‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 167 sur 245 · Ibid., ann · texte numérisé non relu

Ibid., ann

JUSTINIElN (533-565).

ces résultats, on multipliait les rigueurs contre les dissidents, et on tâchait de chasser d’Afrique les agitateurs les plus redoutables. Parmi eux l’un des plus actifs était Victor, évêque de Tonnenna, en Proconsulaire, auquel nous devons le récit d’une partie de ces événements. A plusieurs reprises déjà, il avait fallu soit l’emprisonner au monastère du Mandrakion, soit l’exiler aux Baléares 1 ; toujours l’incorrigible défenseur des Trois Chapitres avait recommencé son opposition. Cette fois, pour en finir, on le relégua, en même temps qu’un autre évêque, au fond de l’Egypte. Il n’en devait plus revenir. En Byzacène enfin, Primasius faisait rude guerre aux dissidents, multipliant contre eux les rigueurs et les confiscations, et ternissant, s’il faut en croire Victor de Tonnenna, par une basse et honteuse rapacité, sa glorieuse conduite d’autrefois 2. Grâce à ces mesures pourtant, peu à peu le calme se faisait; sans doute de loin en loin le feu couvant sous la cendre semblait se ranimer; du fond de sa retraite Facundus ne désarmait pas, et il confondait dans une commune haine et Vigile et Pélage, son successeur, et Primasius d’IIadrumète, le principal docteur des Acéphales3; dans son monastère de Canope, le fanatique Victor de Tonnenna s’agitait sans paix ni trêve, et ses exhortations rallumaient encore des résistances en Afrique En 564, il fut avec son compagnon

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