‹ L'aïeuleChapitre 14 sur 158 · SCENE VIII ' JEANNE, LA DOUAIRlLRf · texte numérisé non relu

SCENE VIII ' JEANNE, LA DOUAIRlLRf

JEANNE

Grand'mère, ne voulez-vous pas que j'aille au-devanl de mon père....

LA DOUAIRIÈRE

Je ne veux pas que lu l'exposes à voir ses regards lombcr d'abord sur rétran!;ore; je ne veux pas (pie l'on le prouve une l'ois de plus (pie dans celle maison lu occupes la dernière place, loi, à (jui tout devrait appartenir.

Il L'AÏEULE.

jr-ANNIi.

Mais si vous sa\ ioz comme la duchesse csl bonne pour \otie Jeanne ! Elle ne mérite pas la froideur que vous lui lémoignez.

LA DOUAIRIÈRE

De la froideur! ce n'est pas cela! je la hais, celle femme, elle et sa fille! Sans elle, tu n'aurais pas dlé comme une étrangère sous le loil qui l'a vue nailre... Orpheline, aussi bien do ion |)ère vivant que de la mère morte, voilà ce qu'elles ont fait de toi! Comprends-tu niainlenanl pourquoi j'achève ma vie dans la haine, dans la douleur et dans les larmes ?

JEANNE

Grand'mère, je vous aime bien, vous m'aimez aussi, j'en suis sûre, et pourtant vous me rendez malheureuse...

LA DOUAIRIÈRE

Tais-toi! les voici!... (Entrée du duc, de la duchesse, du commandeur.)

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