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Cacouna.—Ses bains de mer.—Ses belles baigneuses.—A vis paternels aux voyageurs de long cours.
Que de moments passés à mirer aux eaux pures Nos épaules d'argent, nos glauques chevelures ! Qu'étoilaient le corail et l’ombre du rocher! Que de nuits à nager près des plages sereines, A folâtrer, tandis que nos sœurs, les Sirènes Attiraient à l’écueil, par leurs voix souveraines, La barque désireuso et craignant d'approcher!
Cet heureux temps n’est plus. Nos royaumes sans bornes S'étendent désormais solitaires et mornes.
Plus de joyeux ébats, de fêtes, ni de jeux!
Hélas! pourquoi faut-il qu’un tel pouvoir expire!
Un Dicu plus grand que nous a repris son empire :
C’est lui seul maintenant qui dans les eaux respire,
Lui qui fait leurs beaux jours ot leurs jours orageux.
Eh bien, n'importe, ami! n’importe ; sur nos grèves, Viens proinener ton deuil, et ta joie, et tos rêves ; Viens, que le flot soit noir ou qu’il soit clair et doux. Si, déesses des mers, nous en fumes bannies, Nous y restons encor, fantômes ou génies, Et nous avons toujours de vagues harmonios À chanter au passant qui se souvient de nous. — Les Océanides, AUTRAN.
Lecteur ami, jamais je ne vous ferai l'injure de prétendre vous en remontrer sur Cacouna, ses séduisantes beautés, ses
() Tothe Editor of the Morning Chronicle,
SiR,—T have been much gratified by your liberal and flattoring notice of the late “ gathering of the clans ”” at Mrs. Brown’s Restaurant. At the same time, I feel it my duty to supply an omission in your account of the proceedings, and also to bring proof of a fact of which you seem to entertain some doubt.
It was decided at the meeting that the chiefs and others who should attend tho gathering, in May next, should be requested, to appear in full Highland costume. During the discussion which arose on the subjet, a proposal was made to havo the kilts of étoffe du pays, but this was immediately quashed by our worthy chief, who has ordered a web of the real clan tartan from the ‘ land of the Gael, ? so
bains de mer, $es bals, ses pique-niques, ses jeux athlétiques, ses courses de chevaux, ses parties de pêche, le luxe de ses hôtels, pendant toute la belle saison.
Quel est, en effet, le citadin, qui n'ait été prendre sa place parmi les six cents touristes, à la table d'hôte du Saint-Lawrence Hall, ou aux autres hôtels rivaux ?
{n’y a pas, » dit M. Tassé, «que l’étranger qui aille animer de sa présence ces localités enchanteresses, qui ont pour noms Cacouna, la Rivière-du-Loup, la Malbaie et bien d'autres. Pe toutes les parties du pays, les hypocondriaques et les dyspeptiques y accourent, et ceux dont la santé est plus florissante, croient devoir également aller respirer l'air bonifiant du Saint-Laurent et du Saguenay. Cacouna est aussi recherché que Plombières et Vichy, en France, et nous ne serions pas surpris que les demoiselles à marier, imitant l'exemple donné autrefois, à l’occasion des eaux fameuses de Pyrmont, fassent mettre dans leur contrat de mariage, qu'elles pouraient tous les ans aller passer une saison à Cacouna. »
Messieurs les capitalistes, les rentiers de Québec et de Montréal, se sont donné la main, pour transformer un bourg,
jadis solitaire, en un des lieux les plus fashionables, les plus riches du Canada. Grâce à MM. Molson, Hamilton, Thompson, Young, Cook, John Ross, Wm. Poston, Henderson et Ferrie, et mille autres, de jolis cottages, des chalets suisses ou
that he and tho fifty-ninth descendants may make an imposing appearance on the eventful day. At the same time he strongly recommended the clansmen to learn the names of the several portions of their national costume, such as philibeg, sporan, claymore, skene-dhu, &e., and to provide the articles required, All present agreed to follow his advice, with one exception, à modest man who swore, with emphatic sacre, that he would wear his culottes, on the occasion. With reference to your implied doubt as to the lineal descent of our chief from Jules de Berry, I am happy to say that I can bring unquestionable proof of the interesting fact. In a rare work, (which may be found in the cireulating library of the ‘ Cerclelittéraire de Saint-Sauveur, ”) entitled ‘ Histoire du Clanne Fraisere depuis la création, *” par Q. Fraisere, Paris, À. D, 1168, Tome I, Page 573, is an account of the indentical banquet given to Charlemagne, by the nobleman above refered to. It was on this interesting occasion that the family received its name. The knight, on bendod knee, presonted x plate ofstrawberries to his guest who, surprised at the pleasing incident, for the fruit was not in season, exclaimed, (the Emperor’s knowledge of the French was limited,) Hallo ! fraises, Sir de Berry ! and condescended to partake, After enjoying the luscious fruit, he ordered that, to commemorate the event, his host should for the future bear the
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CACOUNA. 331 |
des demeures princières ont surgi de terre comme par enchantement : le tout, parce que les bains de mer de Cacouna sont salutaires, que la vie y est peu dispendieuse, que les Vapeurs et le Grand-Tronc en rendent l'abord facile.
Bons habitants, voulez-vous m'en eroire : «Ne tüez pas la poule qui vous pond les œufs d’or. » On se plaint que nombre } de vos charretiers sont sans merci dans leur tarif de prix, grossiers, même aux dames: ne pourriez-vous pas chaque été, vers la Saint-Pierre en faire pendre un couple, pour amé- il liorer les mœurs des survivants! Badinage à part: si vous voulez conserver votre précieuse poule en santé ct bonne pondeuse, ne la déplumez pas de trop près. Veillez à ce qu'on lui laisse au moins les grosses plumes ; autrement, elle s'envolera dans l’Intercolonial, à Matane, à Gaspé même, ou par les steamers, à Tadousac, à la Malbaie. N’en voulez pas à un vrai ami, qui a le courage de vous dire la vérité : 11 faut tant de courage, ces années-ci, pour la dire. Je conçois, que « Cacouna ait des charmes irrésistibles pour la jeunesse dorée de nos villes ; verdoyant Elysée des jouvenceaux imberbes en vacance, fiers de posséder, chevaux, chiens, équipages :
nberbis juvenis, tandem custode remoto,
Gaudet equis, canibusque, etaprici gramine campi.
Il n'y a qu'un inconvénient, pour les donzelles, en quète de
title of Fraiser, jocularly adding (Charlemagne was fond of capital jokes,) that no one could fail to see the derivation of his name, for he had it both in French and English, Fraiser de Berry. It will thus be seen that our chief is not descended
from a man of straw, but from a man of strarwberries,
The clan, however, existed long before this period. No reasonnable doubt can be entertained of their direct descent from one of the sons of Noah, and perhaps they existed even before the deluge. Indeed, the rare work above mentioned
gives, in tome I, page 125, an aflidavit from an eye witness, who deposed that he
saw Japhet going into the ark, carrying a large tin box with a bras padlock»
(Tubal-Cain’s patent probably,) on which was inscribed in white letters “ Papiers des Friseurs. ” These were no doubt papers relatingto the clan, though some
crities, (envious of our antiquity) insinuate that they were only Madame Japhet’s
curl-papers, stored away for use in the ark, and locked up to keep them from her quarrelsome sisters-in-law.
Again I thank you, Sir, and beg to inform you that whenever you call at my house, the bumper of Gleniivat is at you service.