LA RACE JUIVE DEVANT LA SCIENCE
LA QUESTION JUIVE
L'exode du peuple juif. — La question juive fut de tous temps.
— Elle fut toujours sociale, jamais religieuse. — Le péril juif. — La lutte fatale. — Les enseignements de la science.
— Inexorabilité de la loi dustruggle for life. — La disparition de la race juive.
Lorsque Ton suit d'une façon attentive, et en y apportant quelque esprit critique, les phases diverses de l'évolution à travers les siècles de ces quelques nations, grandes ou petites, aux civilisations plus ou moins raffinées, qui depuis deux mille ans se sont partagé l'Europe, on est de suite frappé par un fait dont la répétition constante, aussi bien dans le temps que dans l'espace, prend bien vite une signification singulièrement intéressante.
Ce fait, c'est l'exode véritablement étonnant du peuple juif se répandant à travers le monde aryen sans jamais y trouver de patrie, toléré seulement, souvent pourchassé avec une sauvagerie que ne peut suffire à expliquer la passion religieuse, et cependant réapparaissant toujours fort et toujours maître, grâce à la souveraine suprématie de l'or.
ta question juive, en effet, est loin d'être nouvelle. Elle date, — l'histoire nous le prouve, — des premiers temps mêmes d'Israël, et s'est manifestée en Egypte sous les Pharaons, tout comme elle se manifeste dans notre Europe moderne.
En tous temps, les juifs furent regardés comme V ennemi par les peuples au milieu desquels ils vivaient, et c'est ce qui nous explique comment, durant tout le moyen âge, à des époques presque périodiques, nous voyons en chaque ville ou village les chrétiens se lever, comme entraînés par une force invincible, et marcher à la croisade contre Juda. Et, entre ces périodes de violences,
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le juif ne bénéficie même pas de l'indifférence ; il est et demeure toujours l'être abject et mé- * prisé.
D'où vient ce mépris, d'où cette passion ? C'est que, de tous temps, la question juive fut de nature purement sociale, et non point religieuse, en dépit des prétextes qui motivèrent les soulèvements violents contre les fils dlsraël *.
Les * sus aux hérétiques ! » proférés par une populace déchaînée et furieuse avaient en réalité une autre signification et n'étaient vraiment qu'un cri de ralliement pour les soldats de la misère se rébellionnant enfin, las de leurs exactions contre les affameurs.
L'histoire d'hier étant celle de demain, les causes se répètent et pareillement leurs conséquen-
1 Dans la séance du sénat italien du 17 février 1879, M. le marquis Popoli, l'un des fondateurs de l'unité italienne et l'ami du roi Victor-Emmanuel, a prononcé les paroles suivantes :
« La question des juifs n'est pas en Roumanie une question religieuse, c'est une question sociale. Les juifs en Roumanie sont envahisseurs. Les Roumains ne veulent pas être opprimés par eux. Les juifs appauvrissent la Roumanie par l'usure, lis ne parlent même pas la langue roumain». »
ces, et les transformations ne sont que de détails.
Et voici comment, aujourd'hui comme aux temps anciens, nos sociétés se sentent menacées par un péril juif, et cela d'autant plus vivement que nos mœurs, affinées par dix-huit siècles de civilisation, et justement en raison de cette civilisation, se trouvant imprégnées d'un sentimentalisme faussement libéral et philosophique, ont donné aux juifs toute commodité d'exercer longuement leur action dissolvante.
Aujourd'hui, par exemple, la mesure semble comble, et la goutte d'eau qui doit faire déborder le vase est proche de tomber.
c< Si j'en crois certains présages, en France, d'ici à très peu de temps, il n'y aura plus de place au soleil que pour les protégés cosmopolites des consistoires d'outre-Rhin ou de la Société des missions de Londres, et, comme les catholiques, les libres-penseurs non sectaires seront proscrits ou persécutés *. »
4 Revue française, du 15 novembre 1889. — Lionel Radiguet, « Alléluia de la Juiverie ! » p. 588.
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LA QUESTION JUIVE
j Tel est le cri d'alarme que lance, dans un re- I marquable article paru récemment dans la Revue | française, un écrivain distingué. Or, cet appel j douloureux n'est point présentement une manifestation isolée et platonique ; bien au contraire, il trouve aujourd'hui des échos terribles, non seulement en France, mais aussi en Allemagne
* Edouard Drumont. — La France juive devant l'Opinion, p. 17.
et surtout en Russie et en Autriche, où la crise !
juive est particulièrement âpre et redoutable.
Au surplus, en ce temps, Israël tout entier sait que la lutte est inévitable et que le jour est proche où, suivant le mot d'un juif connu à M. Jacques de Biez, mot rapporté par M. Edouard Drumont, « nous irons combattre sur la place de la Concorde pour savoir à qui restera Paris * ».
Et pourtant, cette lutte sans merci, qui dès à présent apparaît comme fatale, est-elle réellement bien nécessaire ? Et, en vérité, n'y a-t-il que la révolte qui puisse rétablir l'équilibre normal actuellement détruit ?
Heureusement, non ! La science, en effet, nous apprend que ce qui a nom la justice immanente n'est point une simple rêverie de moraliste, et, d'une manière concluante, elle nous démontre qu'il est à la question juive une solution inattendue, inéluctable cependant : la disparition de la race survenant par des causes naturelles, en raison même des lois inexorables de la lutte pour la vie.
