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L'age du bronze ou Les sémites en Occident

Autour «lu Peuple primitif, et «tu Mréci* ii ethnographie et ite Géographie historique d'après ta méthode de K. Hitler.

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PRÉFACE

Le titre de cet ouvrage en indique l'idée fondamentale : c'est la présence des Sémites en Occident pendant l’âge du bronze, et leur influence civilisatrice non seulement sur les Libyens et sur les Ibères, mais sur les Celtes des Gaules et des îles Britanniques, sur les Germains et sur les Scandinaves. Cette idée semblera peut-être un paradoxe à ceux de nos lecteurs qui sont peu au courant des discussions tout récemment soulevées par les bronzes d'un travail exquis qu’on découvre dans toute l’Europe transalpine etjusques dans le sud de la Suède. Mais, en laissant même de côté l’ar rhéologie, il nous serait aisé de citer plusieurs historié is qui, tels que M. H. Martin, n'hésitent pas à admettre que le génie de la race gauloise s’est éveillé au contact de l’industrie et du commerce des Phéniciens. Et quel est le my.hologue qui, en présence du druidisme et de sa doctrine de la migration des âmes, ne recherche point les liens qui rattachent l’Occident à la terre du Nil?

En poursuivant les traces des Sémites dans l’ouest et le nord de l’Europe, on est rapidement entraîné des siècles voisins de l'ére chrétienne, où florissait le commerce des Gaditains, vers les temps les plus reculés de la haute antiquité. Notre champ d’études est ainsi celui que Varron désignait par le nom de mythique.: les ténèbres y luttent partout avec la lumière, et pour les dissiper, l’histoire, l’ar-

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théologie , la géologie ont recours à des procédés trèsdivers.

Il est des historiens qui, dans leurs recherches sur celte période crépusculaire de l’ancien monde, se font un devoir d’isoler chaque peuple de tous ses voisins, et qui veulent rendre compte, par son caractère propre et par la nature du pays, de sa civilisation, de son industrie, de ses mœurs, de ses croyances. Cette méthode a certainement sa valeur; mais il ne faut pas, avec Otfried Muller, en abuser au point de faire de toute nation une plante autochthoue, et de l'entourer d’une muraille si élevée que nul souffle étranger ne peut l’atteindre. On est, d'ailleurs, arrêté sur cette voie par certaines ressemblances qu’offrent les nations les plus distantes, et que les esprits les plus prévenus ne peuvent ni mettre en doute ni expliquer par l’identique nature de l’esprit humain.

Ces ressemblances proviennent en partie du commun berceau d’où les peuples sont sortis. C'est ce que démontre l’école des Bopp et des Burnouf. Après avoir établi par l’étude comparée des langues la parenté des grandes nations aryas ou japhétiques, elle a déterminé non seulement la religion qu’elles avaient emportée de leur patrie primitive, mais les végétaux, les animaux, les métaux qu’elles connaissaient au temps de leur séparation, les armes et les outils dont elles faisaient usage, les boissons qu'elles préparaient, et leur mode de sépulture. Ces résultats de la linguistique, tels que les a donnés récemment M. Ad. Pictet *, doivent être le point de départ de toute étude sérieuse de l'âge du bronze.

Cependant, issus d’une souche commune, les peuples n'ont pu se développer, chacun dans sa patrie, sans subir

1 Les origines indu-européennes et les Aryas primitifs ; i vol.

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ilu plus au moins l'influence de leurs frères. La guerre mêle violemment les tribus, les nations, les races, ou les disperse aux quatre vents des cieux, et le commerce sème sur les routes des caravanes ou des marchands et sur les côtes des mers, des colonies qui transportent parfois A d'immenses distances le culte et l'industrie de leur métropole, tes importations pacifiques et ces migrations remontent dans de certains cas à des siècles si reculés qu’ils se confondent avec ceux des origines nationales, et les emprunts que les peuples tout formés se sont faits les uns aux autres dans le cours de leur développement, se distinguent alors à peine de l’héritage commun qu’ils ont reçu de leur famille primordiale. 11 y a là une grave difficulté, qui s'offrira plus d'une fois à nous dans l'étude de l’âge du bronze.

