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DANS LA nÉPLBLlQLE ARGENTINE 81
ÏjQ chiffre de 1.107.788.907 piastres correspondant àla capitalede la République est l)asé sur 6.949 ventes effectuées Tannée précédente. Pour arriver à ce chiffre, j'ai vérifié ]a valeur moyenne du mètre carré dans chaque paroisse ; de la superficie totale, j'ai ensuite déduit le 15 0/0 pour les rues et les places, et j'ai enfin multiplié la superficie qui restait par la valeur moyenne du mètre carré respectif. I/on voit donc que j'ai procédé scrupuleusement. Les chiffres correspondant aux l^rovinces de Buenos Aires, Santa Fé, Entre Rios et Cordoha sont également basés sur les ventes effectives. Les valeurs de Gorrientes, San Luis, Mendoza, San Juan, La Rioja, Calamarca. Santiago, Tucuman, Salta, Jujuy, Misiones, Formosa, Ghaco et La Pampa : je les ai calculées en me basant sur les déclarations faites par les propriétaires lors du recensement. Il est inutile de dire que je me suis abstenu de tout optimisme. Enfin les chiffres correspondant aux gouvernements de Neuquen, Rio Negro, Chubut, Santa Gruz et la Terre de Feu ne sont que présumés puisqu'ils sont basés sur une valeur moyenne hypothétique de Fhectare.
I^e chiffre susceptible d'objections est celui de Salta. évidemment trop bas. L'hectare vaut sûrement dans cette province en moyenne 2 piastres, si celui de Jujuy vaut i^.70. Le chiffre peu élevé de Salta a pour cause principale la circonstance suivante: au moment où j'ai terminé la compilation de cet ouvrage je n'avais point encore obtenu les renseignements correspondant à quatre arrondissements de rette province parmi lesquels un très important, celui de Metan. La valeur de la propriété rurale de ces arrondissements aurait sans aucun doute haussé la valeur moyenne de l'hectare dans toute la province.
Il n'est peut-être pas exagéré d'estimer la valeur totale de la propriété rurale de la République à 3 milliards de piastres.
Le quart de la superficie totale des terrains affermés se trouve dans la province «le Buenos Aires qui est la plus importante comme population, superficie et richesse. Une superficie de 7.494.997 hectares est répartie entre 9.053 locataires. Les superficies affermées sont en général d'une étendue considérable s'il s'agit de l'élevage «lu bétail, tandis qu'elles sont bien moins grandes lorsqu'on les destine à Tagriculture. Le prix annuel du fermage par hectare varie beaucoup, d'un arrondissement à l'autre, suivant la valeur de la terre. L'on peut toutefois considérer comme prix extrêmes le 3 et le 20 0/0 de la valeur du sol et comme prix moyen le 8 0/0. ï-ics chiffres ne rentrant pas dans ces limites sont exceptionnels.
Gi-joint quelques détails sur les fermages. Le lecteur fera bien de comparer ces chiffres avec ceux correspondante la valeur de la terre pour se donner ainsi, dans n'importe quel cas, une idée du revenu que donne le sol.
Je répète que quelques-uns de ces chiffres, comme ceux d'Ajô et d'Alvear, par exemple, ne sont qu'exceptionnels.
L AdUlCLLÏURE Eï L ÉLE\A(iE
L'affermage des terres.
ARRONDISSEMENTS
ou
DÉPARTEMENTS
Cd
ca