ÉCHANGES AVEC LA FRANCE EN
Les importations officielles de la France se sont élevées à un total de £ 127.765, mais ce chiffre est très loin d’être exact comme nous le verrons ultérieurement.
Les principales marchandises relevées par les douanes sont les suivantes :
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Vêtements confectionnés £ 489
Dynamite » 5.432
Tabletterie » 162
Beurre » 691
Margarine » 107
Bougies » 31
Voitures » 1.620
Fromage » 223
Montres et pendules » 307
Chocolat » 224
Confitures » 24
Bonbons » 821
Cotonnades » 557
Lingerie » 59
Produits chimiques » 352
Porcelaine » 536
Fruits conservés » 176
Articles d’ameublement » 536
Verrerie » 93
Mercerie et modes » 6.520
Articles divers » 1.188
Bijouterie » 671
Machines pour mines » 334
de manufactures » 1.716
Viande conservée » 794
Parfumerie » 81
Articles de photographie » 85
Plantes et arbres » 141
Poisson conservé » 644
Fruits conservés » 246
Huile » 99
Légumos conservés » 1.208
Autres conserves » 707
Graines potagères » 1.202
Soieries » 3 . 490
Spiritueux » 55.300
— divers » 1.720
Papeterie » 557
Sucre » 170
Tabac » 154
Jouets » 145
Vin » 35.770
Draperies » 242
Peintures » 133
Sculptures » 29
Ce chiffre de £ 127.765 (3 millions de francs) est loin de représenter la valeur exacte des marchandises françaises importées dans la colonie, mais il est impossible de déterminer exactement quelle est la provenance de tous les articles par suite de l’habitude prise par les commerçants anglais d’acheter directement leurs marchandises à Londres. De plus, il n’y a pas de tarif différentiel suivant les provenances; toutes les marchandises de même espèce payent les mêmes droits, qu’elles soient françaises ou anglaises. Aussi la douane du Cap ne tient-elle pas compte des marchandises provenant d’Angleterre et introduites sous une étiquette française telles que les cognacs ou les spiritueux. Il est à la connaissance de tous que les grosses maisons de Londres qui font l’exportation dans toutes les parties du monde achètent en France des énormes quantités de conserves, de vins, de champagne, de produits alimentaires de tous genres qu’elles font venir à Londres en transit pour les réexpédier ensuite dans toutes les villes. Ces produits ont donc l’air de venir d’Angleterre bien qu’en réalité ils soient expédiés par la France. De même pour la plupart des articles de modes, de mercerie, de nouveautés, rubans, soieries, articles de Paris, les maisons de gros de Londres achètent en France, mettent en stock, et répartissent ces articles dans toute leur clientèle. Il est donc fort difficile d’évaluer même approximativement la totalité des articles d’origine française importés au Cap. D’après les probabilités, nous supposons que le montant total de ces importations, y compris les 3 millions de francs déclarés de provenance française, ne doit pas être
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éloigné de 15 à 20 millions. Quelle que soit l’importance de ce chiffre, il est encore très inférieur si on le compare à la part prise par l’Allemagne et les États-Unis. La France pourrait prendre une bonne part dans l’importation des articles suivants : Vêtements confectionnés pour hommes et femmes; la confection française a un renom universel qui est très justifié, les prix sont en général un peu élevés, mais- on remarque dans la partie une tendance à les baisser pour se rapprocher de Berlin qui a pris une place prépondérante dans cette fabrication. Les bicyclettes ; la France possède une réputation très bien établie. Les chaussures; il y aurait surtout un chiffre important à faire avec les chaussures de dames. Le beurre et la margarine; on voit que sur un chiffre de £ 152.840 la France ne figure que pour £ 800 ce qui est infime (il est cependant probable que la presque totalité des beurres vient de France par l’intermédiaire de Londres). Les bougies en stéarine devraient avoir un écoulement plus considérable bien que l’on emploie presque exclusivement les bougies de paraffine, moins chères et de provenance anglaise ou hollandaise. Les fromages; mêmes observations que pour les beurres. Coutellerie et quincaillerie ; ces articles très importants, puisque leur importation s’est élevée à £ 759.000 en 1896, sont tous de provenance anglaise ou allemande, il y a évidemment une place importante à prendre par la France, mais celle-ci ne peut être prise que par l’introduction directe de ces articles, en créant des magasins de détail et par l’envoi de voyageurs connaissant la marchandise et pouvant sacrifier un
