DEDERAT DATVS[-- •]NS AD SANCTOS[-- •]POS-VIXIT-M-X-V[— •]VII
ns ad sanctos.. . . pos[itus) vixit m[enses]X
[horas ?) VII
La dévotion aux martyrs a laissé sa trace dans un assez grand nombre de textes épigraphiques africains. On se l'explique aisément si on remarque que beaucoup de fidèles, et non des moins éclairés^ s'imaginaient que le fait de la sépulture ad sanctos rachetait les péchés d'une vie dissipée. Saint Augustin fut amené à écrire son traité De cura pj^o mor^ tuis gerenday.ad Paulinum, vers l'année 421, pour rectifier les idées d'un de ses correspondants, l'évêque de Noie, qui lui avait demandé si la sépulture ad sanctos procure par elle-même quelque soulagement à l'âme du défunt ^. Cette confiance excessive nous a peut-être valu quelques inscriptions tout à fait précieuses.
Nous apprenons, en autres choses, de ces inscriptions, l'usage très répandu de faire des vœux aux martyrs. Lorsque le vœu était acquitté, on composait
1. E. Le BLA.NT, Inscr. cfirét. de la Gaule, n. ^1 : positu est ad sanctos; Germer-Durand, dans le Cosmos, 7 sept. 1895, p. 169-171.