‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 99 sur 254 · I.R COM MF. RC, K DF. I/AMBRK · texte numérisé non relu

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Adria et an Port d’Herrule Monnecus, et dont nous forons les grandes villes des Phéniciens ou des Allophyles sur les rives européennes du Pont-Euxin. C’étaient ces Sémites qui, aux temps antéhistoriques de l’expédition des Argonautes, avaient déjà exploré tout le cours inférieur et moyen du Danube, peut-être nème celui de l’Elbe et les côtes de la mer «lu Nord. C'étaient eux qui, en remontant la Save, qu’ils prenaient pour l ister, et en traversant une chaîne de montagnes, étaient parvenus au fond du golfe Adriatique, où l’on crut que le fleuve envoyait un bras et où l’on plaça un peuple d'Islriensou Danubiens. C'étaient eux qui apportaient en Transylvanie et jusques dans le Mecklemhourg des miniatures de vases en bronze reproduisant les types de ceux du temple de Salomon. C’étaient eux qui avaient découvert prés du Dniester l’empreinte du pied d’Hercule = Persée, et visité des contrées où h en des siècles plus tard osaient à peine s’aventurer les ma chauds grecs. C’étaient eux sans doute qui avaient réveillé de leur sommeil les Sigynnes et fait de ce peuple de race inédique une nation de colporteurs Ces Sigynnes touchaient vers l’est aux Agathyrses du Marosch (p. 33, 94) , vers li sud-ouest aux Vénétes de l’Adriatique, et ils s’avançaient par le nord des Alpes jusques chez les Ligures du Rhùue-.Voyen où (d'après un copiste d’Hérodote*) leur nom était synonyme de marchands. C’est encore par la route du Danube que le grand Mithridate avait appris l’existence, sur les rives de la Germanie ou de la mer du Nord, d’une île nommée ( séricta (Basilia), couverte d’une espèce de cèdres d’où le succin découle sur des pierres. Enfin, les Phéniciens de la Thrace et du Danube ont seuls pu livrer aux Scythes l’ambre, avec, le nom sémitique de sacal ou sacrium (p. 129). Nous dirons donc que, dans les temps antéhistoriques, il existait entre la Rauronie et le Pont-Euxin, par l'Elbe ou l'Oder et par le Danube, une route de l’ambre, dont un embranchement se dirigeait de Carnonte par l'extrémité orientale des Alpes vers la Vénétie et l’Adriatique.

moite de ruuen au brenner 14a

telle voie de commerce aura été confondue avec le fleuve dont elle suivait la vallée, et aura donné lieu à la légende du Danube se bifurquant et versant la moitié de ses eaux dans l'Adriatique et l’autre moitié dans le Pont-Euxin.

A ces deux routes, dont nous devons la connaissance à l'histoire et à la fable, l’archéologie en ajoute une troisième qui de Rugen se portail au sud vers le Brenner et l’Adige. .Nous la rétablissons au moyen des fonderies du bronze. Les archéologues en comptaient naguère en Allemagne treize, dônl six formaient du nord au sud une ligne droite, partant de Rugen. Rugen. qui est aujourd'hui encore toute couverte de mégalithes, a dû être un grand centre religieux; toute fêle religieuse attire les marchands, et les marchands qui apportaient dans cette île des bronzes, y trouvaient et en rapportaient de l’ambre (p. 136). Nous dirons donc que Rugen lut, avec l’embouchure de l'Elbe ou Borkhum, un grand marché de l’ambre, une seconde Raurunie. Or, au sud de file, est une première fonderie, celle de Plectlin, sur la Peine, entre Remmin et Loiz. La deuxième est à Slrélitz. En traversant dans la direction voulue les plaines du Brandenbourg, nous arrivons dans le pays d'Anhalt et dans la vallée de la Saale, qui sont l’un et l'autre extrêmement riches en antiquités; nous passons par Halle, la Calægia de Ptolémée ou la ville des salines, qui est environnée de vastes tumulus, et par Mersebourg , situé au milieu d’une multitude de collines factices, et nous rencontrons la troisième fonderie à Naumbourg, au confluent de la Saale et de l'iinstrut. Puis viennent Zapfendorf, au nord de Bamberg; Hersbruck, sur la Pégnitz, à l’est de Nuremberg; et au sud du Danube, Landshut. En poursuivant cette ligne vers le midi, nous trouvons les délilés par lesquels l’Inn sort des Alpes et qui conduisent au pied du Brenner, et ce passage des Alpes est d’un trajet trop facile pour n’avoir pas été fréquenté par le commerce de l'ambre et du bronze, auquel il offrait d’ailleurs la voie la plus courte entre la Baltique et l’Adriatique.

D’ultérieures recherches établiront peut-être l’existence de routes secondaires reliant celle du Brenner à celle de la

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