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point culminant en 1880 ou la récolte est montée au chiffre de 215.195 tonnes. Depuis 1880, la décroissance de la production du sucre n’est qu’apparente, car maintenant il est consommé en grande quantité dans le pays. On estime qu’il y a maintenant dans le pays 33.000 acres de terrain en culture produisant 1‘, 1/4 à 2 tonnes et que le capital investi dans les sucreries du Natal est d’environ £ 1.000.000. Presque toutes les sucreries possèdent également des distilleries de rhum. Les plantations de sucre les plus importantes sont situées le long de la céte du Natal, de chaque côté de Durban et sont reliées entre elles et la ville par deux lignes de chemins de fer. Les travaux de plantation de sucre se font par des coolies importés de l’Inde suivant les conditions établies par le gouvernement. Les Hindous qui sont environ au nombre de 40 à 50.000 au Natal sont divisés en deux classes : les engagés et les Hindous libres. Le prix d’engagement pour une période de cinq années est à peu près le suivant : pendant la première année, par mois, gage 10s", nourriture 8sh, divers suppléments 10s", total 28s". Après la première année les gages mensuels augmentent de ls" par mois. Les gages des femmes varient de 5S|1 à 7S" ; le logement doit être aussi donné suivant les règlements du gouvernement. Les Hindous libres qui n’ont pas contracté d’engagement aux Indes reçoivent de 15 à 20sh par mois ce qui avec la nourriture, etc., leur fait environ 30sh mensuellement La question des Hindous est aussi importante pour le Natal que pour la côte de Mozambique. Le nombre des Hindous immigrants augmente chaque année de 5 à 6.000 individus. Ils arrivent avec leurs femmes
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et leurs enfants, s’installent d’une manière définitive da,ns le pays et chassent peu à peu les indigènes vers l'intérieur. Ils tendent également à monopoliser le commerce des Européens. L’introduction des. Hindous a été admise par le gouvernement du Natal sur les instances de- quelques planteurs qui soutiennent qu’ils ne peuvent conduire leurs plantations avec les travailleurs indigènes.
Le planteur paye au gouvernement une redevance, annuelle de 100 francs par coolie. Dans l’année 1895, une agitation considérable s’est produite dans toute la colonie du Natal contre l’introduction des Hindous. Le gouvernement du Transvaal a édicté sa fameuse loi $ur l’immigration, surtout pour se prémunir contre l’invasion de cette race redoutée. Au mois d’avril 1890, le conseil exécutif du Natal a présenté un projet de loi pour restreindre et supprimer peu à peu l’introduction des Hindous au Natal.