ENVOI CONTRE MANDAT SUR LA POSTE
19, RUE 11AUTEFEUILLE, A l'AlUS.
suggèrent des soins inutiles ou nuisibles aux malades. Nous avons cherché à donner les conseils les plus salutaires ; et nous avons traité avec détails tout ce qui a rapport à ce qu’on appelle la petite chirurgie, c’est-àdire, au pansement des vésicatoires, des cautères, des plaies, aux applications des bandages, des sangsues, etc. Cette troisième partie est faite pour les soins à donner en attendant le chirurgien.
Mais tout cela ne suffit pas encore. Les soins les plus éclairés, les plus dévoués doivent être prodigués aux malades. Il leur faut non-seulement les soins du corps, mais encore ceux du cœur et ceux de l’âme. Nous avons, dans la quatrième partie, donné les préceptes généraiu sur l’art de soigner les malades et les convalescents , c’est-à-dire sur l’hygiène qu’ils réclament, sur les soins extérieurs qu’ils exigent, sur leur régime pendant la maladie et pendant la convalescence.
A côté des soins matériel. 0 - se placent les soins moraux et religieux. Les malades ont besoin d’affection, de sympathie, de ces mille petits soins qui soulagent le cœur, soutiennent le moral et qui sont le plus puissant auxiliaire de la médecine proprement dite. La confiance en un médecin éclairé, le dévouement intelligent de l’entourage, entrent pour une bonne part dans la guérison d’une maladie et il n’est pas de détail, si petit qu’il soit, qui n’ait une grande importance.
Pendant notre pratique à la campagne nous avons entendu quelques prêtres nous manifester le regret de ne pas posséder un petit manuel qui leur indiquât les pronostics graves. Un tel ouvrage n’a pas sa raison d’être,