ACTE PREMIER
GENEVIÈVE
Des cigarettes, il y en a là, je vais vous en donner.
ISABELLE, à Maurice.
Alors, pendant le dîner, et durant le souper, pourquoi n'avez-vous cessé de la regarder ?
MALRICK
Mon Dieu, parce que je la trouve charmante!
ISABELLE
Pourtant, ce n'est pas la première lois que vous la voyez?
MAURICE
Non, car si j'ai bonne mémoire, il y a juste deux mois que Tavernay m'a présenté h Madame Glarens.
ISABELLE
El cesl vous qui lui avez envoyé toutes ces roses?
MALHICE
Kt c'est moi, je ne m'en cache pas.
ISABELLE
On vous a donc dit aussi que c'était son anniversaire ?
MAUIUCE
Non, mais on m'a dit, lorsque j'étais tout petit, (ju'on ne risquait jamais riep à être bien élevé.
40 L'AGE DAIMER
J'ai' été invité, j'ai cru poli ti'oIVrir cos quelques roses, voilà!
Quand j'aurai quarante ans, j'espère que vous m'en onvorro/ d'nns'^i hcllos.
MALRICi;
Mais ji' n'allendrai pas que vous ayez quarante ans!
ISABELLE, en riant.
Le fait est que j en suis loin! (Changeant de ton.) Geneviève les a depuis ce matin.
J'avais bien compris !
ISABELLE
Elle ne les parait pas, n'est-il pas vrai?
MAURICE
Le fait est qu'un étranger me l'aurait dit, je ne l'aurais pas rni... mais vouanf d'uTio ami(\..
ISABELLE
Uii; Il aile/, pas vous imaginer, au moins, que je vous ai dit son âge par méchanceté.
MAURICE
Vous, méchante! Quelle plaisanterie!... Vous êtes franche, il y a une nuance.