Cet âge a laissé après soi dans les tombeaux, dans les tourbières, dans les stations lacustres, des armes, des outils, îles objets de parure, des débris de vêtements et d'aliments, des vases d'argile; il a laissé sur le sol des autels, des piliers, des dolmens, des tumulus, que l’archéologie étudie, compare et classifie. Elle a constaté qu'ils étaient tous le produit d'une même civilisation, et a reconstruit ainsi une période de la haute antiquité. Mais ces autels et ces armes sont muets; nulle inscription ne fait connaître la langue et le nom des peuples du bronze, et l'archéologie n'aurait constamment devant les yeux que des ombres insaisissables, si l’histoire ne venait, les textes à la main, lui dire les noms et lui raconter les aventures de ces nations inconnues. Le lecteur dira si l’auteur de ce livre a réellement réussi, comme il se l'était proposé, à éclairer l’archéologie par l’histoire et à compléter l'histoire par l’archéologie.

Mais tout essai d’expliquer l’âge du bronze par les textes des historiens anciens est condamné d’emblée par une nouvelle école, qui ne compte encore que peu d’années d'exis-

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lence. Les géologues ont découvert dans les terrains quaternaires et récents des ossements humains et des outils en silex, et ils appliquent à celte première période de l'humanité les méthodes et les lois qui leur sont familières. Les sciences naturelles et les sciences historiques se trouvent ainsi en présence avec leurs habitudes contraires et leurs préventions réciproques. Les premières ne marchandent pas les siècles, et elles en ont le droit; car la nature a sa chronologie, qui n’est pas celle de l'humanité, et les révolutions qui font disparaître une flore et une faune, ressemblent fort peu à celles qui renversent les empires. Les secondes sciences au contraire sont économes d’années, avares de siècles. Devant faire marcher d’accord les fastes de vingt peuples contemporains, elles peuvent se trouver fort empêchées par une simple erreur de quelques mois. Aussi considèrentelles avec une certaine défiance et quelque peu d’effroi la libéralité avec laquelle les géologues devenus historiens prodiguent les zéros et leur promptitude non moins grande à les effacer. Quand il s’agit des âges de la pierre, nous ne pouvons opposer à ces savants que des arguments tirés de leurs propres découvertes ; car ici le silence de la tradition nous laisse désarmés devant eux. Mais s’ils veulent revendiquer pour eux seuls l’âge du bronze, le faire plus ancien que la légende et le soustraire ainsi au contrôle de l'histoire, nous leur opposons des faits authentiques empruntés à la science qui nous est familière, et, nous sentant sur notre terrain, nous le défendons sans trop de peine contre leurs envahissements. Le présent ouvrage prouvera, je l’espère, que l’âge du bronze, qui n’a pris fin chez les Danois qu'au huitième et en Livonie qu'au onzième siècle de notre ère, n’a pu dans nos contrées précéder de dix, quinze, vingt mille ans les temps dont la mémoire s’est conservée parmi les hommes.

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Au reste, la science historique compte aussi ses romanciers qui remplissent de lictions les pages vides des annales de l’humanité et ajoutent des myriades d’années aux chronologies documentâtes. Il y a sans doute dans l'élude de la haute antiquité une limite où les témoignages contemporains et authentiques vous abandonnent, et beaucoup plus loin une autre limite où cessent même la tradition, la légende, la fable, et où l'hypothèse régne sans contrôle. Mais autre est l’hypothèse à laquelle on doit avoir nécessairement recours pour clore de longues recherches sur les origines de la civilisation; autre est celle que l’on prendrait pour point de départ dans ses études. Construire tout un système en opposition avec la tradition, c’est perdre son temps et ses peines. Le faire sans la tradition, c'est bâtir sur le sable un édifice que le torrent de la critique emportera une fois ou l’autre. Il n’y a de chance d’atteindre la vérité que pour «I ni fait de la tradition son guide et son flambeau. C'est dans cette conviction que nous nous sommes efforcé à trouver dans l’histoire de l’Orient des faits authentiques qui fussent comme le rocher où fixer l'extrémité d’une longue chaîne. .Notre chaîne se déroule tout au travers de la large zone des légendes confuses et incertaines, qui se précisent à l’aide des faits déjà constatés et avec le secours de l’archéologie. Au delà, dans le domaine de l’inconnu, c’est à l'archéologie seule à nous conduire au but; c'est à elle à nous montrer les fragments avec lesquels nous forgerons nos derniers anneaux. Cette méthode a sans doute ses dangers : la légende se transforme comme de soi-même en un fait historique, et la déduction archéologique en une légende. Mais nous ne voyons pas quel meilleur procédé nous aurions pu adopter dans une étude de cette nature. Ce livre est assez semblable aux caries des régions très-incomplètement explorées, où le dessein pointillé relie par les contours les