voyage pour introduire leurs marques, ne fut-ce que comme échantillons. Les produits chimiques et pharmaceutiques devraient également être exportés sur une plus grande échelle par la France. De même pour les articles d’ameublement où la part prise par la France est tout à fait insignifiante ; il est cependant admis que les meubles et la tapisserie français sont supérieurs à ceux de toute autre provenance. Même observation pour la bijouterie, les articles de cuir, la sellerie et harnais, la papeterie, les jouets, les papiers peints, les tissus de laine, les tissus de tous genres ; ces articles n’ont pas l’importance qu’ils devraient avoir. Rien à dire des spiritueux, des vins de Champagne et des vins, dont la presque totalité, en tant que marques de choix, est importée de France, soit directement soit via Londres; cependant de nombreuses contrefaçons sont expédiées par l’Allemagne et les fabricants français devraient déposer leurs marques dans l’Afrique du Sud ce qui est facile, peu coûteux et permettrait la poursuite des contrefacteurs.
Comment augmenter le chiffre d’affaires de la France? — Le consul de France au Cap a donné sur ce sujet une opinion intéressante à connaître :
« On croit qu’il y a un débouché assez sérieux dans la colonie du Cap pour le marché français, mais il ne faut pas commencer par offrir nos produits aux maisons déjà fondées, au gros commerce qui est plus ou moins intimement lié à Londres; il faut offrir directement nos produits au consommateur d’abord par les maisons de détail et plus tard, lorsque celles-ci
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auront réussi a faire connaître et apprécier notre fabrication, par des maisons de gros. Les maisons actuelles de détail qui s’approvisionnent dans le pays achèteront d’autant plus volontiers nos articles qu’ils seront plus connus et plus appréciés. Elles n’achètent pas sur échantillons pour attendre que la marchandise leur soit expédiée d’Europe, elles achètent sur place dans les maisons de gros. Cela est surtout le cas non seulement pour les maisons de détail des villes importantes du littoral, mais surtout pour les petits magasins des villes de l’intérieur appelés stores parce qu’ils débitent toutes sortes de marchandises; la plupart de ces stores ne sont que des succursales de maisons de gros, leurs clients attitrés, le plus souvent forcés, étant liés avec elles par des crédits. Après avoir fait agréer nos produits dans les grands centres du littoral, il faudra étendre les affaires et s’adresser aux détaillants de l’intérieur; mais cela ne peut être que la seconde étape, la maison de gros ou de demi-gros devant avoir sur place un stock important. Il faudrait que des maisons françaises importantes se syndiquassent pour envoyer au Cap un représentant, homme sur, expérimenté, connaissant à fond la langue anglaise, qui monterait un magasin et offrirait directement aux consommateurs et aux petits détaillants les produits de ses commettants. En admettant que la première année soit absorbée par le voyage, l’étude des articles les plus avantageux à exporter, l’installation, etc., les frais ne dépasseraient pas 25.000 francs, non compris les dépenses de loyer de magasins et de bureaux. Répartis sur cinq où six maisons importantes ou même
plus, 25.000 francs ne constituraient pas un risque très considérable, étant donné qu’ils peuvent conduire, suivant toute probabilité, à un chiffre d’affaires important dans des conditions avantageuses. Le, ou plutôt les représentants, car il devrait y en avoir un spécial pour chaque groupe d’industries similaires, ouvriraient d’abord à Cape-Town un magasin de détail qui se développerait au fur et à mesure que l’importance de la vente croîtrait et pourrait bientôt devenir un magasin de demi-gros. »
Évidemment cette opinion est raisonnée et il serait désirable qu’une tentative fut faite dans ce sens; mais nous croyons très difficile de réunir différents fabricants vendant les articles convenables au pays et disposés à faire cet essai.
