TABLEAUX
L'Eglise de la Congrégation.
La Purification, copiée par TaéopniLe HAMEL.
Le bon Pasleur.—La Vierge.—Suint Paul.— Saint Jean. par A. PLAMoNDox.
L'Eglise de Saint-Roch a été bâtie en 1812; le site en fut donné par l'hon. John Mure. Détruite par l'incendie du 29 mai 1845, elle fut rétablie dans la même année et ouverte au culte le 25 décembre.
Tableaux—Maitre-Autel : Résurrection de Jésus-Christ, CHaurs.
Autel—Saint-Hoch : Saint Roch el une Vierge, par BLaNcHano.
Autel de la Sainte-Vierge : Sain!le Famille, Couin nE VERMOND.
Chœur—Côté droit : Suinte Famille.
Côté gauche : Un Christ.
La sacristie avant 1845 contenait le portrait de Pie VII et celui de l'Evèque Plessis—un des principaux bienfaiteurs de cette église.
La Cathédrale Anglicane.
Erigée en 1804, sur l'emplacement du Couvent et de l'Eglise des Récok lets, incendies en 1796 (1), ce beau temple du culte anglican n'a que peu de tableaux à offrir à l'attention du touriste. Les ornements de la table de la communion sont d'un travail exquis et l’entourage de velours de la chaire, etc., est un don privé du roi George III. Sur les murs de ses galeries, on remarque plusieurs marbres; un surtout, érigé à la mémoire de Son Excellence le Duc de Richmond, alors Gouverneur et mort d'hydrophobie, le 28 août 1819 ; ses restes reposent entre la chaire et l'autel ; une plaque en cuivre sur le plancher indique l'endroit. Hauteur de la flèche, de l'église, 152 pieds. En dedans de la balustrade de la communion, se trouvent deux beaux monuments en marbre blanc, le premier au Révérend Jacob Mountain, D. D., premi-r évêque anglican de Québec, par Nicoll ; l’autre, à son successeur, l'Evêque Stewart. L'’eglise a près de 135 pieds en longueur sur une largeur de 73 pieds. A l'est, il y a un chassis en trois compartiments, de verre-colorié, représentant trois sujets sacrés: au centre, l'Ascension ; sur les côtés, la Transfiguralion et le Bapléme de Jésus-Chrisl, par un célèbre artiste de Londres ; c’est-un souvenir (Memorial Window) érigé à la mémoire de l’Evêque Mountain, par les membres de l'Eglise anglicane.
Il nous est agréable de constater même chez les particuliers des tableaux de prix ; l'on cite la collection de M. John Young, de Québec, laquelle, sans égaler la splendide galerie de M. Beniah Gibb, de Montréal, a du mérite.
Un Christ, possédé par l’hon. Jos. Cauchon.
M. W. D: Young, possède une copie par Falardeau du « PRINTEMPS » d'après Corrège ; «La FiLce Du TiTiEN» et « GALILÉE,» copies d'après Substermann.
L'élégant salon de M. G. O. Stuart, contient sept superbes tableaux de notre artiste Canadien M. falardeau, crée Chevalier en 1852, par Charles IIT, Duc de Parme et de Placenza, à cause de la magnifique copie qu'il avait faite du « Saint Jérôme » de Corrège.
Les tableaux du Chevalier Falirdeau en la possession de M. Stuart, sont des copies des célèbrestoiles suivantes: cune Madone de Raphaël,» «Michel- Ange,» d’après un portrait peint par lui-même ; « RAPHAEËL » d'après un
ortrait peint par lui-même : « Deux PaysaGEs Romains,» copie de Paul
erg ; les « Trois AGEs,» copiés d'anrès Lorenzo Lotto ; « LE TRIOMPHE DE LA CHARITÉ, » un original par Falardeau.
Un tableau du marquis de Montcalm, chez les Frères de la Doctrine
(1). Voir note E Appendice.—Extrait du Journal de M. Jas. Tompson
A présenté, croyons-nous, par l'entremise de feu M. G. B. Fari. ault,
M. l'abbé H. R. Casgrain, possède également plusieurs belles toiles dont nous ne signalerons que les suivantes :
1. Le Christ de Van Dyck, (1599-1641) copié d’après l'original à Anvers
par M. EuGÈèxe Hamez.
«Je ne connais guère de peintres qui aient fait des Christ plus admirables. Un jour, en visitant le cabinet d'un avocat célèbre, (Me Chaix d'Est-Ange,) je me suis trouvé en présence d’une de ces pathétiques ï imases, et j'en ai ressenti une émotion extraordinaire, tout-à-fait imprévue, 4 Rien de plus touchant à voir que cette victime ainsi abandonnée sur le Golgotha, au sein des ténèbres, quand les disciples se sont enfuis, et que { Marie elle-même a été entrainée loin de ce lieu maudit. (Charles Blanc, 4 Histoire des Peintres.) » ,
2. La Zingarella ou la Vierge au Lapin, du Corrège, copiée à Naples, 4
(1434-1534), par Rossano, peintre italien. À:
« Cette toil: est un chef-d'œuvre de délicatesse, de grâce et de fine exécution. » (Viardot. Musée d'Italie.)
3. Le Mariage Mystique de sainte Catherine, du Corrège, copié à Naples
par Rossano.
« Ce tableau, tant célébré, a été tant de fois imité, copié, gravé, que son éloge est inutile. C’est un petit bijou inestimable, du sentiment le plus exquis, du faire le plus prodigieux. Quoique acheté depuis longtemps déjà par les rois de Naples, il a couté vingt mille ducats. » DES
4. La Baie de Custellamare, de Salvator Rosa, (1615-1673), copiée à 4
Florence par M'ALARDEAU. 4
5. Marguerile de Faust, du célèbre KauLsacn, copiée à Munich, par d. |
Bë£RTRAND, jeune peintre français, plein de talent et d'espérance, mort à en 1870. À
Voici ie passage de Faust qui a inspiré cette toile exquise, où se réflète 0 toute la poësie de Goëthe : 3
« Te souviens-tu de ce temps, Marguerite, lorsque, pleine d’innocenre, tu ‘4 monlais à l’autel, en murmurant des prières dans ce petit livre usé, le cœur % occupé moitié des jeux de l'enfance, moitié de l'amour de Dieu.
6. Paiolaia, ou la Petite Cuisinière, de Netscher, (1636-1684), copiée à
Florence par FALARDEAU.
« Ecole hollandaise. L’exécution de Netscher est finie et précieuse; son pinceau est extrêmement moëlleux et passé. Les scènes d’intérieur étaient ses sujets de prédilection.» (Charles Blanc.)