KT VOLONTÉ AUSSI CONSTANTE QU' ACTIVE ET ÉNERGIQUE
Si j*ai succombé avant d'être arrivé à un résultat
plus complet dans la tâche que 'j'avais entreprise, je n'en suis pas moins parvenu à créer une industrie nouvelle qui rapporte dès aujourd'hui à l'agriculture française une augmentation annuelle de plus de soixante millions de produits et à révéler l'existence dans le sol dé la France d'un capital de plus de quinze milliards de francs *, en donnant aux terrains qui renferment les gisements de phosphate de chaux une plus-value d'un milliard au moins.
Tel est, dès aujourd'hui, le résultat acquis de l'œuvre que j'ai accomplie : si lessacrifices et les engagements que j'ai pris pour y parvenir, m'ont réduit depuis 16 ans à demandera un travail incessant la satisfaction des besoins du jour, j'ai du moins assez vécu pour voir rendre à mes travaux les hom* mages dont ils ont été honorés :
1° Par le Jury de l'exposition générale d'agriculture en 1860, qui leur a décerné la grande médaille d'honneur en émettant le vœu qu'uNE récompense nationale me fût accordée.
2° Par le jury de l'exposition internationale de Cologne en 1865, qui leur a accordé la grande médaille d'honneur, et par la demande officielle que
1 . Voir les rapports de MM. Dumas de l'Institut, Pommier de la Société centrale d'agriculture de France, Tisserand directeur de l'Enseignement supérieur de l'agriculture et Lecouteux secrétaire général de la Société des agriculteurs de France, pages LXIII, LXXI, CLIV et CLXVIII de l'Annexe.
me fit faire le ministre de Prusse par l'intermédiaire du ministre de l'agriculture de France, de mes collections exposées, pour les galeries des académies agricoles de Poppelsdorf près Bonn et de Tharand près Dresde.
3° Par le jury international de l'exposition universelle de 1867 qui m T a décerné un grand prix \
4° Par la demande d'uNE récompense nationale adressée le 1 er mai 1869 au ministre d'Etat par les hommes les plus haut placés dans la magistrature, la science et l'agriculture 2 .
5° Par l'Institut de France (académie des sciences), qui m'a décerné le prix Morogues 3 .
6° Enfin par la Société des agriculteurs de France, en émettant le vœu, par acclamation, qu'uNE récompense nationale me fût accordée \
Avant de terminer cette notice, déjà trop longue, je crois devoir faire connaître comment prit fin le leurre dont on m'avait bercé pendant près de trois années en me faisant demander, le 18 février 1860, un prêt de deux millions, sur les 40 millions destinés à venir en aide aux industries manufacturières.