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[*lus vraisemblables les tronçons bien connus des fleuves et des cbaines de montagnes.

Mon unique prétention est d’ailleurs de livrer aux historiens quelques matériaux sur la plus ancienne civilisation de l'Occident. Ces matériaux ne sont plus informes et bruts ; mais c’est à peine si le ciseau de l’ouvrier les a grossièrement équarris. Ils ne sont plus épars en vingt endroits différents, on les a rassemblés, classés, groupés; mais ils gisent sur le sol. Le plan de l’édifice est esquissé ; mais les fondements seuls en sont jetés. J'ai dû viser à l’exactitude et à la clarté sans me soucier de l'élégance. Quand on s’avance la bâche à la main dans un épais failli vers un but lointain qu’on ne doit pas perdre un instant de vue, on se préoccupe peu des gens qui vous regardent. Quand on veut éclaircir une question où tout est incertitude et obscurité, on recherche la solidité des preuves, non l’élégance de l’exposition, et il est permis, à chaque argument nouveau, de rappeler ceux auxquels il s’ajoute, tout en faisant pressentir ceux qui vont arriver. Ainsi s’expliquent les nombreux renvois dont les pages de ce livre sont semées, et qui vont se multipliant des premières aux dernières.

Iles recherches comme celles-ci sont, en outre, nécessairement incomplètes. Chaque mois apporte des découvertes nouvelles, dont il faudrait tenir compte, et pour prendre connaissance de toutes celles qu’on a déjà faites, on devrait consacrer plusieurs années à visiter les musées, à travailler dans les bibliothèques de toutes les capitales de notre Occident. Il parait dans chaque pays une foule de monographies que les étrangers ne peuvent se procurer à aucun prix. Aussi est-il dans ce volume plus d’un chapitre qui n’est qu’un cadre à peu prés vide. Toutefois on accueillera peutètre avec quelque indulgence un essai tel que celui-ci. Si l’archéologie ne peut faire de réels progrès que par des

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monographies consciencieuses, les travaux d'ensemble ont aussi leur utilité. La multitude des matériaux t'ait la richesse de la science, mais la science ne mérite son nom qu’à la condition de les réduire eu un système. Le système peut être faux ; mais, s’il est présenté avec réserve, il ne fait que hâter par la discussion qu’il soulève, l'avénement de la vérité définitive. Karl Ritter avait choisi pour épigraphe de sa Héographie la parole de Bacon : Citius einergit veritas ex more g nain ex confusione.

Mais, que les lecteurs ne m'accusent pas de n’avoir su mettre un peu d'ordre dans l'archéologie de l’âge du bronze qu’en l’abrégeant outre mesure. Un des géologues et naturalistes les plus distingués de la Suisse, M. Oswald Heer, est arrivé par l'étude des végétaux de nos palafittes à une chronologie dont la mienne ne me parait point différer. Les sciences physiques elles-mêmes protestent donc, dans le domaine de l’histoire, contre les myriades d'années dont quelques géologues sont si prodigues.

