‹ L'agriculture et l'élevage dans la République ArgentineChapitre 28 sur 140 · DANS LA RKPIHLIOI E A1U»ENT1NE · texte numérisé non relu

DANS LA RKPIHLIOI E A1U»ENT1NE

Province de Santa ¥é [Suite;,

llectaivs.

Hectares.

Monte Paraguayo -28,800

Monte Paraguayo al .Norle 06. 000

Pilar 16J99

Piquele 1.012

Piy Margall 2.908

Progreso 10. 12'*

Providenca 18,899

Pujato 4.016

Pujol 9.618

Rafaela 1 .") . 659

Raquel i:j.499

Reina Margarila 16 . 199

Kivadavia 9 . 449

Roca (Présidente) 22 . 139

San Agustiii iO . 035

San Carlos 30.036

San Gerôninio 1 0. 799

San José 4 . 7a3

San Vicente o . 400

Santa Clara 16. 199

Sanla Clara de Bueua Visla 9. U9

Santa Elena 16.788

Santa Maria 18.318

Saguier 15 . 659

Santurce 10.799

Sarmiento 10.799

Sauce y Lubary 7.171

Souto Mayor 16.199

Sunchales 27.300

Susana 21.869

Tunas (Las) 6 . 378

Umberto 1° 16.199

Vila 16.199

Virginia 9.000

Cayaslâ (Uépar» de San José) 8 . 100

Helvecia 17.718

Santa Rosa 18.899

San José 18.224

.\ldao (Dépar' de San (Jerôniino).. . 13.499

Belgrano 10.799

Bauer 2.700

Carcano 5 . KH)

Concepciuii 13.000

Corondina i . 750

Elisa 2.700

ftessler 6.750

Jrigoyen 8 . 100

l.asLenia 18,936

Larrechea 13. 499

La Algarroba 3.510

Maciel 3 . 375

Maradona 3.000

Margarila 8. 100

Orono 5.703

Ortiz 13.000

PiamouLt^ 10.799

.San IJenaro 10.799

San Joaqiiin 3 . 645

San Jor^'e 13.000

San Martin 14.849

Sastre 13.000

Thomas 10.790

Aldao (Dépar' d'irionduj 8. 100

Amistad... 12.014

Armstrong 13. 499

Bustinza 9.499

Canada de Cornez 35.857

Cai*aociolo 9 . 449

Correa 10.799

Germania 59 . 481

Jewel 16.199

Larguia 9.112

Marull 4.050

Montes de Oca 8.100

Rodrigaûez 2.700

Sanla Isabel 17.549

Santa Teresa 14.874

Tieljen 3.359

Tortugas 10.796

Union 5.400

Wheelwrighl 10.799

Arequito (Dépar^ de San Lorenzo).. 12.900

Arleaga 8.100

Candelaria 26.998

Carcaraûd 21 .295

Clodomira 21 .599

Iriondo 10.799

Jésus Maria 1 1 .474

J. M. Ortiz 4.400

Pellegrini 8.000

Pampa 2.800

Piamonlesa 6.000

Uepublica 3,200

Roca (Cenerar 18.899

L'AGRICULTURE ET L'ÉLEVACJE

Province de Santa Fé (Suite),

Hectares.

Roldan 10.799

San Gerônimo 10.799

Sjin José 7.000

San Lorcnzo 1>1 .:)99

Santa Catalina 6.000

Toscana 9.900

Urquiza :i.600

Hectares.

Sauce (Dépar* de Rosario) i. 167

Augier (Dépar' de (i'. Lopez) 7.700

San Urbano 479

Teodolina 1 .961

Venado Tuerlo 304

Villa Conslitucion 2.700

Pro%iiiee d*Ciitre Itios.

Cerrilo (Dépar* du Parana) 2

Crespo 5

Brugo 4

Florenlina 2

Hernandarias 10

Santa Maria 2

Villa Urquiza 10

Municipal 10

Auli 3

Argentina

Meron 2

Cuesta 2

San José (Dépar» de Colon 13

Nueva

Hugues

Pereyra

San Anselmo

San Juan

Santa Rosa

Sol de Mavo

Granja (Dépar* de liuaiguay)

Retiro

San Antonio

El Paraiso

San Martin

Nueva Roma

San Carlos

Capraia

Ejido (Dépar^ de Guaîguaychù) . . . .

Moran

Sarandi

Santa Maria

Loreto Vêla

Santa Valentina

Basavilbaso

Spangenberg

Perieccion (Dépar* de TUruguay)..

Caseros

Rocamora

Ejido (Dépar^ de Nogoyà)

Sauce

Nueva (Dépar^ de Tala;

Fédéral (Dépar* de Concordia) . , . .

