SCÈNE lY
Les Mêmes, BAPTISTE, déposant le plateau sur la table. BAPTISTE, empressé.
Voilà le chocolat de monsieur.
DÉSAUBIERS.
Hein?
LAHIREL.
Ah ! ah ! il est bien épais, Baptiste.
BAPTISTE, tont en parlaat, ôte la jaqaette de Lahirel et Ini passe une redingote qn'il a apportée en même temps qne le platean.
Et bien sucré... Oh ! je sais comment monsieur l'aime.
i6 L'AGE INGRAT
Je l'avais apporlé déjà, mais trop tôt, monsieur dormait* J'en ai fait d'autre, moi-même.
LAHIREL.
Celui d'hier n'était pas fameux.
BAPTISTE
Nous en avons été assez mortifiés, allez, monsieur!... c'est à cause du lait. Monsieur n'imagine pas combien il est difficile d'avoir du lait... à la campagne. Ils n'ont rien à Montmorency, monsieur, ce sont de vrais sauvages.
LAHIREL, goûtant le chocolat.
Oui, celui-ci est meilleur.
BAPTISTE
Il est meilleur. Oh! tant mieux!... Monsieur n'a pas d'ordres à me donner?
LAHIREL.
Non, Baptiste.
BAPTISTE, emportant la jaquette de Labirel.
Alors je peux m'occuper des habits de monsieur?
LAHIREL.
Oui, Baptiste.
BAPTISTE
Si monsieur avait besoin de moi, monsieur sait...
Oui, Baptiste, allez, Baptiste!...
BAPTISTE, soiUot.
Il est meilleur î oh! tant mieux! tant mieux!...