PREMIÈRE ANNÉE FASCICULE VIII
DIRECTEUR ADMINISTRATEUR
Jacques des Gâchons Edmond Girard
40, rue de Buci. rue Jacquier;, 8.
( Le jeudi soir, de 8 h. à 1 1 h. )
SOMMAIRE
TEXTE
jacques des gâchons Le Prince Naïf héritier
d'une race maudite f/re partie).
ILLUSTRATIONS
Alexandre skon . . . . f . . , Lettre ornée initiale.
andhré des gâchons La salle d'horreur. —
oAquàrelle.
id. La vierge aux yeux clairs.
Dessin hors texte.
id. La haute terrasse.
id. Le fantôme.
id. La lampe libératrice.
id. Les litanies funèbres.
id. La fuite.
id. Le village aux toits rases.
ABONNEMENTS ET PRIX DU FASCICULE
Un an
Six mois
L'exemplaire
japon
impérial
60 fr.
japon
français blanc
12 fr.
papier
fort teinté
6 fr.
3fr.
0 fr. 5o
De l'édition de luxe , tirée à 60 exemplaires numérotés , il ne reste qu'une série de japons français blancs.
Chaque fascicule, composé de vingt-quatre pages, contient au moins une aquarelle hors texte, (coloriée par l'auteur dans les 10 exemplaires sur japon impérial ), des images, dans le texte, et plusieurs têtes de page, lettres ornées et culs de lampe originaux. Au bout de l'année, on aura un volume in-16 soleil d'environ 3oo pages illustré d'une vingtaine d'aquarelles inédites et de nombreuses gravures.
Dépositaire général : Gagné et Boalinier, jg, boni. St-MicheU Dépôts principaux : M. Brasseur, galeries de l'Odéon; M. Bailly, rue de la Chaussée d'Antin, 11; librairie Dentu, 36, avenue de l'Opéra; M. Le Campion, i>, passage du Saumon; Jlammarion, boulevard des Italiens; Sevin , boulevard des Italiens.
Collaborateurs de ToAlbum des Légendes
MM. Andhré des Gâchons, Paul Ôècquet, Antonin Buteau , F. A. Cazals, John M. Clark, Maurice Denis, Henri Gentil, Alphonse Germain, Eugène Grasset, Léonce de .foncières, G. Ricard-Cordingley, A. Osbert, P. Ranson, Pierre Roger, Alex. Séon, etc; pour les images.
Jeanne des Ayettes , René Boyïesve, Henry Buteau, J. Blanchedieu, Charles Buet , Jean Carrère, Edmond Coutances, J.-L. Croze, H. Degron , Georges Docquois, Béatrix de la Ferté, L. Michaud d'Humiac, Tristan Klingsor, Louis Le Cardonnel , Marc Legrand, G. de Lautrec, Jean Lorrain, Roland de Mares. Maurice Maeterlinck, Henri Mazel, Smart Merrill, Paul Mi mande, Emile Pouvillon , Hugues Rebell, Henry de Régnier, Adolphe Retté, Georges Roussel, Paul Revoil, G.' Soulier, Hyani Sélo, George Vanor, Jacques Yvel , Fernand Weyl, etc.; pour les contes et légendes.
NOTULES D'ART
Le Théâtre Minuscule. — Quelques mots d'explication pour ceux de nos lecteurs qui ne connaissent pas cette petite scène intime.
Le Théâtre Minuscule fut imaginé en 1891 par Andhré et Jacques des Gâchons. Il ne s'agit pas ici d'ombres, mais de tableautins lumineux, à peine grands comme une page d'inoctavo. Dans la salle, l'obscurité complète. Derrière « la toile » une lampe , un machiniste et un lecteur.
Voici les « pièces » qui virent tour à tour le « feu de la rampe » du Minuscule. Nous donnons la date des « premières ».
La Tour noire, lumîno-conte en i5 tableaux. Texte de Jacques des Gâchons, décors d'Andhré des Gâchons (8 décembre 1891 ).
Amants-lys , lumino-rêve-mystique en i3 tableaux. Texte et décors des mêmes ( 10 janvier 1892).
Khou-Fou , poème égyptien de Léonce de Joncières; deux décors du même de Joncières (20 janvier 1892).
La Lofelèï, strophes de G. Simon, d'après Henri Heine, musique de scène de Robert Simon, 3 décors d'Andhré des Gâchons (9 février 1892).
L'Enfant, prose traduite de Frédéric Hebbel , par J. des Gâchons, décor d'Andhré des Gâchons (9 février 1892).
