FORCES CENTRIFUGES
On sait qu’un capsulisme R. M. se compose de deux engrenages dont les cercles primitifs roulent l’un dans l’autre.
Un premier moyen d’équilibrage est de maintenir fixes les centres de gravité en faisant tourner les deux engrenages autour de leur axe, en ayant soin que l’engrenage à nombre impair de dents, ici une dent, soit équilibré dynamiquement et ait, par exemple, pour
longueur un nombre entier de pas ou soit équilibré en conséquence. On voit, fig. 4, un tel dispositif. Il n’y a, en somme, dans ce cas, pas à faire d’équilibrage à proprement parler. Mais si l’engrenage extérieur ne tourne pas, comme cela a lieu le plus souvent, et, dans ce cas, nous l’appelons stator, alors l’engre-
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nage intérieur ,rotor, tourne en créant une force centrifuge égale au carré de la vitesse w de rotation multiplié par l’excentricité du rotor et par sa masse. Le balourd est assez petit dans les petites machines pour être négligé, surtout si le stator est en caoutchouc.
Dans les machines plus importantes, on emploie les procédés suivants :
a) Rotor flottant.
Si l’ensemble du rotor a une densité égale à celle du liquide pompé, la pompe est équilibrée; en effet, dans la pompe, l’ensemble (rotor, liquide) tourne à la même vitesse.
On gagne toujours à avoir recours à ce procédé, même partiellement. Il est évidemment d’autant plus facile à employer que les appareils sont plus grands. Mais il n’est pas applicable avec les fluides gazeux.
b) Equilibrage par des masses additionnelles.
Le principe de ce procédé est schématisé ci-contre : Les cercles (fig. 26) sont les cercles primitifs des deux engrenages. Une masselote M est accrochée au centre O: de l’engrenage à une dent, et une g'issière entoure le centre O:
de lengrenage à deux dents, de façon que la M soit toujours Ciamétralement opposée à O;, par rapport à On.
Ou bien (fig. 27), deux roulettes r roulent sur un cercle
ET gtr es
concentrique à O: pour maintenir O: M en position. On voit que comme Où, O: est en général petit (actuellemeht quelques millimètres) la masse M peut être beaucoup plus petite que la masse du rotor.
De tels dispositifs sont généralement placés à chaque extrémité du rotor.
Dans une variante, ayant à équilibrer une soufflante qui à comportait deux rotors fixés
Fig. 27 l’un au bout de l’autre, l’un ayant un pas à droite, l’autre un pas à gauche, de façon à éviter toute poussée axiale, j’ai placé l’équilibrage entièrement au centre et réalisé suivant le schéma de la figure 28.
On reconnaît le schéma de la fig. 27, mais la masse M a été divisée en deux. |
M équilibre une partie du rotor calculée de façon que les efforts centrifuges qu’il produit compensent exacte-
— —ment les efforts centrifuges qui tendent à faire fléchir l’arbre commun aux deux rotors et le galet remorqué par M équilibre le reste non équilibré par M.
De tels dispositifs conviennent pour les liquides et les gaz, mais plus particulière- | ment pour ces derniers, en
LRO G VE
raison des pertes par frottement qu’ils engendreraient dans les liquides.
On pourrait concevoir les masselotes d’équilibrage à l’intérieur du rotor. On pourrait aussi les placer entièrement hors de l’appareil, ce qui serait peut-être intéressant pour de grosses machines.
c) Equilibrage à quatre corps ou plus de quatre.
On sait que si dans une même enceinte on met plusieurs balourds, on peut en les plaçant convenablement les compenser plus ou moins complètement les uns par les autres.
Dans le cas d’un capsulisme R. M., au moins quatre capsulismes
semblables, convenablement placés, permettent un équilibrage rigoureux.
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Cn peut voir pour chacun des dispositifs représentés aux fig 29 à 34, que sous la réserve que les rotors soient équilibrés chacun autour de son axe propre, et qu'ils soient tous semblables, on peut toujours les caler dans des positions telles que les projections des forces centrifuges aient une résultante nulle.
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