‹ L'aïeuleChapitre 98 sur 158 · SCÈNE VII Les MÊMES, BLANCHE, et GASTON, j^ ^^^ »AcA · texte numérisé non relu

SCÈNE VII Les MÊMES, BLANCHE, et GASTON, j^ ^^^ »AcA

BLANCIIE. ^

Nous allons nous séparer, Jeanne, mais ce n'est pas pour longtemps; lu nous rejoindras.

I GASTON

Oui, nous venons, en présentant nos adieux à madame la marquise, la supplier de vous permettre de venir nous rejoindre bientôt.

LA DOUAIRIÈRE

Vous rejoindre? '

BLANCHE

Je serai bien malheureuse, madame, si vous lui défendiez d'assister à mon mariage.

LA DOUAIRIÈRE

Ah! vous voulez qu'elle vous serve de demoiselle d'honneur, qu'elle vous pare elle-même de cette couronne de mariée qui vous donnera tout, à vous, l'amour, le bonheur, la richesse!... vous voulez que ce soit elle...

BLANCHE

Oh! ne me refusez pas, madame ; si vous saviez combien ce refus me rendrait malheureuse, combien je souffre déjà à la pensée de me séparer d'elle...

JEANNE

Blanche! ma sœur!

LA DOUAIRIÈRE

La pauvre enfant!... la voilà, en effet, toule émue, toute Iremblanle...

BLANCHE, souriant tristement.

C'est que je ne suis pas encore bien forle, madame!... on dit que j'ai élé tout près de mourir, et le moindre ch.igrin sutTil pour m'al)altre. Tenez, dans ce momonl, je me sens plus laible que de coutume.

L\ DOUAIRIÈRE

Allons, remettez-vous... voyons... (lui désijjnani le verre) prenez cela!... Jeanne sera libre d'agir comme il lui plaira!

BLANCHE

Soyez bénie, madame!... (Elle s'approche du gucriJon ; Jeanne s'en approche vivement aussi; Blanche tendant -la main pour prendre le verre.) Tu as entendu, petite sœur?

JEANNE

Oui, j'ai bien entendu... (elle met la main sur le verre) et j'ai bien compris! (La douairière la regarde avec ctonnement.)

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