‹ L'aïeuleChapitre 31 sur 158 · I.V DOUAiniKIŒ · texte numérisé non relu

I.V DOUAiniKIŒ

Ce mariage, c'est la fortune, c'est le bonheur de Jeiuine.

LE COMMANDEUR

Sa fortune, oui ; mais quant à son bonheur...

LA DOUAIRIÈRE, d'un air impérieux.

C'est le bonheur de Jeanne.

LE COMMANDEUR, s'indinanl.

C'est son bonheur, madame la marquise.

LA DOUAlRliÎRE.

Très-bien.

LE COMMANDEUR

Quoiqu'il ne soit pas tout à fait certain que les jeunes gens soient fort épris l'un de l'autre.

Quand l'amour ne vient pas avant le mariage, il vient après!

LE COMMANDEUR

A moins qu'il ne \ienno pas du tout.

LA DOUAIRIÈRE, fièrement.

Il viendra, monsieur.

LE COMMANDEUR

Du moment que madame la marquise l'ordonne... il viendra... certainement.

LA DOUAIRIÈRE

Le jeune homme apporte une grande fortune, ma petite fille lui transmet, en cch.inge, le litre de duc et pair ; c'est lui ipii sera son obligé, imiis je veux que ce mariage s'accomplisso sans relard. Dites cela de ma part au duc et à la duchesse.

LE COMMANDEUR, à part.

Diable, mais ce n'est pas tout à fait ce que j'ai promis do aire.

LA DOUAIRIÈRE

Dites leur que j'ai porté bravement jusqi'ici la rC'^ponsa- 1 ililé du bonheur de ma pclite-hlle, mais que je suis bien vieille et que je n'ai pas le temps d'attendre. Aile/, mon neveu ; je puis compter sur vous?

LE COMM\M)EUR

Sur... sur moi?. . .

LA DOUAIRIÈRE

Je m'en rapporte à vous.

Li: COMMANDEUR.

(y'e.-.l Convenu, madame la nuinpiise; vous ne s.iurie/, cr.iire ;isei- quelle exaclilinle j'aicompli-i toujours les rouunissiono 'iunl on lue charge! 0' b'inrliuc et s'élaignc.) ^.-^ ^^.^i^ *-'

ACTK DEUXIÈME. 3*5

LA DOiAiniiau:.

All(V. ! (Lo rappel^inl.) A pmpos, vous iivioz qii(>I(lti(> cIiO.^O à nie dire ?

LE COMM.VNnnUR.

Oh! cela n'en vaut plus la peine, madame la marquise, nous ne serions peul-clre pas enlièromonl d'accord...

LV DOUAlUllilUv.

Allez donc, mon neveu 1

LE COMMANOEUIl.

J'y vais, madame la marquise! (a part.) Ma cousine Jeanne scra'bien contenle de moi. (il sort.) Viy'A ^ . /L p ^

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