‹ L'âge d'aimer, comédie en quatre actesChapitre 72 sur 143 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

Il ne m'était pas désagréable, voilà tout. Il m'aurait dit : « J'ai une maîtresse », je ne lui en aurais pas voulu, c'est son droit. Mais pourquoi ne pas avoir été franc? Moi je suis pour la franchise.

LONGECOURT

Vous avez raison.

JEANNE

l'^l j'ai horreur qu'on se moque de moi.

LONGECOURT

Et vous avez encore raison.

JEANNE

Enfin, est-ce vrai?

LONGECOURT

Absolument.

JEANNE

Depuis cinq mois, je l'ai pciil-ôtre vu deux fois, ce n'est pas un motif suffisant pour me traiter comme une rien du tout.

LONGECOUKT

Le fait est...

JEANNE

Ou a SOI! petit point d'honn(ïur, u"est-ce pas?

longf:(;ouht (Test évident.

12t I.A(.l-: D AIMER

JEANNE

Je suis très susceptible.

LONGECOURT

Ce n'est pas un défaut.

.IKANNE

Il faut savoir me prendre.

LONf.ECOURT

Voilà. iUn silence.) Asseyez-vous donc.

JEANNE

Vous êtes son ami, Monsieur?

LONGECOURT

Oui, Mademoiselle.

JEANNE

J'espère pour vous que vous êtes plus sérieux que lui.

lONCFrorRT

Moi, je suis libre.

JEANNE, vivement.

Vous êtes marié?

LONGECOURT

Non, non, ni marié, ni... rien du tout. Et vous. Mademoiselle, vous êtes mannequin, je crois?

Oui Monsieur.

Page 1