Libertad (Dépai* de la Federacion)

Ejido

Mandisobi

Belga (Dépar^ de Villaguay

Nueva Alemania

Alvear (Dépar* de Diamante]

Ejido

Province de Cordoba.

Sampacho 17. 700

Chacabuco 21 . 644

Sarmiento 11.400

Maipû 21.644

Tortugas 16.233

Garibaldi 5.421

Santa Cecilia 4.058

Espinillo

Adela

Marco s Sastre . .

Juarez Celman.

Olmos

Montes Grandes Cordoba

Los Angeles 2t. 350 i Leones

DANS LA RÉrUBLlOlE ARGENTINE

Province de Cordoba > Suite),

Hectares.

Elisa 26.921

Tixier 4.143

Italiana 2. 367

San Francisco 21 . 645

Iturraspe 21 .645

Malbenina 10.822

San Pedro 16.233

Milessi 20.749

Hectares.

Freire 21.645

Luxardo 10.822

Monte del Toro 5.411

Arrufo 3.411

Caroya 7.025

Villa Maria 4.396

Vêlez Sai'sfield 4.210

A cette longue énumération de colonies il faut ajouter celles que le gouvernement national fît tracer à différentes époques dans les gouvernements, telles que : Candelaria et Santa Ana sur le territoire de Misiones ; Formosa, sur le territoire du même nom ; Resistencia, dans le Ghaco ; Linares, Conesa, Général Roca, Bajada del Turco, Juntas des Limay et Ghelforô dans le gouvernement du Rio Negro.

Je n ai fait cette longue énumération que dans le seul but de montrer au lecteur l'intérêt qui s'est développé dans la République Argentine pour la culture du sol. La population de toutes ces colonies n'est pas à beaucoup près celle qu'elles pourraient contenir, mais il est hors de doute que, si l'immigration continue dans les mêmes proportions, Tépoque n'est pas éloignée où elles formeront des centres ruraux assez importants. Comme les terrains sont bon marché ei les délais de payement commodes, les premières familles d'agriculteurs, qui arrivent dans une colonie, essayent naturellement de posséder beaucoup plus de terrain qu'elles nen peuvent cultiver. Ainsi par exemple, dans la plupart des colonies nationales, les lots ont une étendue de 100 hectares. Une famille composée, par exemple, de cinq personnes ne peut, comme l'on comprend, cultiver un pareil terrain, elle en cultive la dixième partie et souvent moins et destine le reste à l'élevage, en changeant chaque année, si cela est possible, dans le même lot, la situation delà partie qui doit être cultivée. L'augmentation de la population et la nécessité toujours croissante de tirer du terrain le plus grand parti possible amèneront avec le temps de nouvelles subdivisions du sol jusqu'au moment où l'équilibre s'établira entre les nécessités réelles et véritables de l'agriculteur et l'étendue de la petite propriété. Ceux qui arrivent maintenant et ceux qui arriveront encore pendant quelques années sont naturellement ceux qui profiteront des conditions favorables permettant à l'agriculteur européen de se rendre possesseur du terrain dont il a besoin.

Aujourd'hui on lui vend à crédit le terrain, les instruments de travail et les animaux, on lui avance les vivres pendant la première année, et il est exempt de la cote personnelle dans les années de mauvaise récolte. Dans quelques années peut-être, ces libéralités n'auront plus raison d'être, et ceux qui désirent encore émigrer dans la République Argentine pour se livrer à l'agriculture feront bien d'avoir présent à la mémoire tous ces avantages.

7i L'Af.UICLLTLIŒ Kï L'ÉLEVAfiK

L'époque des semences el des récoltes varie cependant, comme l'on comprend, dans les différentes provinces argentines, suivant le climat, qui, à son tour, est déterminé par leur situation géographique et la configuration de leur sol.

Dans la province de Buenos Aires, dans celles d'Entre Rios et de Santa Fé, Ton i^ème le blé, l'orge el Tavoine, de mai à juillet; le maïs, de septembre à novembre: la luzerne en avril et mai, septembre et octobre. L'on récolte le blé, Torge H l'avoine en décembre et janvier; le maïs de février à avril, et la luzerne do novembre à avril.

L'époque des semences et des récoltes varie généralement très peu dans la partie peuplée de la République, parce que, si d'un côté les provinces du Nord ont dans les vallées un climat plus chaud que celles du Sud, il arrive de l'autre que sur les plateaux l'élévation du sol compense la moins grande obliquité des rayons solaires.

La canne à sucre se sème dans les provinces de Santiago, Tucuman, Salta, Jujuy et Corrientes et dans les gouvernements du Chaco, Formosa et Misiones dr juillet à octobre et se récolte de juin h octobre de Tannée suivante. Le riz se sème de septembre à octobre et se récolte de mars à mai. La mandioca se sème en juin et se récolte d'avril à mai.

