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ARTICLES D’EXPORTATION

Les provenances de la côte de Mozambique sont principalement : l’arachide décortiquée qui est employée en quantité dans les fabriques de savon et de bougies, dont la production annuelle atteint 15 à 20.000 tonnes qui vont pour les 7/1 0e à Marseille. Elle s’expédie dans des sacs français de 70 ou 80 kilo-

PROVINCE DE MOZAMBIQUE

grammes. Le prix de veille est d’environ 25 francs les 100 kilogrammes rendus à Marseille. L’arachide est cultivée surtout dans les pays compris entre Mozambique et Quilimane, elle demande un terrain très léger et fertile, elle pousse avec abondance et demande peu de soins. Cependant les porcs en sont très friands et pour empêcher que les récoltes ne soient mangées sur pied, les nègres sont obligés d’entourer les champs de broussailles. Le temps de culture et de récolte est d’environ quatre mois. Le point d’exportation le plus important de l’arachide est Quilimane et les expéditions se font de juin à décembre. Le fret de Quilimane à Marseille est de 50sh par tonne , par navire affrété environ 35 à 45 francs les 1.000 kilogrammes. Le copra est un article également important. La production annuelle est d’environ 2.000 tonnes qui sont expédiées en totalité à Marseille en sacs de 45 kilogrammes. Maintenant le prix de vente est d’environ 30 francs les 1.000 kilogrammes. Le temps de culture du copra est d’environ six mois, mais ces plantations demandent plus de soin que celles d’arachides et elles sont en général dirigées et faites par des Européens. Une des plus grandes propriétés du Mozambique est située à quatre heures environ de Quilimane, elle s’appelle Maindô et possède 65.000 cocotiers plantés en quinconce. La sésame employée pour faire l’huile d’olive a une production de 4 à 5.000 tonnes par an. Le prix de vente est de 25 à 27 francs à Marseille. Elle est récoltée par les noirs. La gomme copal naturelle s’exporté en petite quantité. On produit une assez forte quantité de caoutchouc de deux ou trois

qualités différentes, mais la production en a récemment diminué. La cire d’abeilles qui est la cire la plus réputée du monde s’exporte à Marseille et produit environ 200 tonnes par an. Le prix de vente est d’environ 3 francs à 3fl',50 le kilogramme. L’ivoire qui est produit pour environ 2 millions dans la presque totalité va à Londres et une partie est exportée aux Indes anglaises.

La colonie du Mozambique est à peu près le seul pays où l’on rencontre encore des troupeaux considérables d’éléphants.

De Quilimane on exporte en assez forte quantité du riz ainsi que diverses autres graines, telles que millet, mais, haricots rouges, etc. Ces articles sont destinés principalement à Lorenzo Marques et au Natal.

Manière de traiter. — Le commerce se fait uniquement par voie d’échange avec les indigènes et surtout par l’intermédiaire des innombrables Indiens qui, quoique ayant augmenté le commence général sont une importation dangereuse pour le pays, par suite de la concurrence impossible à soutenir qu’ils font au commerce européen. Les maisons d’importation sont presque toujours obligées de passer par l’intermédiaire des Indiens qui sont en relations étroites et directes avec tous les indigènes de la côte. On leur fait en général trois mois de crédit contre marchandises. Ils s’engagent par des reçus en duplicata sans intérêts. Les maisons allemandes font maintenant six mois de crédit. Les factures sont faites payables en réis, ce qui amène toujours des complications par suite du taux du change. Ils payent aussi en produits du sol tels qu’arrachides et copras qu’ils

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