L’hypothèse môme qui fait des Sémites les civilisateurs de l'Occident, est vieille de plus de deux siècles. Elle date du Chanaan de Bochart, qui parut en Itiiti. Cet illustre savant, à qui une école nombreuse ne pardonnait pas sou respect pour les Livres Sacrés des Hébreux, fut d’autre part mal apprécié par les philologues, qui connaissaient d’autant moins les langues sémitiques qu'ils étaient plus versés dans le latin et le grec. Le sémitisme était oublié ou discrédité quand le baron de Donop en releva le drapeau, de 1X19 à 1841, dans un ouvrage informe qui était proprement consacré à une tout autre cause. Il s'agissait pour lui de prouver, surtout au moyen des sources irlandaises, que les Scythes primitifs, sous la conduite des personnages mythiques Bacchus, Hercule et l’ersée, avaient peuplé le nord de l'Afrique et l’ouest de l’Europe, et que leur langue s’était

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maintenue dans sa plus grande pureté chez les Gaëls4. Mais bientôt Gésénius appela l'attention du inonde savant sur les inscriptions phéniciennes; la conquête de l’Algérie remit en mémoire les traditions romaines et arabes relatives aux origines orientales des peuples de l'Atlas; Itaoul Rochette suivit vers l’Occident les traces des dieux et des symboles de l’Asie*; Movers3 publia son grand ouvrage sur les Phéniciens et leurs colonies, et Ed. Rœth*, knohel*, Redslob* mirent en lumière les migrations ou le commerce des Hvcsos, des Phérésiens, des Philistins , des Phéniciens dans l’occident et le nord de l’Europe. Le sémitisme, qui recommence même déjà à faire valoir ses droits sur la langue grecque, s’était ainsi assuré sa place au soleil en face de l’école des Bopp, quand parut l’ouvrage du suédois M. Nilsson’.

Cet ouvrage a fait entrer la question du sémitisme dans une phase nouvelle. Ce qui jusques alors semblait n’être que la thèse favorite de quelques érudits, s’est offert comme la seule solution possible de problèmes archéologiques. Le monument de kivik démontre ce que des textes obscurs faisaient pressentir, et la discussion passe du cabinet des savants dans les musées d’ethnographie.

L’écrit de M. Nilsson nous arriva à Neuchâtel pendant l’hiver 1864, dans un moment où M. île Eellenberg, à

1 L'Europe mannsanienne ou les Phéniciens dans les pays inférieurs de l'Europe occidentale. 4 vol.. 1819-1845. — Les temps trèsanciens et anciens. 1 vol., 1848-1841 (en allein.).

- Mémoires d’archéologie comparée, à dater de 1818. s Les Phéniciens, on l'antiquité phénicienne, 1841-1858 (en ail ). ‘ Histoire de notre philosophie occidentale, 1er vol., 1810 (en ail). s La table ethnographifine de lu Genèse, 1850 (en ail.).

* Tartesse, 1849 — Th nié, ou les roules du commerce phénicien rers le nord et en particulier vers le pays de t'ambre, 1845 (en ail.)

1 Les habitants primitifs du Sont Scandinave. Essai d'ethnographie comparée et aperçu sur l’histoire du déc clappement de l'humanité. Traduit du suédois en allemand, 1804 — Avec un sup plément, 1865.

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Berne, donnait l’analyse de plus de deux cents bronzes antiques, la plupart suisses et lacustres. En même temps M. le professeur l)esor retirait des palatilles de la Tène des épées en fer intactes dans leurs fourreaux, des pointes étranges de javelots et toute espèce d’ustensiles en fer. Ces découvertes et ces analyses soulevèrent de fréquentes discussions au sein de la société neuchâteloise des sciences naturelles et d'archéologie. Je lus dans cette société et dans celle d’histoire de la Suisse romande plusieurs mémoires sur l’ouvrage de M. Nilsson, sur celui de MM. Brouillet et Maillard, sur le commerce de l’étain et de l’ambre, sur la classification et la terminologie des mégalithes. Ces mémoires, retravaillés, corrigés, augmentés, sont devenus des chapitres du présent ouvrage, qui a pris une extension que je ne prévoyais pas le jour où j'ouvris pour la première fois le livre de M. Nilsson. Mais j'avais depuis nombre d’années recueilli une foule de notes sur la présence des Sémites en Occident en vue de mes Deux Cités, et je me suis trouvé ainsi amené à publier un gros volume de discussions et de pièces justificatives au lieu d'un court résumé où toutes les preuves auraient été supprimées '.

