‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 74 sur 254 · I. Commerce de l'étain «l’Orient · texte numérisé non relu

I. Commerce de l'étain «l’Orient

(I)e l'ail 2000 à 14002)

Broun** d* Pépi . Etain d'Asie apporté en Egypte par les. caravanes des .Madianiles.

Métal des Chaldéens , provenant de la Drangiane ou de l lbérie.

Le plus ancien étain que connaisse l'archéologie, est celui qui entre dans la composition de quelques objets de bronze trouvés eu Egypte et portant le nom de l’épi. Ce nom, signifiant le chef, le grand, pourrait être l'épithète de plusieurs rois. Mais le roi qui porte tout spécialement ce titre, est l’Iiiops ou Appapus de la sixième dynastie. Ces bronzes démontrent ainsi que dès les temps les plus anciens le commerce apportait en Egypte de l’étain. D’où venait ce métal?

Il ne venait certainement pas de l'Inde, qu'excluent de concert la linguistique et l’histoire, ni de la Cornouailles, qui, à celle date, était encore entièrement inconnue. Il venait d'Asie,

LE COMMERCE DE L'ÉTAIN

comme on doit le conclure des tributs que les peuples d'Asie payaient aux puissants Pharaons de la dix-huitième dynastie, et parmi lesquels figurent des briques quadrangulaires de ksbt, peintes en bleu. Ces briques, que livraient aux Pharaons les peuples de la Terre-Sainte et de la Mésopotamie assyrienne, ne pouvaient provenir que de l’Ibérie ou de la Drangiane (p. 85-90; 101-103).

Le commerce de l’étain était à cette même époque aux mains des Madiariiles, qui habitaient à l’est de l’Arabie-Pétrée et de Moab. Ce peuple de pasteurs, qui au temps de Joseph n’apportait en Egypte que les productions de (ialaad, possédait au temps de Moïse de grandes richesses en or, en argent, en cuivre, en étain, en fer et en plomb*. Une telle affluence des métaux dans le camp d’un peuple nomade, s’explique par le fait que, situés à la porte asiatique de l’Egvpte, les Madianites s’enrichissaient de tous les trésors de l’Arabie, de la Babylonie, de l’Assyrie, de l’Aramée que le commerce apportait sur les rives du Nil. Mais il est fort probable que celles d’entre les tribus madianites qui possédaient d’innombrables chameaux, prenaient à ce commerce une part active et traversaient en de grandes caravanes les vastes solitudes du désert Syrien *. Or, les caravanes qui, à cette date, se rendaient d’Egypte vers l’Assyrie ou vers l’Aramée ou vers la Babylonie, en rapportaient entr’autres métaux l’étain, l’étain d’Asie, l’étain d’Orienl.

Cependant, nous savons parla linguistique que, dans les premiers siècles de l’histoire postdiluvienne, les peuples du Nil et de l’Asie antérieure désignaient chacun l’étain par un nom particulier, kesbet. b’dil, ab’tsa, ahuk, aiiar. Mais à une date inconnue prévalut chez la plupart des peuples sémitiques le nom de kasdir ou de métal des Chaldéens. (p. 103). Par ces Chaldéens on peut entendre, ou ceux de l’Ibérie, qui était le pays de l'étain-plomb (ebro), la demeure des descendants du Forgeron Tu bal, « la patrie de l’argent »,

1 Nomb. 21, 22; f.en 37, 28.

* f.en. 37,. -28 el 36: Nomb. 31, 22; Jug. 6. 5; 7, 12.

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