‹ L'âge difficile; comédie en trois actesChapitre 25 sur 81 · YO · texte numérisé non relu

YO

Moi, je t'aime, au fond, parce que tu es un très honnête homme, — sans blague! — et que <;a me change des geai que je vois. Je sens que je puis m'appuyer sur toi... Heureusement; car j'ai bien des ennuis.

M A UT I UN Y, Bans enthoui-

Dites-les.

VOYO.

Volontiers, quoique tu n'aies pas l'air de désirer beaucoup les entendre. Et ce que je le comprends] Enlin, voici. Mon mari dépense un argent fou à ses vieilleries...

martig.w .

Moi aussi. Il a toujours des surprises à me foire, des « occasions » dont il m'oblige à profiter*

VOYO.

C'est qu'il a du goût pour toi; et tu avoueras que tu lui dois bien de paraître l'intéresser, de temps en temps, aux choses qui l'inléressent.

MARTIGNY

Je ne dis pas.

YOYO

Donc, Robert dépense beaucoup; et, d'autre part, il tient, — comme toi, — à ce que je sois un peu élégante... Tu prévois la conclusion?

MART1GN Y

Oui.

YOYO

Elle est en effet banale... Une note de couturière...

MARTIGNY

Mais, ma chère amie, j'ai très peu d'argent. Montaille mo ruine avec ses meubles. Vous-même, je yous ai déjà aidée...

YOYO

Dis -moi « tu ».

MARTIGNY

Je t'ai déjà aidée pas mal de fois. J'ai pu, jusqu'à présent, dissimuler à Chambray ce surcroît de dépenses... Mais je vous assure...

YOYO

Dis- moi & tu ».

MARTIGNY

Mais je t'assure que Chambray finira par s'apercevoir...

YOYO

Tu sais que c'est mufle, ce que tu me dis là?

M \ HTIGN Y.

Yoyo!

Juge loi-même.

lence<

\l \ Il I K.N Y .

Enfin... Combien .'

r o yo .

rand'cbose. Ccnl cinquante1 t< >uis.

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