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La quantité employée dans notre pays a donc augmenté dans les proportions de 1 à 4, et cela depuis quinze ans seulement !
On peut compléter très utilement ces renseignements en comparant les quantités employées en France et à.
Le total de 1.045.475 tonnes pour 1909 correspondrait à 1.521.000 tonnes de superphosphates.
Il ne faut pas oublier que nous possédons en Algérie et en Tunisie des gisements considérables de phosphates et que nous pourrons dans l'avenir puiser à ces sources. On aura une idée de la richesse des réserves algériennes et tunisiennes quand nous aurons indiqué le développement des exportations de nos colonies de l'Afrique du Nord * :
Expéditions annuelles de phosphates.
En milliers de tonnei.
d'Algérie. de Tunisie.
Enfin, on doit noter qu'à ces chiffres, relatifs à une production que la France n'est pas seule à utiliser, il y a lieu de joindre les scories de déphosphoration déjà fort appréciées par la culture dans notre pays. Nous disposons annuellement (1911) d'une quantité qui n'est pas inférieure à 602.000 tonnes.
Aux Etats-Unis, la production des phosphates, et notamment des phosphates de la Floride et du Tennessee^ est devenue considérable. Depuis dix ans, Tcxporlation s'accroît, bien que la consommation soit déjà considérable. Il est curieux de noter ces chiffres. Ils prouvent bien clairement que partout dans le monde Tusage des fumures phosphatées devient plus fréquent et que la technique agricole moderne subit les mêmes transformations qu'en France.