Le sol, qui a encore peu perdu de ses phosphates naturels, donne en général si les pluies ne scmt ni trop fortes ni trop rares, d'abondantes récoltes. Un seul inconvénient semble avoir été observé : c'est que la semence dégénère après un certain temps; se produisant ainsi qu'il a pu déjà être observé chez les animaux. (4ette idée m'a été suggérée par une très sage mesure du gouvernement de Santa Fé. qui ordonna, il y a peu de temps, l'achat en Europe de grandes quantités de semences de blé, pour être distribuées aux cultivateurs. L'intention visible de cetti? mesure n'est autre que de contribuer à l'amélioration du grain qui, à ce qu'il semble, est devenu avec le temps trop léger.

Les rendements ordinaires du sol sont, par hectare :

Blé i.KMl

Maïs égrainé 3 .000

Lin 800

Riz avec enveloppe 3 .1K)0

KiN>s.

Tabac 850

Canne à sucre io .000

Luzerne sècho 2 . 500

Alberges l . 200

Kiz sans enveloppe 1 .500 ' Haricots \ .200

Pommes de terre t2.oO(ï \ Pois chiches 1 .-iOO

(les rendements sont, bien entendu, les rendements moyens de terrains simplement bons, d'arrosages suffisants el d'une époque normale.

Les prix ordinaires qu'atteignirent. Tannée pri'cédente (1888 , les |)rodmt^ agricoles sur la place de Buenos Aires, sont les suivants :

Luzerne, les i(HX) kilo- ,> 2o.T(*. ' Semence de navel, le kil.i. . . .> O.OiK

Orge, les 100 kilos 2.81 Blé. les 100 kilos 4.61

Lin. le kilo i».05:{ Son, le kilo 0.025

Maïs, les l(H> kilos :\.'M\ Farine, les lO^Miilos to «

DANS LA RÉPUBLIQUE AR(;ENTLNE 7

La valeur du terrain varie beaucoup d'une province h l'autre H même dansune seule province, suivant la situation, la qualité du terrain et 1rs distances. Ainsi, par exemple, tandis que le prix moyen des ventes en 1888 dans l'arrondissement de Patago nés, dans la province de Buenos Aires, n'a point dépassé \ piastres l'hectare, celui de larrondissement de Barracas a atteint 4.639 piastres, 83. La raison en est qoe l*arrondissement de Patagones se trouve à l'extrémité S.-O. de la province entre les rios Xegro et Colorado, à la limite du gouvernement du Rio Negro, tandis que celui de Barracas est simplement séparé de la capitale de la République par le Riachuelo. Les arrondissements, où la terre vaut 100 piastres Thectare et moins, sont en grand nombre. Dans les petits arrondissements qui entourent la capitale, les terrains sont déjà d'un prix si élevé, qu'ils ne servent plus pour l'agriculture; l'on nV peut guère exploiter que rhorticullure ou le jardinage.

Dans la province de Santa Fé, les terrains sont en général moins chers que dans celle de Buenos Aires. Dans l'arrondissement de la capitale, au Nord, Ton obtient l'hectare, lorsque l'on achète de grandes propriétés, au prix de 2 piastres; tandis que dans celui de Rosario le prix moyen des ventes a été de i 488 piastres.

Dans la province d'Entre Rios qui possède le meilleur terrain de la République, recouvert de la plus épaisse couche végétale et où le pays est singulièrement favorisé par un réseau de fleuves et de cours d'eau, le prix de l'hectare est à la porlét.*^ de toutes les bourses, puisque, sauf de rares exceptions, il n'atteint pas 50 piastres. J'appelle spécialement sur cette province l'attention des agriculteurs européens.

Dans la province de Corrientes la terre est également très bon marché. L'eau abonde et le sol est de bcmne qualité. Le Nord de la province a un climat assez chaud. La valeur de l'hectare n'atteint pas en moyenne 20 piastres.

Dans la province de Gordoba, les terrains ne sont pas aussi bon marché <jue dans la précédente, tout au moins dans la partie frontière de Santa Fé. Dans celle de San Luis la terre est très bon marché, mais cette province a l'inctmvénient de son climat sec. Les terrains ne pouvant profiter de l'arrosage artificiel sont très bon marché dans les provinces des Andes (Mendoza, San Juan, La Rioja et Catamarca), tandis que dans celles qui jouissent de cet avantage ils sont très chers.

Les tableaux qui suivent donneront au lecteur une idée plus précise de la valeur de la terre dans la République et c'est pour cela que je ne crois pas nécessaire d'insister davantage sur ce sujet.

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