‹ L'âge difficile; comédie en trois actesChapitre 20 sur 81 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

pas, même en plaisantant, quand il s'agit des pires ennemis de la société...

Vous avez peur d'eux '?... Bah ! après nous la fin du demi-monde ! comme dit une de mes amies.

MARTIGNY

Elle est impayable.

CHAMBRAY

Vous trouvez? Mais, mon pauvre Pierre, vous ne pouvez pas penser ce que vous dites! Mais voili une demi-heure que vous riez faux, — heureusement pour vous! Mais Mais ;i\c/. des principes, vous ! Mais vous avez des vertus, vous, de bonnes vieilles vertus ! Mats \<ms êtes un bon et brave garçon...

JEANNE

Très bien, mon oncle !

CHAMBRAY

... Alors, pourquoi faire le malin?

MARTIGNY, piqué.

Mais, j'ai bien le droit, comme un autre...

CHAMBRAY

Vous aimeriez mieux que je vous considère comme un gredin ? ou comme un dilettante ? (a toyo.) Vous finirez par me le gâter, vous, et, vrai ! ce serait mal.

YOYO

Lui ? pas de danger. Il est condamné à l'innocence.

MARTIGNY, prenant un air fin.

On croit ça.

CHAMBRAY

Le voilà encore qui va se vanter. (Entre Gcrtrude.) Qu'est-ce qu'il y a, Gertrude?

GERTRUDE

Monsieur, ce sont les enfants. Depuis qu'on leur a dit qu'ils n'iraient pas à cette matinée, ils ne cessent pas de pleurer, et je ne sais plus quoi en faire.

JEANNE

J'y vais.

CHAMBRAY

Non, non, reste. Je m'en charge.

YOYO

Pauvres petits !

CHAMBRAY

Vous aimez les enfants?

MONTAILLE.

Beaucoup.

YOYO

Je les ai en horreur.

CHAMBRAT.

Je l'attendais. C'est pour <;a que vous n'en avez pas?

roYo.

Évidemment.

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