ACTE TROISIÈME
qui est arrivé : je n'en ai même rien su. Mais tu aurais pu te figurer...
CHAMBliAV.
Je ne me ligure rien, et je te félicite bien sincèrement d'ignorer ce qui se passe chez ta tille. Cette igaorance est ta dernière vertu : conserve-la précieusement.
VANEUSE.
Mon ami, cela m'est d'autant plus aisé que mes enlants ne me jugent pas assez sérieux pour me taire des confidenccs... Mais enfin, cette affaire avec Montaille... comment c'est-il arrivé? A quel propos? Mon gendre n'a rien voulu me dire. J'ai d'ailleurs refusé de lui servir de témoin.
CHAMBRAT.
Tu as bien lait et je t'en remercie.
VANEUSE.
Même quand j'aurais su, je devais bien cela à notre amitié; mais, je te le répète, je ne savais rien... J'ai été très ennuyé... et très surpris; car je t'avoue que, si j'avais pu prévoir une rencontre, ce n'était pas entre Montaille et toi... Avec Martigny, je ne dis pas.
CHAMBItAY.
Ton gendre n'avait rien à voir avec Martigny, puisqu'il n'y avait rien.
VANEUSE.
Oh! j'en suis persuadé...
CHAMBRAY
Et c'est parce que M. de Montaille, ayant eu l'idée bizarre de me consulter là-dessus, n'avait pas l'air assez convaincu
de ce que je lui disais que nous n'avons pu nous entendre. Voilà tout. Et puis crois-en ce que tu voudras.
VANEUSE.
Mais, mon ami, j'en crois ce que tu m'en dis.
CIIAMDRAY.
C'est plus simple en effet, (un nience.) Dis-moi, que pensestu de ton gendre?
VANEUSE.
Ce n'est pas un méchant garçon.
CFIAMBRAY.
Mais encore?
VANEUSE.
J'ai entendu dire que c'était un gredin. Mais, étant son beau-père, j'ai dû Être un des derniers à en avoir la nouvelle, et je serai sans doute le dernier à en avoir la preuve. Je ne la chercherai pas. Je ne crois que ce que je vois et, Dieu merci, je ne suis pas curieux, (aonptnt un ohien».) Et alors... tu vas bien?
CM A MitH A Y .
Tu vois.
vankusk.
Cela fera plaisir à Yoyo. Elle étail 1res <mi peine de loi,
mue de toute cette alïaiiv, qu'elle B6 pardonne pas à son mari... Car tu sais qu'elle t'adore?
i il \ mi: u \ s .
i po tible. Elle doit aimer à ôtra luituc.