COUP IVOEIL SUR LA SITUATION POLITIQUE DU TRANSVAAL
Enfin, et chose la plus importante de toutes, il est presque certain que, au premier moment, tous les Boers de l’Afrique du Sud se soulèveraient, sans parler de ceux de l’Etat libre d’Orange, allié au Transvaal par un traité récent. Car tous les Boers du Natal et du Cap se souviennent des premières luttes contre l’occupation anglaise; même les descendants d’Anglais, sont devenus maintenant Africains et veulent rester Africains avant tout. Loin de vouloir une union plus intime avec l’Angleterre, ils désirent au contraire une liberté de plus en plus grande, et certes, ils s’opposeront de toutes leurs forces au succès de l’Angleterre, succès dont le résultat serait contraire à leurs désirs de prochaine et complète indépendance. De même, il faudrait compter avec la population commerçante de Johannesburg, Allemands, Français, Irlandais, Américains et même de nombreux Anglais, qui ne demandent qu’une chose, la paix et la liberté de travailler, et qui lutteraient aux côtés des Boers contre l’invasion anglaise.
Telles sont les trois raisons importantes et constantes qni tiennent et tiendront toujours en échec le gouvernement anglais, s’il était assez faible et assez téméraire pour se précipiter tête baissée dans une aventure terrible où il aurait à lutter contre l’Europe, contre les Boers du Transvaal et contre l’Afrique du Sud tout entière.
L’A F P. 1 Q U E DU SCD