Série de décors sans texte, peints par Georges Ricard- Cordingley : ('Pleine mer, Orage, Epave ) et Paul Bocquet (La récolte du varech, Les gallets , Silhouettes , 'Barque échouée ).
En 1892-1893, relâche pour cause de service militaire des jeunes « directeurs ». Cependant :
Les petites ambitieuses , poème de Jacques des Gâchons 5 décors d'Andhri (juin 1893). Puis vinrent :
Le prince naif héritier d'une race maudite, lumino-conte en 16 tableaux par Jacques et Andhré des Gâchons (2 décembre 1893).
L'Etoile rouge, revue-express en 12 tableaux par Henri Gentil (3o décembre 18931. Texte de L. Larcade.
'Uincelli , poème de Georges Docq.ôis, deux décors d'Andhré des Gâchons (3o décembre r 89 3 ).
Toutes ces pièces (et une foule d'autres petits essais), virent le jour dans l'atelier « directorial » puis furent transportées'dans certains salons, voire en province. Parmi les soirées dont le succès fut le plus franc, nous citerons celles qui eurent lieu chez M. le pasteur Fourneau, boulevard Pereire; chez M>e Martin-Fèuille'è , a la sous-prefecture d'Ktampes; chez Mme Giràudeau, rue d'Amsterdam ; chez M™c la comtesse de Froidefond des Farges, à Versailles; chez M. le commandant Quelle, à Laon ; chez M. le docteur Aubert, rue Claude Bernard; chez M»^' Blanche Roger, place de Clichy; chez M«»e Peyrot des Cachous, à Sains-Richaumont dans l'Aisne, etc.
L'hiver prochain une représentation un peu plus « solennelle 0 sera organisée et tous nos abonnes et collaborateurs ont convies. Ce sera pour novembre ou décembre.
Li\: >. — Les Angoisses par Edouard de Morsier
( Lemerre éditeur). « Le rêve est une fleur que t*on ne cueille
~i le poète s'attache-t-il surtout à une profession
de foi toute matérialiste et un peu désenchantante. Les plus
beaux passages sont ceux où , ses haines dTiomme oubliées, il se plonge dans le sein de Nature :
Les angoisses du cœur, le doute qui torture, Tout s'apaise et s'enfuit lorsque Ton vient vers toi. Au-dessus de cette souffrance de vivre s'étend le Paradis très calme, un peu froid, où règne, en sa Volonté Accomplie le grand poète mort le mois dernier et que toutes les jeunes écoles, respectueuses , accompagnèrent à sa dernière terrestre demeure. M. de Morsier nous semble marcher vers ce Paradis très calme, un peu froid. Mais peut-être comme le fait pressentir la « dédicace à Cœcilia » a-t-il déjà bifurqué vers un sentier de joie. — Notre Art de Jrance , par Alphonse Germain (2 fr., chez Girard). Cette étude est un complément à ce livre magistral paru Tan dernier, Tour le Œïeau et que tout les amis de l'art doivent posséder. Notre cher collaborateur Alphonse Germain esl un croyant, doué d'un caractère, d'une fermeté admirable. Toute œuvre sortie de sa main — pastel ou prose d'art — le peint admirablement. Il s'exprime lui-même. Et combien rare cette marque de sincérité en notre temps factice ! L'art français n'avait pas encore rencontré pareil défenseur, d'ardeur si belle. D'ailleurs dans son hardi plaidoyer pour nos artistes du XIIe siècle, il n'oublie pas l'art en général : « L'art est dictame. Dieu nous l'a donné pour nous consoler des laideurs terrestres et nous élever à l'extase, au suprasensible, même au moyen des sens. C'est pourquoi Dieu, et admirons en ceci sa bonté infinie , a voulu que les floraisons d'art s'épanouissent tantôt dans un endroit et tantôt dans un autre. Ainsi se renouvellent, toujours consubstantiels, jamais semblables, les féeriques décors, les paradisiaques mirages. » p. 12.
Les revues amies. — Lire: l'Ermitage { directeur H.Mazel), le Mercure de Jrance (dans le numéro d'août de beaux poèmes d'Henri de Régnier) la Plume, les Vages littéraires, un nouveau confrère de Genève (vers de L. Malosse, L. Duchosal et de bonnes critiques), Studio (au fascicule de juillet un beau projet de tapisserie de Burne-Jones, un très curieux ex libris de R. Anning Bell), L'Art et la Vie, La Nervie, The Book TSuyer, de New-York, le Critic, sur lequel nous reviendrons et le magnifique Cosmopolitan.
J. Bl.
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