U.OK
Gouvernement de Rio Negro
Viedma
L agriculture argentine non seulement suffît à sa consommation, mais encore exporte le trop plein de sa production, comme l'on peut s'en rendre compte par les chiffres qui suivent et qui embrassent une période de dix-huit années.
ANNÉES
QUANTITÉ
KXPORTÉE
Son.
Kilos.
Orge.
ANNEES
QUANTITÉ
EXPORTÉE
Farine.
Kilos.
Lin.
ANNÉES
QUANTITÉ
EXPORTÉE
Mais.
Kiloi.
Pommes de terre.
L'AGRICULTUBK ET LÉLEVAGE
ANNÉES
QUANTITÉ
EXPORTÉS
ANNÉES
QUANTITÉ
EXPORTÉS
ANNÉES
QUANTITÉ
EXPORTÉE
Fourrage.
Fourrage (SuUe).
Blé (Suite),
Kilos.
Kilos.
Kilos.
Blé.
L*année passée a été particulièrement désastreuse par ses pluies excessives, au point que plus de la moitié des récoltes ont été perdues. Mais Tannée 1887 démontre déjà ce que sera l'agriculture argentine dans une dizaine d'années. Si la progression constante que Ton a observée jusqu'à ce jour se continue plus tard, seulement dans la dixième partie, Ton atteindra bientôt des chiffres étonnants. Il est déjà hors de doute que les produits alimentaires, les produits du sol et le bétail, réservent à la République Argentine un bel avenir.
LtLEVAGE
Je dois d'abord prévenir le lecteur qu'il ne rencontrera dans cet ouvrage qu'un essai statistique de l'agriculture et de l'élevage dans la République Argentine.
Pour les études agronomiques, le temps nécessaire a manqué et de plus je n'ai point les connaissances spéciales qu'il faut ; ce n'est point davantage leur place dans un recensement.
Le lecteur qui désire se rendre compte des détails techniques et économiques concernant l'agriculture et l'élevage devra consulter les ouvrages spéciaux qui traitent de ces matières.
Le recensement d'octobre de Tannée précédente donne pour toute la République le nombre suivant d'animaux d'élevage:
Nombre de tétcs.
Race chevaline 4.262.917
Chèvres i .969.765
Nombre de tètes.
Anes et mulet? 430.940
Porcs 403.203
Autruches 477.075
Lamas 47.738
Les chiffres qui étonneront sans doute nos éleveurs sont ceux des espèces ovine et bo\'ine. Us croiront tous que le chiffre de l'espèce ovine est de 20 0/0 au-dessous de la vérité, tandis que celui de l'espèce bovine est exagéré d'autant. En ce qui concerne l'espèce ovine on peut à juste titre penser que le chiffre donné par le recensement est inférieur au chiffre exact. En effet, en 1888, on a exporté 131.743.339 kilos de laine et 28.054.616 kilos de peaux de bêtes à laine. Si Ton admet que le poids moyen d'une toison est de 2 kilos, il résulte que seulement pour la quantité de laine indiquée ci-dessus correspondent déjà autant d'animaux que ceux indiqués par le recensement. Il faut encore ajouter les animaux correspondant aux 28 millions de kilos de peaux de bétes à laine et toute la laine qui n'a pas été tondue. Mais comme dans ces derniers temps l'on s'est efforcé sur une vaste échelle d'améliorer l'espèce ovine dans les établissements d'élevage, il serait très possible que le poids moyen d'une toison soit de 2 kilos 1/2 au lieu de 2 kilos, et alors il n'y aurait plus de raison pour douter de l'exactitude du chiffre du recensement. Il est non seulement possible mais très probable, que les établissements d'élevage ayant diminué le nombre de botes à laine en aient beaucoup amélioré la qualité.
Quant aux animaux de la race bovine que tous, y compris moi-même, croyions moins nombreux, l'on ne peut que s'en rapporter au chiffre donné par le recensement, parce que les déclarants, s'ils peuvent avoir un intérêt quelconque à altérer la vérité, n'en ont sûrement pas pour déclarer un nombre d'animaux supérieur à ceux qu'ils possèdent en réalité, c'est plutôt le contraire qu'ils feraient, c'est-à-dire en diminuer le nombre. Il est de. plus bien connu que, depuis la mémorable conquête du désert (aujourd'hui gouvernement de la Pampa) par le général Roca, l'élevage de l'espèce bovine a pu prendre de grandes proportions dans cette vaste région qu'occupent aujourd'hui les arrondissements : du Général Villegas, de Trenque Lauquen, Guamini, Alsina et Villarino et dans tout le gouvernement de la Pampa. 11 fa ut de plus avoir présent à la mémoire, pour comprendre l'augmentation de l'élevage de la race bovine, qu'il y a vingt ans lorsque llorissait l' industrie des salaisons, le nombre des animaux qui donnaient lieu à cette industrie était de beaucoup supérieur au nombre actuel; le Brésil et la Havane étaient alors un grand débouché pour ces viandes salées. Les choses ne sont plus les mêmes aujourd'hui, et la consommation de l'espèce bovine a beaucoup diminué. Il n'est donc point extraordinaire que, l'espace réservé à l'élevage ayant augmenté, et la consommation ayant diminué, l'élevage de l'espèce bovine se soit ainsi développé.
Les espèces ovine, bovine et chevaline, suivant une classification d'après leurs conditions de vie et de sang, donnent les chiffres suivants :
ANIMAUX
Espèce bovine.
Espèce ovine.
Espèce chevaline
» d'élevage ordinaire
» de race croisée
)) » pure
Totaux
L'amélioration de l'espèce bovine n'est pas à beaucoup près aussi prononcée que celle de lespèce ovine; quant à l'espèce chevaline l'amélioration en est encore moindre que pour l'espèce bovine. L'importation des chevaux de race pure se fait presque exclusivement en faveur du sport.
Les autruches domestiquées qui sont nombreuses puisqu'elles sont au nombre de 477.075 se divisent en 149.550 ordinaires, qui sont les autruches américaines; 25.406 de race croisée ou autruches africaines, nées dans le pays; et 2.119 autruches africaines. Toutes ces autruches vivent dans des parcs clos. L'autruche libre ne se rencontre guère plus qu'à l'extrémité ouest et sud de la République. La population qui s'avance de l'Est à l'Ouest et du Nord au Sud les a refoulées vers le désert. Les lamas, qui sont en nombre considérable dans la province de Jujuy, y sont employés pour les transports.
La répartition des animaux, par provinces et gouvernements, donne lieu au tableau suivant :
PROVINCES
ou