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I. Salle d'hôpital fermée et encombrée

DE Ibid. ibid.

NT, Amphithéâtre de la Sorbonne, non ventilé, après le séjour de 900 personres pendant une heure et demie.

IV. Salle d'école primaire bien close, ventilation nulle. V. Même salle, ventilation imparfaite.

VI Écurie fermée; air recueilli à la fin de la nuit. VII. Écurie dss Alpes durant l'hiver, calfeutrée, habitée par des hommes et des animaux. j

L’acide carbonique n’agit pas comme un gaz inerte, c’est un poison, mais son action toxique ne semble pas être spécifique ; elle paraît plutôt provenir de l’impossibilité où se trouve l'organisme d'opérer l'échange des gaz du sang avec ceux de l'atmosphère, dès que le rapport entre l’acide carbonique et l’oxygène que contient cette atmosphère dépasse une certaine limite,

MM. Regnaulr et Reiset ont montré qu’un excès d’oxygene peut, en effet, contrebalancer l’action toxique de Pacide carbonique; des chiens et des lapins peuvent vivre dans une atmosphère formée de 30 à 40 °/, d'oxygène, 47 à 37 ‘|, d’azote et 25 °/, d'acide carbonique.

Lies

En résumé, l’acide carbonique se conduit à la façon d’un enduit dont on recouvrirait les surfaces de la peau et des poumons, enduit qui empêcherait mécaniquement l’exhalation des gaz du sang veineux, et par conséquent l’hématose. (A. Gautier, Chimie appliquée à la physioloyie, à la pathologie et à l'hygiène.)

Mais les malaises que nous ressentons dans les endroits mal aérés ne sont pas seulement dus à l’augmentation de la proportion d'acide carbonique, mais aussi à l’appauvrissement correspondant de la proportion d'oxygène.

F. Le Blanc a montré que si dans un air la quantité d'oxygène reste normale, la teneur en acide carbonique peut être assez fortement augmentée sans trop d’inconvénients. Un chien de forte taillé à pu supporter une atmosphère contenant 80 ‘}, d'acide carbonique en volume ; il restait encore 70 ‘/, d’air normal, soit 16 ?/, d‘oxygène.

Snow plongea des oiseaux dans une atmosphère contenant 21 °/, d'oxygène, 59 °/, d'azote et 20°}, d'acide carbonique ; ils y saccombèrent, mais moins vite que dans un air formé de 19,75 d'oxygène, 74,25 d'azote et 6 seulement d'acide carbonique.

La limite extrème des milieux respirables paraît être donnée par la Composition de l’air expiré; cet air contient 4°}, d'acide carbonique et 16 ‘/, d'oxygène; une lampe s’y éteint; l'homme peut encore y vivre, mais non sans de violents malaises ; un séjour prolongé dans un tel milieu pourrait devenir fatal.

F. Le Blanc, qui a trouvé jusque 1 °/, d’acido carbonique dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, admet que le

séjour de l’homme dans une telle atmosphère ne saurait se prolonger sans exciter une sensation de malaise prononcée.

La combustion du charbon dans nos foyers et dans les réchauds surtout, peut également vicier l'air lorsque le tirage n’est pas fait d’une façon suffisante. Dans ce cas, outre l’acide carbonique, on trouve une certaine quantité d'oxyde de carbone, dont la présence rend l’air irrespirable. Nous savons combien l'oxyde de carbone est toxique ; il forme avec l’hémoglobine une combinaison stable de laquelle il est très difficilement déplacé par l'oxygène de l'air. Il suffit de 1 °/, d’oxyde de carbone pour rendre l'air très dangereux et même mortel.

La ventilation doit donc être opérée d’une façon largementsuffisante partout où se trouvent réunies un certain nombre de personnes : salles d’école, amphithéâtres, laboratoires, théâtres, casernes, hôpitaux ; dans ces derniers, surtout, il s’agit non seulement de renouveler Pair, mais encore d'entraîner les germes putrides. On a ainsi reconnu que la quantité de 6 à 10" par heure et par individu qu’on fournissait autrefois n’était pas suffisante ; aujourd'hui, à hôpital Necker et à Lariboisière, on injecte plus de 60" d’air par heure et par lit.

Les habitants des maisons mal aérées de nos quartiers ouvriers, forcés de vivre dans une atmosphère pauvre en oxygène, chargée d’acide carbonique, de vapeur d’eau, d’exhalaisons miasmatiques diverses, arrivent peu à peu à l’anémie, à la scrofule et souvent à la phtisie. Ces effets se remarquent plus généralement chez les femmes et les

FOTOS enfants, et chez ces derniers arrivent souvent des fièvres éruptives, le muguet et les affections diphtéritiques.

Dans les plus grandes agglomérations d'individus, sur les navires, dans les casernes et les prisons, les effets sont plus rapides et plus intenses. Ce sont des fièvres typhiques, des maladies de la peau, de l’herpès, le scorbut et le typhus endémique lui-mème. (A. Gautier, Chèmie appli-

quée à la physiologie.)

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