‹ L'Afrique du SudChapitre 89 sur 234 · TRAITÉ DE LA RÉPUBLIQUE SUD-AFRICAINE ET DE L’ÉTAT LIBRE D’ORANGE · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE LA RÉPUBLIQUE SUD-AFRICAINE ET DE L’ÉTAT LIBRE D’ORANGE

Le président Krüger et M. Steyn, président de l’État libre d’Orange, conclurent en mars 1897, à Blœmfontein un traité d’étroite amitié entre les deux Républiques sœurs. Ce traité fut ratifié par le Volksraad au mois de juin 1897. Il a été surtout conclu en vue de resserrer davantage les liens d’amitié et de mutuel appui contre l’hypothèse d’une invasion anglaise. Les principaux points de ce traité sont les suivants :

1°. — Chaque État s’engage à assister l’autre avec ses forces militaires et par tous ses moyens si son indépendance venait à être menacée ou attaquée à moins qu’il ne soit démontré que l'État menacé est dans son tort.

2°. — Chaque État doit informer l’autre des faits susceptibles de compromettre la paix ou son indépendance.

3°. — Les produits agricoles et industriels de chacun des deux pays ne seront pas soumis, à leur entrée dans l’autre pays, à des taxes supérieures à celles que prélève ce dernier sur ses propres produits.

4°. — * Les Burghers des deux États, lorsqu’ils se trouvent dans l’État ami, jouissent des mêmes privilèges civils et fiscaux que ceux du pays dans lequel ils se trouvent.

Le traité prévoit la création d’un conseil, formé de cinq représentants de chacun des deux États qui se réunira une fois par an pour discuter les intérêts

ÉTAT LIliUE D’ORANGE

communs cl devra préparer l’union fédérale des deux Républiques. En cas do différend entre les deux États, l’arbitrage sera fait par une cour nommée à cet effet.

De plus, le projet contient une proposition tendant à soumettre aux Yolksraads des deux pays un projet de loi accordant aux Burghers des deux pays et à leurs enfants, les droits complets de citoyens, dans le cas où ils s’établiraient sur le territoire de la République sœur.

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