LES CHASSEURS EN AFRIQUE
particuliers ont pris Finitiative d'une tâche qui se pour • suit chaque jour sur une plus vaste échelle. Des chas* seurs, des missionnaires ont sillonné du sud au nord FAfrique australe, y relevant des fleuves, des lacs et une grande mer dont Texistence était à peine soupçonnée. Ce n'est plus, comme au dernier siècle, en deçà de rOrange seulement que s'exécutent les travaux d'investigation ; ils s'étendent bien au delà de ce fleuve. De tels résultats servent trop bien la science pour qu*avant de raconter les dernières recherches faites dans l'Afrique australe, il ne convienne pas de dire quelques mots des deux classes d'hommes intrépides qui la parcourent, les chasseurs et les missionnaires.
n y a vingt ans déjà, le capitaine Harris, officier au service de la compagnie des Indes, s'en allait, au fond du pays des Cafres, livrer une guerre acharnée aux lions, aux éléphants, aux autruches ; mais n'oublions pas que Levaillant, dès le siècle passé, avait cherché dans rAlrique australe les émotions de la chasse et des courses lointaines. Le capitaine Harris ne faisait donc que suivre l'exemple donné par cet homme aventureux, et il trouva lui-même de nombreux imitateurs. Plus récemment un de nos compatriotes, M. Delegorgue, se lançait jusqu'au tropique du Capricorne, à travers les tribus Amazoulous, à la poursuite de Tantilope noire, abattant dans le trajet maint rhinocéros et maint hippopotame. Un Suédois, ami des aventures, M. Wahlberg, s'était fixé à la limite des régions connues de l'Afrique australe, afin de pour