‹ L'aïeuleChapitre 4 sur 158 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, JEANiNE.

JEANNE, entrant.

Mais qui est-ce qui l'a placé là ?

C'est moi, not' demoiselle !

JEANNE

Biassou! J'aurais dû vous deviner !... il n'y a que vous pour penser ainsi toujours à moi.

BIASSOU

Faites excuse, not' demoiselle! je n'ons pensé qu'à l'agnelet. La pauvre petiot venait de perdre sa mère et je me sommes dit comme ça : Portons l'orphelin à l'orpheline, l'un et l'autre ne se feront point de mal.

JEANNE

Oui, père Biassou, vous ne l'oubliez pas, l'orpheline; vous

i L'AÏEULE.

l'aimez comme vous avez aimé ma mère, et jo voiir; le rends bien fie tout mon cœur !...

BiAssor.

En a vez-vou5 de ces bonnes paroles pour le pauvre monde ! . . . c'esl comme du miel !... Mais au château, tous tant qu'ils sont, ils devraient être à deux genoux devant vous.

GERMAINE

Anciennement c'était comme ça, mais aujourd'hui..,

JEANNE

Aujourd'hui tout le monde est parfait pour moi.

BIASSOU

Est-ce bien vrai ça, not' demoiselle?... les bons n'aiment point à se plaindre, même quand ils ont le droit de le faire.

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