1 l.es ouvrages qui m ont fourni la plus grande partie de mes notes, ou <|iii traitent do la manière la plus générale les questions relatives à lago du bronze, sont : les \h: mu iris île la Société îles antiquaires de France, la Reçue archéologique. et le- Matériaux pour I histoire île l'homme par de Mortillel; — Kournel , l)e I influence du mineur sur les prouves île la civilisation, 1861 ; — Rossignol. Les métaux dons l'antiquité, 1863; — de llonslellen, Recueil d’antiquités suisses ci Supplément ; — tout spéeialemenl Trayon, Habitations lacustres des temps anciens et modernes, 1860, — et Desor, les Polo filles du lac de \enchdtel. 1866

Kn allemand : les Rapports classiques de M. Relier sur les palafitles, dont le sixième vient de paraître : — Reekmann. Histoire des découvertes dans les arts et métiers, 5 vol., 1780-1805. — Weiss (Koslumkunde; Muniiel de I histoire des tétements, des constructions et des meubles îles peuples de l antiquité , 1860; — Klemmc, His-

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Je ne poserai pas la plume sans témoigner ici toute ma reconnaissance à M. le professeur W. Neumann, pour la patience avec laquelle il a répondu à mes questions relatives aux langues et aux peuples sémitiques. Ce savant orientaliste, qui, en s’établissant dans notre Suisse romande, est devenu en quelque sorte notre compatriote, et qui s’est acquis dans ses deux patries une célébrité justement méritée par ses travaux sur l'Ancien-Testament, a bien voulu faire à ma demande tout un travail sur les noms de villes de la Terre-Sainte au temps de Josué (v. p. 184). M. le professeur Desor, qui sait que je ne partage pas ses vues sur l'âge du bronze, n’en a pas moins eu la complaisance de mettre à ma disposition sa bibliothèque, et môme de me communiquer une note manuscrite sur les monuments funéraires de F Algérie orientale, de M. Letourneux, conseiller à la cour impériale d’Alger. Cette notice est du plus liant intérêt, et j'ai été autorisé à en faire usage dans le chapitre de la Libye. Enfin, l’aimable et savant auteur des Habitations lacustres, M. Troyon, m’a traité en ami, malgré mon sémitisme. Il est un de ces hommes, rares dans tous les temps, qui aime la vérité par dessus tout et défend son avis sans parti pris. Il n’a pas craint, lui qui prépare un grand ouvrage sur les trois âges de pierre, de bronze et de fer, de me remettre ses notes sur la période qui

luire de In rie ilisalion , 10 vol.. 1813-1852; — WaiU, Anthropotonie des peuples non ririlisés. -I vol.. 1859-1864: — Worsaae, l.es temps anciens du Danemark, traduit du danois en allemand. 1844. et Mémoires sur les antiquités du Xord, en particulier sur les monuments du Bleking, 1847, in-4"

En anglais: Lubltock. Temps préhistoriques expliqués par les antiquités et par les mœurs et routâmes des saurages modernes. 1865

Afin de ne pas surcharger de notes le lias des pages, je renvoie pour les noms de villes el de peuples au Manuel de géographie anrienne de Forbiger (3 vol., 1812-1848, en ail.), où les passages des auteurs anciens sont cités avec beaucoup de soin

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faisait l'objet de mes études. Sou manuscrit m'a été fort utile, et je ne puis mieux reconnaître un tel acte de confiance qu'en déclarant ici que si ce volume devance ceux de M. Troyon, ses travaux archéologiques sur l'âge du bronze sont de beaucoup antérieurs aux miens.

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TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION

Les récentes découverte* do l'archéologie I

Les problèmes «le I âge du brunie à résoudre 7

PKEMIÈHE PABT1K.

Le» etade» préliminaire» .

PREMIER l'.ll A PITRE.

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