ACTE DEUXIÈME
JULIA, moatrant la sonnette.
J'entends très bien, laissez-moi... ou il va venir...
DE SAUVES
Ah! toujours la naême!... jamais sérieuse...
JULIA
Vous êtes bien sûr?...
DE SAUVES
Voyons, Julia. . .
JULIA
Ah! mais, pourquoi ne voulez-vous pas aller? Il va venir et nous trouver... Ce n*est pas convenable.
DE SAUVES
J'y vais... mais, pour Dieu! écoutez-moi!... Je vous jure qu'à cette heure, je suis sincère, vous entendez, à cette heure!... que je ue pense, que je ne veux plus... que je ne peux plus... penser qu'à vous, à vous seule. (Sonnette.) Qu'il n'y a plus dans mon cœur... (sonnette.) place
pour les lâchetés, (sonnette persistante.) pOUr IcS... pOUr leS...
pour un... (La sonnette continue.) Ah ! au diable!...
* Julia éclate de rire.
JULIA, riant toujours.
Cette déclaration à la sonnette !
DE SAUVES
Ah! tenez! vous n'avez pas de cœur!...
JULIA, reprenant son sérienx.
Ah! mais vous n'êtes plus drôle, vous savez... Vous étiez si gai autrefois... vous êtes devenu lyrique...
DE SAUVES
Lyrique! alors, je n'ai plus la note! Je la reprendrai, soyez tranquille... En attendant, je veux.,.
J U LIA, le pooMut Tora k cbambr« de gauche.
Oui, oui, nous reparlerons de cela plus tard... mais allez, je vous prie... Plus tard...
Ce soir?
Oui, ce soir.
DE SJLUYES.
JULIA
DE SAUVES
Après le dîner, dans la serre? ^
Dans la serre, oui... (sonneue.) Il va venir, vous savez...
Elle le poasM vers la gauche.
DE SAUVES
Vous j serez?
JULIA, le poussant toujours à gauche.
Mais certainement!... Que vous êtes enfant 1...
DE SAUVES, lui baisant la main.
Ce soir, Juiia?
JULIA
Oui, baisez ma main... C'est cela... oui!... (siieiefait es-
trer à gauche et referme la porte. — Seule.) Oh! mais, CC revenant
est insupportable I
Elle va pour sortir, Fondreton sort de la chambre de droite.