Labbe, t. VI, col. 129, et Mas-Latrie, p
Thapsus 1 ; un fait néanmoins demeure, c’est qu’à l’époque byzantine, le christianisme a en Byzacène perdu finalement une partie du terrain gagné par lui au ive et au ve siècle.
3° La Proconsulaire au contraire paraît avoir augmenté le nombre de ses diocèses2. En 525, quarante-huit évêques seulement étaient rassemblés à Carthage; en 646, au contraire, soixante-dix y sont réunis. En somme dans les deux listes, vingt et un noms seulement sont communs, nous pouvons sans invraisemblance ajoutera l’énumération de 646 quelques-uns des vingt-sept autres sièges connus par celle de 525. Il y aurait peu d’intérêt, je pense, à dresser ici la longue liste de ces villes épiscopales, dont beaucoup ne sont que de simples bourgades; il suffira d’indiquer les principales régions où elles sont réparties. En 525, comme en 646, un grand nombre d’évêchés étaient établis sur les côtes de la presqu’île du cap Bon, à Pupput, Neapolis, Curubi, Clypea, Carpi, et dans les villes situées sur la côte au nord de Carthage, telles qu’Utique et Hippone-Diarrhyte. Dans l’intérieur du pays, au contraire, le nombre des communautés s’était augmenté; dans la vallée de la Medjerda, en 525, on ne citait que Vallis, Membressa, Abitina, Tichilla, Thubursicum Bure et Bulla Regia3 4; voici en outre en 646 Thuburbo7',