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les termes du rescrit qu*il y avait plusieurs consiliarii près du préfet d'Afrique * .
Le préfet était secondé en outre dans Tadministralion de la justice par un certain nombre decancellarii^. Ces personnages étaient primitivement de simples huissiers chargés de garder l'accès du tribunal et d'introduire devant le juge les accusés ou les suppliants*. Leur importance semble s'être quelque peu accrue au vi* siècle ; ils sont classés en effet en dehors de Vofficiurriy immédiatement après les consiliarii^ et leurs appointements, bien que moins forts que ceux de ces personnages, paraissent pourtant assez élevés^. Quelques années plus tard, on trouve, dans d'autres provinces de l'empire, le cancellarius devenu secrétaire du gouverneur et représentant en justice le magistrat auquel il est attaché ^ ; on ne saurait dire si, dès 534^ il avait en Afrique un rôle aussi considérable ; en tout cas, ses fonctions étaient d'ordre judiciaire^.
A côté de cette cour de justice, qui sans doute servait aussi de conseil de gouvernement, venait Xofficium proprement dit, comprenant un total de 396 personnes, qui se partageaient en deux catégories : d'une part des employés répartis en un certain nombre de bureaux ou scrinia, de l'autre des auxiliaires
1. KrQger, Kritik des Juslinianischen Codex, p. 161-162, pense que le préfet d'Afrique était assisté d*uD seul consiliarius et qu'il y a une faute dans le texte du rescrit. Momrasen (/. c, p. 477, n. 5), est du même avis. On remarquera pourtant que, dans cette hypothèse, le traitement attribué à ce fonctionnaire parait bien élevé.