L'HYPERPOLYANDRIE JUIVE
Utilité des observations démographiques. — Les recensements dans l'antiquité. — Les dénombrements modernes. — La répartition des sexes dans les races humaines. — La prédominance numérique de l'élément mâle. — L'hyperpolyandrie des races européennes. — Naissances légitimes et illégitimes.
— Une anomalie apparente. — Les rapports des sexes dans les divers pays. — Examen des statistiques coloniales. — Les rapports des sexes en Nouvelle-Calédonie, aux îles Marquises, à Tahiti et à Moorea, aux îles Tuamotu et aux îles Gambier.
— La prédominance masculine est constante. — Quelques exceptions. — Exagération de l'hyperpolyandrie chez les Juifs. — Observations nombreuses à ce sujet. — Comparaisons entre les naissances des Juifs et celles des autres races.
— L'hyperpolyandrie chez les Roumains. — Les Juifs en Algérie. — Le relevé des naissances juives en Algérie.
Un peu de tous temps, les hommes ont compris l'intérêt des observations démographiques. L'existence même des peuples étant implicitement liée à la plus ou moins grande multiplicité de leurs membres, il était naturel et fatal que
Ton se préoccupât de mesurer en quelque sorte la vitalité nationale en faisant le simple dénombrement des individus.
Aussi, trouvons-nous dans les histoires les plus reculées la mention de recensements nombreux portant parfois, mais rarement, sur le total global des sujets, plus ordinairement indiquant, uniquement, la quantité des hommes valides, ou mieux des guerriers, c'est-à-dire de ceux dont la mission était d'assurer à l'ensemble de la communauté la sécurité et une prospérité florissante.
! Aujourd'hui, nous procédons avec plus» de mé-
thode; nos civilisations, en effet, ne sauraient s'accommoder de renseignements aussi som- | maires.
I Nous voulons connaître non pas seulement
v des totaux bruts, mais la décomposition complète
i de ces totaux, et, fidèlement, nos relevés statis-
j tiques enregistrent les diverses particularités inté-
; ressant l'âge, le sexe, la race, la nationali Jp, aussi
bien que l'état social de chacun d'entre nous.
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Cette minutie dans le détail observé est loin d'être sans objet, et, nous lui devons plus d'une constatation importante.
Il en est, entre autres, une, simplement curieuse à un premier abord, et qui, cependant, est d'une grosse conséquence : c'est celle qui est relative à la répartition des sexes dans les races humaines. Lorsque Ton considère, en effet, les tables de recensement des diverses nationalités, il est un fait qui se dégage tout d'abord et frappe par sa constance à peu près absolue, c'est la prédominance numérique en faveur des êtres du genre masculin.
Chez les peuples civilisés, en Europe, notamment, l'hyperpolyandrie, — c'est ainsi que Ton désigne cette numérique prédominance masculine, — se manifeste toujours; il n'y a, entre les diverses nations, que des différences de degré, et, ces différences sont en général assez faibles, ainsi que le prouvent tous les pourcentages établis par les démographes.
En Europe, la prédominance mâle est d'envi-
ron 5 p. 100 en moyenne ; le relevé suivant, qui indique le nombre de naissances masculines pour 100 naissances féminines, et que nous empruntons à un remarquable travail du docteur Debierre, — les naissances étant réparties en légitimes et illégitimes, et les chiffres portant toujours sur un total de plusieurs années, — est à cet égard d'un enseignement particulièrement concluant.
Pour 100 naissances féminines, il y a eu comme naissances masculines :
En France, pour la période 1856-1866 : légitimes 105,35, illégitimes 103,20 (ensemble 105,13) ; en Angleterre, 1860-1870 : légitimes 104, illégitimes 104 (ensemble 104,5) ; en Autriche, 1863-1870 : légitimes 106, illégitimes 104,6 (ensemble 106,4) ; en Belgique, 1850-1859 : légitimes 105,3, illégitimes 103 (ensemble 105,1) ; en Danemarck, 1850- 1859 : légitimes 105,1, illégitimes 104,3 (ensemble 105) ; en Hollande, 1860-1869 : légitimes 105,7, illégitimes 103,8 (ensemble 105,6); en Norwège, 1871- 1872 : légitimes 105,3, illégitimes 105,3 (ensemble 105,3) ; en Prusse, 1868-1874 : légitimes 105,4, illé-
moindre dans les naissances naturelles que dans les légitimes.
, C'est là une anomalie apparente dont nous trouverons plus tard, au cours de ce travail, l'explication rationnelle.
Mais poursuivons la revue de ces phénomènes en les suivant dans les documents officiels.
Les statistiques coloniales publiées par les soins du gouvernement de la République sont, à cet égard, pleines d'enseignements des plus instructifs, et elles nous démontrent péremptoirement que les faits de prédominance masculine que nous avons déjà constatés en Europe se retrouvent pareillement dans les diverses autres régions du globe.
En Nouvelle-Calédonie, par exemple, le dernier recensement donne pour la population indigène des tribus un total de 13.924 hommes et de 11.969femmes,soitll6,2hommesp. 100 femmes 1 .
Aux îles Marquises, nous trouvons, en 1886,
* Statistiques coloniales publiées par le ministère du commerce, de l'industrie et des colonies, année 1888, p. 45.
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