Il ne peut être tenté que par un commerçant s’établissant directement sur place avec son propre capital ou par un commissionnaire fondant un comptoir sous la direction d’un gérant. C’est le seul moyen d’arriver à introduire peu à peu un plus grand nombre d’articles français sur place et d’augmenter ainsi le chiffre des affaires avec la France.
Le système des voyageurs de commerce employé avec succès dans les villes de l’Amérique centrale, dans les Antilles et dans différents pays ne peut convenir dans l’Afrique du Sud et nous ne saurions conseiller à des commerçants ou fabricants de l’essayer. Seules , quelques grandes manufactures d’outils, de machines, quelques propriétaires de marques importantes pourront envoyer un représentant intelligent et capable qui partirait, non pas dans le but de faire des affaires et de couvrir ses frais, mais avec l’intention
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de montrer simplement sa marque, de la faire apprécier et de la vendre ensuite aux maisons de Londres et de Hambourg faisant seules les affaires des détaillants de la colonie du Cap. Le consul de France dit encore à ce sujet :
« Le commerce du Cap s’approvisionne exclusivement par l’intermédiaire du commissionnaire de Londres. D’abord, nombre de maisons ont à Londres des agences directes, portant la même raison sociale, la maison d’achat à Londres, la maison de vente au Cap.
« Beaucoup d’autres sont liées à des commissionnaires de Londres, et le résultat est, à bien peu de chose près, le même, que ce lien soit le résultat de la force de l’habitude ou d’une sorte de servitude financière.
« On ne peut nier, qu’en théorie, ce système, qui augmente nécessairement le prix des marchandises, des commissions ou des bénéfices de l’intermédiaire de Londres, ne soit défectueux; mais ce qui est vrai en théorie n’a plus la même valeur en pratique.
« L’Afrique du Sud est comparativement peu peuplée, et, sauf pour ceux qu’ont enrichi les opérations minières, le reste est modérément riche, puisque les ressources agricoles ne parviennent pas à alimenter la population.
« La consommation de ce pays, étant donné ses immenses territoires, est donc en réalité minime, comparée au reste du globe, surtout quand il s’agit des articles qui s’adressent à la population européenne et qui affectent plus spécialement Cape-Town, qui en est le centre, de beaucoup le plus important.
« L’agent de Londres peut opérer sur de larges
quantités d’un même article, dont une partie seulement est destinée au Gap, et le reste, réparti par lui dans d’autres pays. Au centre des affaires du monde, il connaît mieux qu’ici les cours, peut plus facilement mettre en concurrence les fabricants et producteurs, et acheter dans de meilleures conditions que 11e le pourrait faire le négociant du Gap.
« Pour certains articles s’adressant spécialement à la clientèle européenne : soieries, lainages, lingerie, modes, confections, etc., le commissionnaire achète des soldes à Londres, en fin de saison, et les écoule dans l’hémisplière austral, envoyant à chacun des pays qui se trouvent à contre-saison la part proportionnée à sa consommation.
« Il y a aussi pour le négociant du Cap un avantage à voir les achats, l’emballage et les expéditions centralisées à Londres par une même personne, surtout s’il s’agit de marchandises fines, délicates et chères. Tel envoi du commissionnaire de Londres au négociant du Cap renfermera très souvent des marchandises très diverses, provenant de plusieurs producteurs, souvent rivaux et d’origine nationale différente. Le négociant du Cap est, si je puis m’exprimer ainsi, plus éclectique en matière commerciale qu’aucun autre.
