‹ L'Afrique nouvelleChapitre 238 sur 265 · RESSOURCÉS ET COMMERCE DU LIBERIA · texte numérisé non relu

RESSOURCÉS ET COMMERCE DU LIBERIA

de surveiller avec sollicitude le développement de TÉtat qu'elle a créé, a résolu de tenter de nouveaux efforts. Le parlement libérien, dans sa session de 1857-1858, a dû, répondant à une demande de la Société, rechercher à quelles conditions la république pourrait s engager à recevoir et à défrayer, dans les premiers mois de leur établissement, les émigrants qui lui seraient envoyés. Une des conditions réclamées par les Chambres du Libéria, en vue d'un nouvel envoi d' émigrants, a été le concours du gouvernement même des Etals-Unis* à l'œuvre entreprise par la Société; des négociations ont été commencées, et si, comme on peut Tespérer, elles aboutissent à un résultat favorable, il en pourra résulter une nouvelle impulsion vers le Libéria et de nouveaux développements de cet Etat nègre.

Les ressources actuelles du Libéria consistent en une taxe de six pour cent sur les marchandises importées, une surtaxe pour certains articles, tels que, armes à feu, tabac, spiritueux, et un droit de patente sur les négociants; ce droit produit 100 ou 120,000 fr. par an. Le développement de la frontière maritime est de près de SIX cents kilomètres, sa profondeur de quatre-vingts. L'État noir s'étend de la rivière de Manna au nord à la colonie émule de Maryland-in-Liberia, qui s*est fondée sur le cap Palmas. Sa force militaire est de douze à treize cents hommes, elle est aujourd'hui assez puissante pour tenir en respect les indigènes. Le commerce, qui n'y manque pas d'une certaine activité, a pour objets les

Page 1