H. Foornel, op. cit., t. I, p. 79 sq
3. Prosper, op. cil. (édit. Labre), t. I, p. 51. Novatus est différent de l’évêque de Sétif.
4. Marcus, op. cil., p. 155, insinue que « l’époque dont nous parlons est riche en écrits polémiques, publiés par les catholiques de l'Afrique contre les doctrines d’Arius. 11 est donc possible que le désir de faire des prosélytes ait fait commettre quelques imprudences aux partisans du concile de Nicée qui demeuraient dans les pays soumis aux Wandales et que cet excès de zèle pour leur croyance leur ait attiré les persécutions
acclimater. On avait vu Sigisvultus faire œuvre de prosélytisme pendant son année de séjour en 427-428, mais les succès obtenus paraissent avoir été médiocres; il avait avec lui, en qualité d’apôtres, un corps d’armée composé de Gotlis, ce qui ne pouvait l’aider beaucoup, du moins pour les voies de douceur
dont ils eurent à se plaindre ». Tout cela est pure conjecture. La littérature chrétienne à l'époque vandale n’offrc guère d'intérêt ou si peu qu’on peut l’épuiser rien que par l’énumération des titres des quelques écrits dont elle se compose. 1° Sous Gciserich : Asclépius, évêque in Ba'icnsi territorio (Numidie?), auteur de deux traités de polémique perdus tous deux : Adversus Arianos et Advenus Donatistas. — Victor de Cartonna, dans la Maurétanie Césarienne, auteur d’Homélies et d’un traité adv. Arianos perdus, d’un traité De paenilentia publica, 1. I, et d'un libellas consotationis ad Basilium super mortem filii , cf. Wattembach, Geschiclilsq ne lien , IIb,489. -Voconiusde Castellum, dans la' Maurétanie Césarienne, auteur de deux traités perdus : Adversus Ecclesiae inimicos et Saeramentorum volumen. — Cerealis de Castellum, auteur d'une Dispulatio cum Arianis. — Maximinus, évêque, cf. L. Schmidt, op. cil., p. 104, note 2; Gennade, De script, ecclcs. (édit. Richardson), n. 74, 78, 79,97 ; Isidore, De viris illuslr.. Il; Czapla et Dzialowski, dans Knüpflers, Kirchengeschichtlichen Studien, 1898, t. IV ; I. part, p. 17. — Servus Dei, cf. Gennadius, op. cil., n. 88 (?). — Ps. Aigustin, Scrino detempore barbarico, P. L.. t. XL, col. 090; — Liber de promissionibus et praediclionibus Dei; — Computus Carthaginiensis (455), cf. 1!. Krüsch, Studien :ur chris tlich-mil telaltcr lichen Chronologie, in-8°, Leipzig, 1880. — 2° Sous llunérich : Eugène, évêque de Carthage, Liber fidei calholicac, inséré dans l’hist. de Victor de Vite, édit. Petsciiemg ; Epistola commonitoria, P. L., t. LV1II, col. 770 ; Altercaliones, cf. Gennade, op. cil., n. 98; Vigile de Thapse. Pour la critique encore en voie de se faire du catalogue d écrits de cet auteur, cf. G. Picker, Studien zur I igilien von Thapsa, in-8°, Leipzig, 1897; Herzog und Platt, Bcalencyklopddie des prot. Theol., s. v. — 3"Sous Guuthamund : eu 486-489, Victor de Vite, llistoria persecutionis l andaticae, cf. p. 145, note 1; Passio septem monachorum, cf. Gôrres, dans Zeitschrift fur Gescliiclitswissens., I. X, 17 sq. Pour lu iXotitia provinc. et civit. Afric., cf. L. Schmidt, op. cit., p. 107, note 2. — 4° Sous Thrasantund : Pulgence évêque de Ruspe; Pinta, Fabiauus, Fastidiosus, P. L., I. LXV, col. 375 ; Ferraudus, cf. Ficker, dans le Zeitschrift fur Kirchengesch., t. XXI, p. 10 sq. Pour la chronique de Prosper, cf. Mommsen, dans les Monum. Germaniae historien, Chronica minora, t. I, p. 480 sq., et pour le Latercutus regum Vcndalorum et Alanorum, cf. ibid., t. III, p. 458, et IIolder-Egger, dans Neues Arcliiv., 1876, t. I, p. 46 sq. Révillout, De l’arianisme des peuples germaniques, in-8°, Paris, 1850.
et de persuasion. L’attachement que les rois ariens portaient à leur doctrine ne pouvait rendre douteux le conflit entre eux et leurs sujets catholiques mais ce qui facilitait la lutte qu’ils allaient engager c’était la décadence d’un trop grand nombre de catholiques 1 , l’indifférence des indigènes et la connivence des donatistes 2. La persécution de 437 ne frappa pas les évêques 3 4, mais il semble qu’on eut à s’attrister de défections. « Nous voyons par ce temps-ci, écrit Prosper d’Aquitaine, les ariens séduire les catholiques tantôt par les moyens dont dispose la puissance temporelle, tantôt par des insinuations perfides ménagées avec art, et surtout par leur abstinence, par leur sobriété, et par d’autres signes extérieurs d’une vie vertueuse h » Cependant il y eut dès lors non seulement des exilés, mais des martyrs. L’évêque de Cirta Antoninus écrivit à un nommé Arcadius, Espagnol au service de Geiserich, une lettre dans laquelle il l’exhortait au martyre le cas échéant; la leçon fut entendue, Arcadius avec plusieurs compagnons confessa sa foi et perdit la vie. Cette lettre, comme perdue entre tant de productions insignifiantes du ve siècle, est un morceau tout vibrant d’enthousiasme et n’est pas indigne d’appartenir à la