ACTE PREMIER
pas, même en plaisantant, quand il s'agit des pires ennemis de la société...
Vous avez peur d'eux '?... Bah ! après nous la fin du demi-monde ! comme dit une de mes amies.
MARTIGNY
Elle est impayable.
CHAMBRAY
Vous trouvez? Mais, mon pauvre Pierre, vous ne pouvez pas penser ce que vous dites! Mais voili une demi-heure que vous riez faux, — heureusement pour vous! Mais Mais ;i\c/. des principes, vous ! Mais vous avez des vertus, vous, de bonnes vieilles vertus ! Mats \<ms êtes un bon et brave garçon...
JEANNE
Très bien, mon oncle !
CHAMBRAY
... Alors, pourquoi faire le malin?
MARTIGNY, piqué.
Mais, j'ai bien le droit, comme un autre...
CHAMBRAY
Vous aimeriez mieux que je vous considère comme un gredin ? ou comme un dilettante ? (a toyo.) Vous finirez par me le gâter, vous, et, vrai ! ce serait mal.
YOYO
Lui ? pas de danger. Il est condamné à l'innocence.
MARTIGNY, prenant un air fin.
On croit ça.
CHAMBRAY
Le voilà encore qui va se vanter. (Entre Gcrtrude.) Qu'est-ce qu'il y a, Gertrude?
GERTRUDE
Monsieur, ce sont les enfants. Depuis qu'on leur a dit qu'ils n'iraient pas à cette matinée, ils ne cessent pas de pleurer, et je ne sais plus quoi en faire.
JEANNE
J'y vais.
CHAMBRAY
Non, non, reste. Je m'en charge.
YOYO
Pauvres petits !
CHAMBRAY
Vous aimez les enfants?
MONTAILLE.
Beaucoup.
YOYO
Je les ai en horreur.
CHAMBRAT.
Je l'attendais. C'est pour <;a que vous n'en avez pas?
roYo.
Évidemment.
il. .miIii.iv ntfl taM II nuisini, BTM liiTtruJe.