‹ L'aïeuleChapitre 83 sur 158 · ACTE QUATRIEME. 'J · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME. 'J

LE DUC, l'inlorronipant.

Madame! parpitië pour celle enliuil...

L\ DUCHESSE, continuant.

Il croit... que la cause de ta maladie... que la cause du danger qui avait menacé tes jours... il croit que... c'est... que c'est ta mère I... que c'est moi!...

BLANCHE, elle se jelle à son cou et l'embrasse avec transport.

Tieris!... tiens!... voici ma réponse!...

LA DUCHESSE

Ohl ma fille I... ma fille bien- ai niée!...

LE DUC

Blanche!

BLANCHE

Mon père!... je me traînerai à vos pieds... j'y mourrai plutôt... mais vous ne me prendrez pas ma mère!...

LE DUC

Blanche^ tu me brises le cœur... Tu m'accuses d'être injuste, cruel, mais c'est pour te sauver que je veux t'emmener loin d'ici! Va! lu ne soupçonnes pas à quel point je suis malheureux! Tu ne sais pas à quels horribles combats, à quels déchirements mon âme est livrée... mais je donnerais ma vie, entends-tu, oui, ma vie tout entière, pour être convaincu que je puis, sans danger, te confier à l'amour de la mère. Mon Dieu ! vous le savez, une fois déjà, je me suis laissé convaincre par ses serments, je me suis laissé loucher par ses larmes, à elle, mais aujourd'hui l'horrible menace se dresse de nouveau, comment puis-je la combaltre autrement que par la fuite?... Que faut-il que je fasse?... je ne sais plus, je ne sais plus!... (il sanglote.) , " ô^- •'' f^ • •

liLANCIIE.

Mon père, il faut nous laisser l'une à l'autre... Ah! vous ne la connaissez pas, ma mère ! vous n'avez pas, comme elle, depuis mon berceau, veillé sur moi des nuits entières!... vous n'avez pas passé votre vie à deviner mes pensées, à satisfaire mes moindres désirs, à pleurer quand j'étais souiïrante, à chercher votre bonheur dans mes plus petites joies I... C'eit elle qui m'a appris ma première prière !... et vous exigez que je m'en sépare?... Oh! c'est impossible... vous ne vouiez pas me faire mourir... et je ne vivrai qu'à côté de ma mère !...

LA DUCHESSE

Merci, Blanche!... je n'ai jamais souffert!... je ne me rappelle plus aucune peine, aucune douleur!... Un moment comme celui-ci, des paroles comme les tiennes... embrassent une éternité de bonheur!... Monsieur le duc, reprenez votre fille!... la voilà libre!... emmenez-la!... son cœur reste avec moi; vous ne nous aurez pas séparées...

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