L'Alberta, région centrale
Depuis quatre :années je m'occupe activement de colonisation en faisant connaître à mes compatriotes les avantages réels que possède l’Aïberta-Centre au
. double point de vue du commerce et surtout de l’agri-
culture. J'ai la satisfaction de dire que mon travail n'a pas été perdu, car un bon nombre de colons ont répondu à mon appel, et ceux-là se trouvent dans une $ituation qui promet beaucoup pour l'avenir.
Je comprends la responsabilité de ma mission, et eu mettant à profit l'expérience du passé, je crois utile , eb même nécessaire de réunir en un petit pamphlet quelques notes recueillies ici et là au cours de mes, voyages à travers l’Alberta-Centre qui serviront à guider avec certitude ceux qui désirent venir prendre leur part d’ héritage que notre pays met à leur disposi- : tion. ‘
La condition du colon dans l'Alberta, comme ailleurs, n’est pas sans difficultés, qu’on ne se fasse pas d'illusions sur ce point ; il est vrai que le sol est riche que le climat est beau, que le pays est avantageux pour le commerçant, pour le fermier ainsi que pour l’ouvrier, mais il faut se fixer, faire de nouvelles connaïssances., et surmonter l’ennui de sa paroisse natale, se mettre à l'œuvre pour se faire un nouveau foyer et subir un genre de vie spécial aux provinces de l'Ouest cana-, dien. ,
Cependant à tout homme sobre, travaillant, écono-
‘ ne, nous prométions l’aisance, la; prospérité et le bon- . “’heur: x ;
Rérv. J. -À. Oveucerre, Missionnaire colonisateur. :
>? h L . —4— | L’ALBERTA-CENTRE
On comprend sous le nom de l’Alberta-Centre, comme-ce nom l'indique, la partie centrale de l'Alberta, située, géographiquement parlant, sur les côtes Nord — et Sud de la Rivière Saskatchewan. TS
‘Edmonton, la capitale de l'Alberta, en est le chef-
lieu commercial. Cette ville est très importante et ‘deviendra pour }’Alberta ce que Winnipég” est pour
. le Manitoba, et Montréal pour Québéc.
«L’Aïlberta-Centre est une seconde proviñïce de Qué-’ bec : De la prairie, du bois, des rivières, des lacs, de ‘la pêche, de la chasse.” Des paroïsses canadiennesfrançaises, avec leurs prêtres et leurs institutions reli- -
: ; Rév. Père LACOMBE,; M. H. PICARD premier missionnaire. | | ’
premier colon.
Fr
gieuses. L'aspect de l’Alberta-Centre est des plus pittoresques dans sa beauté. On n’y trouve aucune montagne moitié bouleversée et d’un aspect terrible, ni prairie interminablef sans arbre et d’une monotonie attristante. La prairie ondulée avec des collines et des bosquets, la prairie couverte d’herbe et de fleurs, parsemée de bouquets de peupliers et de saulés, et d’épinettes réjouit la vue et donne la note gaie.