ACTE DEUXIEME
ct)mme Monsieur et moi nous n'avons pas les mêmes idées sur la température.
MAURICE
Oh! mais, dis-moi, sur quel pied t'es-tu levé ce matin?
LOUIS
Si Monsieur s'imagine que je remarque sur quel pied je me lève.
Tu fais la tète.
LOUIS
Ce n'est plus de mon âge, Monsieur.
MAURICE
Ah ! les vieux domestiques !
LOUIS
Que Monsieur en prenne un jeune, et nous rirons.
MAURICE
Quoi « nous rirons », qu'est-ce que cela veut (lire? Tu prends une autorité maintenant! Tu parles... tu juges... tu critiques... Tu n'étais pas comme cela lorsque tu servais chez mon père.
LOULS
Pardon, Monsieur, j'ai la prétention de; n'avoir pas changé, mais comme Monsieur Maurice à celte époque était haut comme ma hotle, il ne p(;ut se .'ouvenir.
98 L'AGE DAIMEH
MAURICE
Eh bien, parle, qu'est-ce que tuas aujourd'hui?
LOUIS
J'ai... que Monsieur s'abîme la santé.
Pourquoi?
LOUIS
Parce que Monsieur mène depuis Iniil tixus une existence qui n'en est pas une.
MAURICE
Je ne me suis jamais aussi bien porté.
LOUIS
Je veux bien.
MALHIi.K
J'ai mauvaise mine?
LOUIS
Non.
MAURICE
L'œil est pâle?
LOLIS
Je ne sais pas d'abord ce que Monsieur entend par l'œil pâle.
MALHICK
Alors?
LOUIS
Alors... alors il se passe ceci : c'est que depuis