LA VICTOIRE CÉLÉBRÉE EN BELGIQUE
vent aux persévérants des comi)ensations et des récomi)eiises inattendues,
La Belgique a suivi avec une émotion i)rofonde, comme tous les amis de la civilisation, la lutte suprême engagée par quelquesuns de ses enfants contre les traitants arabes. Toute proportion gardée, elle a accueilli les victoires de Dlianis et de ses compagnons d'armes à Tintérieur de TAfrique, avec les mêmes sentiments qui avaient fait applaudir par des nations entières les victoires de Wissmann à la côte orientale, du sirdar Kitcliener à Kliartoum et du général Dodd au Dahomey. Elle a célébré i)ar des monuments durables la vaillance de quelques-uns de ses enfants, comme celle de riiéroïque sergent De Bruyne. Elle a salué avec bonheur tous les éléments nouveaux de I^rospérité associés à un résultat que Thistoire enregistrera avec admiration et que doivent bénir tous les amis de Thumanité. Elle continuera à voir dans ce fait que le Roi-Souverain a résolument affronté les périls de la guerre arabe, non seulement un acte conforme aux devoirs assumés par Lui à la Conférence de Berlin, non seulement un devoir de conservation i^olitique dans les