« La constitution sociale de la population blanche de la colonie y prête encore, étant composée d’éléments anglais et hollandais qui tendent chaque jour à se fondre davantage en un élément colonial afrikander.
« Pour le commerce du Cap, l’origine nationale de la marchandise n’est qu’une considération d’ordre secondaire.
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« Il n’a pour base que la qualité, le prix, les facilités d’achat, de vente et de transport.
« Il a son agent, son représentant ou son commissionnaire à Londres, parce que cet intermédiaire est mieux placé que n’importe qui et que n’importe où pour l’approvisionner dans les meilleures conditions, et qu’ensuite, le Cap est desservi chaque semaine par des lignes rapides de bateaux postaux sans compter les bateaux intermédiaires et les autres compagnies.
« Il en résulte que le voyageur français qui vient au Cap avec des échantillons et les meilleures références se heurte à une fin de non-recevoir. On lui répond invariablement : Nous ne traitons qu’avec notre commissionnaire à Londres qui a le monopole de l’achat de toutes les marchandises qui nous sont nécessaires.
« Et même dans le cas où les produits offerts directement au Cap présentent une telle supériorité de prix et de qualité ou un tel attrait de nouveauté que le négociant local se trouve en quelque sorte dans la nécessité de les acheter, il a soin d’ajouter que l’affaire ne se traitera pas en dehors de son agent de Londres.
« J’en puis citer l’exemple suivant: Une des maisons les plus importantes de Cape-Town m’avait demande de la mettre en relations avec une fabrique française pour des produits qu’elle pensait pouvoir obtenir dans d’excellentes conditions dans notre pays.
« Je m’empressai de satisfaire à une telle demande, malheureusement trop rare, mais je fus en même temps prié d’avertir le fabricant français qu’il aurait à traiter avec la maison du Cap par l’intermédiaire de cette dernière à Londres.
« De sorte que le bénéfice du trafic direct qu’aurait désiré d’ailleurs ce fabricant français et avec raison, devient illusoire, et qu’il vaudrait presque autant pour les voyageurs de commerce aller offrir immédiatement leurs produits à Londres, au commissionnaire, plutôt que d’en venir, à grands frais, présenter les échantillons au Cap.
« Est-ce à dire qu’il faut renoncer pour nous à faire des affaires avec le Cap ou se contenter de voir sur ce marché les seuls articles dont la France a, en quelque sorte, le monopole, monopole qu’elle perd, d’ailleurs, chaque jour par suite de fabrications similaires inaugurées par d’autres pays?
« C’est ainsi qu’il existe des articles de mode provenant de Paris, servant de modèles ou de types, copiés plus ou moins servilement à Londres et même au Cap , lesquelles copies , certainement de qualité bien inférieure, mais d’apparence à peu près semblable, étaient vendues à un prix infiniment inférieur à celui de l’article de Paris. »
Cette opinion du consul est parfaitement exacte et il serait absolument inutile de vouloir aller contre ces habitudes.
Il nous paraît donc indispensable de revenir d’une manière absolue au système d’introduction de nos articles par l’intermédiaire de magasins français s’établissant sur place. Il n’y a jusqu’ici que deux ou trois maisons françaises qui prospèrent. Les loyers (entre £10 et 40 par mois) sont relativement bon marché, les employés sont peu payés (£ 10 à 15 par mois) et les frais généraux d’un magasin de détail ne seront pas considérables. Par contre, les bénéfices, hors sur
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certains articles spéciaux et de luxe, ne sont guère plus élevés qu’ici; il faut faire, comme partout, un certain chiffre d’affaires pour obtenir un bon résultat.
Nous croyons qu’il y a encore place pour les genres de commerce suivants :
Produits alimentaires, vins, conserves et liqueurs, magasins de mercerie, soieries, rubans, etc. , articles de Paris, petits bronzes, nouveautés, etc. , chaussures de dames, confections pour dames, gants et parfumerie , confiserie, pâtisserie, quincaillerie et outillage, un magasin de librairie et de papeterie française, cafés, restaurants, un bon hôtel français, . . . .
etc., etc.
