus étendue et sans doute plus récente : une porte monumentale de l'époque romaine a été incorporée dans cette seconde construction. (Communication de M. Gsell.)

P. 295, 1. 19-20. Ajouter la citadelle de Fedj-Souioud, magnifique position stratégique au point de bifurcation de cinq routes menant à Carthage, Hippone, Cirta, Lambëse et Théveste : c'est probablement Vatari. c De Fedj-Souioud, m'écrit M. Gsell^ les communications

sont faciles dans toutes les directions, au nord-ouest vers Ksar-Sbéhi, que Ton distingue au loin, au sud -ouest vers Âïn-Béida, au nord-est vers Tifech, à travers la plaine d'Aïn-Snob, à Test vers la Tunisie, par l'Oued-Mellègue, au sud-est vers Tébessa. » Sur ce point, en avant d'un col qui mène dans la plaine de l'Oued-Mellègue, s'élève un fort mesurant 95 mètres de long sur 42 de large. J'ai déjà signalé le système de construction du rempart (terrasse de terre entre deux murs) ; la porte, très étroite^ se trouve au sud-est ; elle se fermait par un grand disque de pierre glissant dans une rainure et encore en place. (Communication de M. Gsell.)

P„ 296, 1. 2. Dans cette même région située entre Guelma au nord, Ksar-Sbéhi au sud-ouest, la plaine de Sedrata au sud-est, M. Gsell me signale plusieurs places de refuge fort intéressantes. « Généralement construites sur des escarpements difficilement accessibles, établies dans des lieux découverts d'où les signaux pouvaient s'échanger avec les forts voisins, elles offraient un abri aux populations des vallées et tenaient leur place en même temps dans le système général de la défense. > Plusieurs d'entre elles fournissent d'intéressants exemples de ce genre de constructions.

Kmr-Atman, — Sur une colline commandant la route de Thibilis à Tipasa, et que l'Oued-Sebt longe au sud, tout auprès d'une source assez abondante, s'élevait cette citadelle. La colline est à pic à l'ouest (50 à 80 mètres de hauteur) et au sud (100 mètres environ) et présente des pentes très raides au nord. La défense était donc aisée, l'attaque ne pouvant guère venir que du nord-est et surtout de l'est. Aussi, tandis qu'au nord le rempart est formé par un mur continu de 1"^,40 à 1",60 d'épaisseur, le système de défense est plus compliqué à l'est. Trois tours flanquent la courtine, celle du milieu protégeant la porte d'entrée. En arrière de cette première ligne de défense, une tour E défendait l'intérieur du refuge. Enfin, vers l'extrémité occidentale de la colline, se trouvait le réduit de la place forte : d'énormes rochers Tencombrent au sud, et entre eux, là où se trouvent des solutions de continuité, des murailles renforcent la défense. La construction est hâtive, mais l'abri est sûr. (Communication de M. Gsell. Cf. BulL Corn., 1892, p. 504.)

Gueiaat'bou-Atfan. — A la sortie des gorges étroites de l'Oued - Cheniour, deux fortins défendent le centre agricole qui se trouvait en ce point (cf. Bull, Com,, 1892, p. 517). Un autre poste se rencontre dans la même région à Henchir-bou-Azza, vers le milieu du

cours de TOued-Cheniour. Mais le plus remarquable de ces refuges est celui de Kef-Kherraz.

Kef-'Kheivraz, — Le plan de cette place forte est encore très nel. Établie sur un escarpement rocheux, dont les bords sont à pic au sud, au sud-est et à l'ouest, elle n'avait besoin de défense que sur le front

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Fig. 78. ~ Citadelle byzantine de Ref-Rlierraz (d'après le plan de M. Gsell).

nord-ouest. Sur cette face on a construit un rempart, large de 1"^,80, flanqué de plusieurs tours. Une porte se trouve en B; une deuxième porte double s'ouvre dans la tour D. Sur les autres fronts, il n'y a pas de remparts, tout accès étant impossible. Ce refuge domine au nord la vallée de l'Oued Nil, affluent de TOued-Cherf; au sud, la vue s'étend sur la plaine des Harakta. (Communication de M. Gsell. Cf. Bull. Corn., 1892, p. 519.)

P. 296, 1. 23, et 297, 1. 2, au lieu de Tabarca, lire Tabarka,

P. 345, 1. 27, au lieu de Tripoliianie^ lire Tripolitaine.

P. 392, note 3, l. 2, au lieu de point, lire point.

P. 416, 1. 18, au lieu de Curubi^ lire Cunibis.

P. 424, 1. 6, au Heu de Dal-el-Kous, lire Dar-el-Kous.

P. 463, note 2, 1. 2, au lieu de Aïn-Tubemok^ lire Aïn-Tebernouk.

P. 543, note 1 . Ajouter à la fin de la note : Dans la Vie du patriarche copte haac, publiée par Amélineau [Publications de V École des lettres d'Alger^ fasc. II), il est fait mention, p. 5 et 9, d'un personnage nommé Greorges, auquel le texte donne le titre d' <r épargne du pays d^Égypte », ou de c préfet ». Il s'agit incontestablement là du préfet augustal et non d'un administrateur de province. Mais on ne saurait le confondre avec le personnage dont parle Maxime : d'une part, en effet, il remplit sa charge antérieurement à 640, probablement entre 6115 et 638 (cf. Amélineau, /. c. , Introduction^ p. xi-xni) ; en outre^ il mourut à Alexandrie, dans Texercice de ses fonctions, ce qui ne convient en aucune façon au préfet Georges dont il est question dans nos documents.

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