‹ L'âge difficile; comédie en trois actesChapitre 57 sur 81 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MONTAILI.E.

Justement. Mon devoir est donc tout tracé. Je ne puis me dispenser, vous L'ayez pressenti, de demander réparation à M. Marti gny...

CHAMBRAI .

Cela est fort naturel. Mais alors... (Montrant 1 .- tatoua qui

encombrent le salon.) VOUS reprenez les meubles?

MONT AILLE, d'abêti Interioqjaé, i>ui* m r «alliai Vous pensez que ce serait plus correcl ?

CHAMUK AV.

Dame!... Et vous rendez l'argent .'

MONTAILLE.

Il n'est rien, monsieur, que je ne sois disposé à faire pour vous être agréable, quoi qu'il puisse m'en coûter.

CHAMBRAT.

Oh! vous en retrouverez le placement. Madame de Mon taille vous y aidera.

MONTAILLE, cjnuno n'ayant pat entendu.

Je dois ajouter, monsieur, que, dans ma pensée, cette rencontre sera des plus sérieuses. Mais il y a une jeune femme, digne de tout respect, et qui n'est en tout ceci que la plus innocente et la plus sympathique des victimes : madame Marligny. Je suis venu moi-même vous prévenir, monsieur, pour que, dans ces tristes circonstances, vous puissiez veiller sur elle, lui épargner tout au moins les premières émotions. Je dis les premières. Car, quant au dénouement...

CHAMBRAT, à part.

Gredin !

MONTAILLE.

On m'attribue, vous le savez, une certaine force à l'épée... Je n'ignore pas, hélas! qu'en frappant le coupable, j'atteindrai, par contre-coup, une nièce que vous aimez tendrement... Mais il le faut... J'ai le droit, j'ai le devoir et j'ai l'intention de me servir ici de tous mes avantages. Mon honneur l'exige.

CHAMBRAY, ayant l'air d'acquiescer tristement.

Évidemment.

MONTAILLE, pesant et détachant les mots.

Je ne pourrais peut-être ménager mon adversaire que par considération pour un homme comme vous, monsieur, que je vénère profondément, qui êtes d'ailleurs le meilleur ami de mon beau-père, — et seulement dans le cas... où vous m'en témoigneriez — clairement — le désir.

CHAMBRAY, se levant et lui tendant son chapeau.

Monsieur, je n'ai rien pour vous, et on vous a déjà donné.

MONTAILLE.

Monsieur, vous m'insulte/.

Cil A M lilt \ V.

.le ne fois même que ça depuis cinq minutes.

MONTAILLE.

que j'aurai terminé avec m. Ifartigny, \<>us me rendrez raison, h Je voue jure que ce ne sers pai peur rire!

CHJ M UtAY.

Monsieur, je \un> conseille de laisser Martigll) en repos.

Si roua faites auprès de lui L'ombre d'une démarche, je dis

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