Nous n’avons parlé dans cette liste que des genres de commerce dans lesquels les Français ont une supériorité incontestable. Mais au Cap, comme ailleurs, tous les commerces sont bons et peuvent être entrepris, seulement il y a une concurrence assez considérable, et il est préférable de ne pas chercher à s’établir dans un genre d’affaires où les Anglais sont actuellement les presque seuls maîtres.
Établissement d’industries dans la colonie du Cap. — 'A part ces magasins de détail qui peuvent être créés dans la ville du Cap ou dans les villes principales de la colonie, il faut surtout insister sur l’importance que pourraient avoir des fabriques de différents articles établies dans ce pays. En effet, l’Afrique du Sud , comme tout le démontre , est appelée à un avenir commercial important, à présenter dans toutes ses parties des débouchés considérables et, comme
dans tous les pays du monde protégés par des droits de douane, les plus grands bénéfices seront acquis aux producteurs sur place.
La colonie du Cap est le pays le plus propre de l’Afrique du Sud à devenir centre de production de toutes industries. Nombre de ces dernières s’y sont déjà créées, 'comme nous le verrons dans les tableaux suivants (voir page 62). Mais il y a encore un vaste champ d’activité pour les industriels voulant s’établir. Il est certain que le Transvaal, la République d’Orange, le nord du Natal, la Chartered Company, ne pourront jamais lutter avec le Cap pour l’industrie. Tous ces pays sont moins fertiles que le Cap, ont une population moins civilisée, des moyens de communication défectueux, en un mot une grande infériorité vis-à-vis de la colonie du Cap qui, elle, possède un système de chemins de fer complet, une population de descendance européenne de près de 400.000 habitants, de nombreux troupeaux de bétail, des terrains considérables cultivés et cultivables, enfin tous les éléments d’un pays producteur.
A notre avis, il n’y a pas à hésiter à choisir le Cap comme lieu d’établissement d’une industrie. Jusqu’ici les tarifs de chemins de fer ont rendu coûteux les transports à l’intérieur, vers le Transvaal ou la Char, tered Company; mais il est certain que dans un avenir peu reculé de grandes réductions seront forcément appliquées. En outre, les différents pays de l’Afrique du Sud jouissent, comme nous l’avons vu, d’un traité d’union douanière qui leur permet de recevoir leurs produits majorés seulement d’un droit ad valorem très peu élevé.
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Toutes les industries sont encore bonnes ;ï entreprendre dans la colonie du Gap. En en laissant quelques-unes de côté, des spécialités auxquelles il serait imprudent de vouloir toucher, nous trouvons une liste assez longue dans laquelle il est facile de faire un choix :
Fonderies de fer, construction de machines, construction de voitures, fabriques de meubles, scieries, fabriques de produits chimiques, fabriques de chaussures, fabriques de vêtements, chemises, chapelleries, moulins, fabriques de glace, d’eau gazeuses, de liqueurs, de tabac, cigares, cigarettes, etc.; de savon, bougies, briqueteries, poteries, conserves de légumes, de fruits, de viande, établissements de filatures, peignage et tissage, etc., etc.
Nous avons vu, dans le chapitre consacré à l’agriculture, l’avenir des grandes exploitations rurales. Avec cette liste d’industries, de fabriques, de maisons de commerce diverses, nous voyons que la colonie du Gap offre un champ considérable à nos énergies. Il y a même place pour certains arts libéraux, tels que : professeurs de français, de musique, de peinture, médecins, dentistes, etc. (Pas de notaires ni d’avocats.) G’est, en un mot, un pays complet, marchant à grands pas dans la route du progrès et de la civilisation ; il est temps de s’y porter, mais il ne faut pas attendre que toutes les bonnes places soient prises par les Anglais et par les Allemands.
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