SCÈNE VI CHAMBRAY, VOYO
YOTO,
Je n'osais pas venir, Dateur. C'est papa qui m'a
Cil A M II HA Y.
Vous êtes devenue il timide ■'
Ohl monsieur, m me maltraitez pas. Aides moi plutôt à me coi le noms assure que je ne mis pins la môme.
ACTR TROISIÈME. 99
CHAMBRAT.
Vos amis ne peuvent qu'y perdre, chère madame.
VOYO.
De grâce, monsieur, ne me parlez plus comme cela. Si, par hasard, je valais un peu mieux que vous ne pensez, ou plutôt si j'avais résolu de valoir mieux, serait-il charitable, serait-il digue de vous de décourager ce commencement de bonne volonté ?
C II à M 1! I A Y .
C'est donc sérieux .'
VOYO.
Oui, monsieur. J'ai beaucoup souffert depuis l'autre Jour, — mon Dieu, oui, — et j'ai beaucoup réfléchi... Et d'abord je vous demande pardon du mal que j'ai l'ait à Jeanne. Mon excuse, c'est que je l'ai fait sans le savoir.
CHAMBRAY
Expliquez-moi ça.
YOYO
Je l'aime bien, moi, la chère petite. Je n'ai jamais songé qu'elle pourrait souffrir. Sans cela!... Ce que j'ai hit me paraissait si ordinaire, si courant, si dénué d'importance 1
Cela m'aurait été si égal, à moi, que mon mari...
CHAMBRAY, doucement.
Et puis, il faut vivre,
YOYO, après un petit tressaillement.
... Oui. Oh! je comprends que j'étais un bien pauvre être. J'avais été si mal élevée par mon cher papa, et si mal ma-
riée ! L'égoïsme et la sécheresse de mon mari me faisaient le cœur si vide! Est-il surprenant que j'aie cherché à oublier...
« A m'étourdir ! »
Hein?
CIIAMBRAY.
CHAMBRAY
Je finis vos phrases.
YOYO, continuant.
Enfin, est-il surprenant que j'aie fini par abuser de la liberté que me laissait son indifférence?...
CHAMBRAY, wtre set dents.
Lui, pas béte.
YOYO
Si vous saviez mes angoisses de ces derniers jours, surtout quand j'ai appris que Robert se rencontrait avec vous 1 Mon mari, je le hais maintenant; jamais je ne lui pardonnerai les mauvaises heures qu'il vient de me foire passer...
CHAMBRAY
Le fait est que c'est un rude gaffeur. Y 1 1 y o .
Ce n'es) pai pour Loi, oh ! non, ce n'est pus pour Lui que
|*ai (ail des vœux. •!<• dit loi choses comme elles sont. Est-ce
singulier 1 Voua oe m'avft pourtant jamais ménagée, vous
ouTenei P Bfa Mon, je ne vous en ai jamais voulu, De
voua, toui ôtail bon... ta tond, ce sonl peut-être vos sôvé-
qui tn'ont, peu I peu, éclairée sur mol-même, -le sen-