‹ L'Afrique nouvelle;Chapitre 143 sur 187 · DIAMÈTRE · texte numérisé non relu

DIAMÈTRE

de la pièce.

du trou central

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Grammes.

Millièmes.

Millimètres.

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Millimètres.

Civciilntion fiduciaire. — Par un décret du <; février i8gG, en vue de faciliter les transactions entre les différentes parties de TÉtat, il a été créé des billets d'Etat, au porteur, payables à la Trésorerie générale de TÉtat indépendant du Congo, à Bruxelles. Ce décret autorise une première émission de billets jusqu'à concurrence de 400,000 francs.

Un arrêté du secrétaire d'État du 8 février i8()6 a limité rémission des billets d'Etat à une somme de 269,850 francs, comi)renant 2,000 billets de 100 fr. et 0,980 billets de 10 francs.

Un autre arrêté a été pris le ig février i8g6, en exécution du décret du 7 février 1896.

Autrefois, il arrivait, dans le Bas-Congo, aux agents de l'Etat et aux commerf^ants, de donner aux noirs, en échange de leurs

services, une mokande ou chèque leur permettant d'aller acheter dans les factoreries Tune ou Tautre marchandise.

Les pièces d'argent et de cuivre et les billets d'État remplacent avantageusement, on le comprend, cette espèce de monnaie de papier, payable à date fixe et par des i)ersonnes dénommées.

Au début, l'écoulement des monnaies fut lent et difficile ; on avait peine à détrôner, dans le Bas-Congo, la monnaie étrangère, et à l'intérieur les unités monétaires marchandises et le mitako (baguette de laiton). Il a fallu user de beaucoup de persévérance pour démonétiser ces étalons indigènes.

Afin d'accélérer l'introduction des monnaies de l'État, le gouvernement ordonna :

1"* De payer en numéraire la solde des soldats et le salaire de ses travailleurs noirs, ainsi que toutes les marchandises achetées aux indigènes par l'Etat;

2" De supprimer les jjaiements en marchandises dans les stations de l'État du Bas- Congo ;

S** De remplacer les vivres que fournissait l'État aux agents par une indemnité de nourriture en argent, etc., etc.

Immédiatement après rapi>lication de ces mesures, les monnaies de TÉtat se répandirent dans une i)roportion considérable et des commerçants ne tardèrent pas à ouvrir des magasins pour la vente au détail où les noirs au service de TÉtat et des compagnies commerciales, et les indigènes eux-mêmes, venaient échanger leurs monnaies contre des marchandises d'Europe.

Actuellement, au sud du Stanley-Pool, la plupart des transactions commerciales entre blancs et noirs se font au moyen de monnaies de l'État, et, sur les marchés indigènes, il n'est i)lus possible de se procurer quoi que ce soit sans argent ou cuivre congolais (de préférence l'argent).

Le tableau ci-dessous indique la progression acquise depuis 1888.

VALEUU DES MONNAIES CONGOLAISES EN CIUOUIATION AU 3l DÉCEMBRE :

ANNÉES

AllGENT ET CUIVUE

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