YO
Moi, je t'aime, au fond, parce que tu es un très honnête homme, — sans blague! — et que <;a me change des geai que je vois. Je sens que je puis m'appuyer sur toi... Heureusement; car j'ai bien des ennuis.
M A UT I UN Y, Bans enthoui-
Dites-les.
VOYO.
Volontiers, quoique tu n'aies pas l'air de désirer beaucoup les entendre. Et ce que je le comprends] Enlin, voici. Mon mari dépense un argent fou à ses vieilleries...
martig.w .
Moi aussi. Il a toujours des surprises à me foire, des « occasions » dont il m'oblige à profiter*
VOYO.
C'est qu'il a du goût pour toi; et tu avoueras que tu lui dois bien de paraître l'intéresser, de temps en temps, aux choses qui l'inléressent.
MARTIGNY
Je ne dis pas.
YOYO
Donc, Robert dépense beaucoup; et, d'autre part, il tient, — comme toi, — à ce que je sois un peu élégante... Tu prévois la conclusion?
MART1GN Y
Oui.
YOYO
Elle est en effet banale... Une note de couturière...
MARTIGNY
Mais, ma chère amie, j'ai très peu d'argent. Montaille mo ruine avec ses meubles. Vous-même, je yous ai déjà aidée...
YOYO
Dis -moi « tu ».
MARTIGNY
Je t'ai déjà aidée pas mal de fois. J'ai pu, jusqu'à présent, dissimuler à Chambray ce surcroît de dépenses... Mais je vous assure...
YOYO
Dis- moi & tu ».
MARTIGNY
Mais je t'assure que Chambray finira par s'apercevoir...
YOYO
Tu sais que c'est mufle, ce que tu me dis là?
M \ HTIGN Y.
Yoyo!
Juge loi-même.
lence<
\l \ Il I K.N Y .
Enfin... Combien .'
r o yo .
rand'cbose. Ccnl cinquante1 t< >uis.