NATALE DOMINI CRISTI VII! - KAS 5 I ANVARIAS
NATALE DOMNI CIRV
ÜTOBRES3
On serait infini si on devait tout citer ; nous pouvons maintenant quitter les édifices chrétiens et revenir à la société du ive siècle en Afrique.
La symbolique n’a jamais connu en Afrique le développement que nous lui voyons à Rome et en
1. C. I. /.., n. 11269. De Rossi, La capsclta argentea africana, p. 17. Le vocable Pusinnus se retrouve dans C. I. L., n. 9752. Ethéria, Peregrinalio ad loea sacra , édit. Gamurrini, p. 50, donne au mot pisinnus le sens « d’enfant de chœur » et d'oblat dans un monastère : A’um a pisinno in monasterio nutritus est, cf. De Rossi, Inscr. christ, urb. Iio~ mae, t. I, p. 177, n. 404; année 392, 1e diminutif Pit:imiina.
3. C. /. /,., n. 10904: \atate domni Ciru[lae] [pr]('cii[e] kal [octobres. Le chapiteau portant cette inscription provient de la basilique de Cuicul, élevée par les Vandales ariens et consacrée au jour du natale de leur patriarche Cirj la ou Cyrila, ou bien au jour anniversaire de son élévation au pontificat. De Rossi, Bull, di arc h. crist., 1880, p. 168.
L'AFRIQUE CHRÉTIENNE AU IVe SIÈCLE. 49
Gaule. Plusieurs symboles n’apparaissent nulle part sur les tombes des fidèles. Le paon, le phénix, le cheval, le cerf, l’aigle, ne s’y rencontrent pas et les symboles que l’épigraphie romaine nous représente à satiété ne se montrent en Afrique qu’en petit nombre et plutôt à titre d’ornement que de langage cryptographique proprement dit. De même que nous venons de rencontrer au vi° siècle à Sétif une formule en usage à Rome au iii° siècle, de même nous pourrions noter l’apparition tardive ou l’emploi persistant de symboles qui figurent dans l’épigraphie romaine parmi les plus antiques du christianisme. Toutefois il faut tenir compte des violences populaires contre les cimetières chrétiens, violences qui eurent pour effet la destruction d’un grand nombre de textes épigraphiques de la première époque à l’absence desquels rien ne saurait suppléer. Nous pouvons présumer que les symboles les plus antiques ont de bonne heure pénétré en Afrique puisqu’une épitaphe du me siècle nous montre l’ancre et la colombe réunies, symbolisme qui se retrouve sur une tombe du cimetière de Callixte * ; au contraire le Poisson ne paraît pour la première fois que sur une pierre de l’année 457 et sur une autre datée, mais de basse époque.
Un relevé chronologique des symboles gravés sur les inscriptions datées sera une base qui permettra d’estimer l’âge des inscriptions dépourvues de date mais non de symboles.
Ancre. m siècle.
Colombe. me siècle à Tipasa et entre
■ 258-304 à Cherchel.
D AtGO MS en 384.