L.V DOUAI RIICRE
Beaucoup dépensé, vous voulez dire?
LE COM.MANDEUR
Et souffert ensuite de n'avoir plus rien à dépenser.
LE DUC
Le roi a ajouté : « Duc, votre maison a rendu de trop grands services à la France, pour qu'on la laisse s'éteindre dans la personne de son dernier représentant. Nous voulons qu'une de vos filles hérite de votre nom et de votre duché-pairie, avec le droit de les transmettre à son futur époux ; nous vous offrons ainsi pour votre enfant une belle dot contre laquelle l'esprit économe de >L de Turgot n'aura rien à dire. » j t I -^
LA DUCHESSE. t/lM ^^ IC^/J-^
La faveur royale, cette fois-ci, ne comblera pasdes ingrats.
LA DOUAIRIÈRE, vivement. -* i-Cv *^^ t— '—
Vous parlez de ma petite-fille, mailame, car j'espère que c'est en son nom que l'acte a été enregistré.
LE DUC
Jeanne n'est-elle pas l'aînée? Je n'aurais eu garde d'agir autrement!
LA DOUAIRliîRE.
Monsieur le duc, voilà une bonne nouvelle; je me félicite (lavoir vécu assez longtemps pour l'apprendre. Tenez, je vous dirai un mot que je n'ai pas prononcé depuis plus de vingt ans : Je suis heureuse, et je vous rends grâces!
LE DUC
Votre bonheur, madame, sera plus complet lorsque je vous aurai appris que notre jeune héritière est à la veille de son mariage.
LA DOUAIRIERE.
Vous avez choisi p^ur ma iielile-fillc un mari. . sans m'en prévenir?
Li: DUC.
Ce n'est pas moi ijui l'ai choisi.
io LAlEULli.
LA DOUAlRIKUli.
(Jui donc ?